ÉROSION FLUVIALE — LES. TORRENTS
TRS : = É = « ARS Dépa [ORRENT roulant des BLOCS de dimensions inésales Caractéristique d'un CONE D'ÉBOULIS (chaîne des Pyrénées) Départ d'un TORRENT ulant des BLOCS de dimensions
détache parfois en masses énormes, roule dans les vallées en formant des avalanches qui détruisent les habitations, arra chent les arbres et, à l'aide des matériaux qu'elles roulent ainsi, altèrent, elles aussi, le relief naturel de la région sur laquelle elles s'écroulent.
Puis l’eau agit encore par la voie souterraine : elle dissout. en s'infiltrant sous les terres, des quantités de substances solides qu'elle enlève ainsi à l'écorce pour les apporter à la mer, pendant que les terrains, minés par ces infiltrations, se détachent parfois en masses considérables du flanc des montagnes pour rouler dans les vallées, où ils forment des éboulements gigantesques.
Et là où il n'y a pas d’eau, dans les déserts par exemple, il y a le vent, le vent qui, chassant devant lui les grains si durs des sables granitiques, s’en sert comme d'autant de-burins pour déchiqueter les roches qui saillent au-dessus du sol: c’est l’erosion éolienne.
Quant à l'Océan, au profit duquel semblent travailler tous les cours d'eau qui arrosent la Terre, il ajoute, lui aussi, ses efforts destructeurs à ceux de ses affluents. Sous la forme des
L'arrivée du TORRENT au PIED de la montagne : les dimensions des blocs se sont EGALISEÉES
Lit asséché d'un TORRENT e torrent dans la PLAINE et le derôt des ALLU VIONS Aspect caractéristique du travail d'ÉROSION (cours inférieur de la DURANCE)
Ph L, Rudaux l Travail de l'ÉROSION pluviale sur les roches CALCAIRES Travail de l'ÉROSION sur des blocs GRANITIQL (région des Pyrénées), (rochers de Trébeurden, Bretagne)
LAS DE SPRIUCRTOIN
Phot. L. Rudaux,
Un GLACIER et la naissance d'un TORRENT {le Buarbræ, en Norvege),
vagues et des marées, il livre de rudes assauts aux rivages des continents qu'il baigne, et les côtes déchiquetées de Bretagne, les falaises de Normandie sont des témoins indiscutables de l'efficacité de ses coups.
Tous ces efforts réunis ont un résultat que l'on peut traduire
Phot. L. R:daux.
Les GLACIERS TRANSPORTENT les MATERIAUX qu'ils ont rabotés. , en nombres les géologues ont calculé que la somme de maticres solides enlevées chaque année à la Terre ferme était d'environ 10,5 kilomètres cubes, ce qui représente la dix-millionième partie du volume des terres émergées, qui est égal à
Phot, L. Rudaux,
Ouverture d'un ABIME (perte des eaux dans le sol) [région des Basses-Pyrénées],
DU
DERRESTRE
RELTER
Phot. L. Rudaux Une AVALANCHE.
100 millions de mètres cubes. Il en résulte que l'altitude moyenne des continents, qui est de 700 mètres, doit perdre, chaque année, un dixième de millimètre ; et l’on voit qu'il suffirait, à ce compte-là, de sept millions d'années pour «araser » complétement les continents en transportant à la mer la totalité des matériaux dontilssontformés. FA Œ Il faudrait méme AT 42 moins de temps encore, car à mesure que les matériaux enlevés aux continents se déposeraient au fond des mers, ils feraient monter le niveau de celles-ci.
Évidemment, les continents se défendent; évidemment, par endroits, par suite méme du jeu des fleuves, se forment des dépôts qui constituent des «emprises » sur la mer : tels sont les deltas de certains fleuves : le Rhône, le Nil, le Mississipi; évidemment, au sein des grands océans tropicaux, de microscopiques travailleurs, les polypiers, édifient, sous forme d’iles de coraux, des parties nouvelles de terre ferme. Mais, malgré cela, ce sont les forces destructives qui l'emportent et qui finiront par faire disparaitre le relief émergé de la Terre, en dépit de l’appoint qu'apportent à son se-
RAVAGES causés par un TORRENT temporaire (Hautes-Pyrénées).
Phot. L. Rudaux.
Intérieur d'une CAVERNE, montrant des PILIERS dégradés par les EAUX SOUTERRAINES