‹ Le ciel. Illustré sous la direction de Lucien RudauxChapitre 41 sur 390 · LE VOLUME · texte numérisé non relu

LE VOLUME

DES

Inégale répartition des terres et des mers (Hémisphere Atlantique et hémisphère Pacifique.)

kilomètres carrés, soit

dans l'hémisphère océanique : terres, kilometres Carrés, soit 11,3 © ; 226 335 111 SS, 106:

Mais on peut serrer la question d'encore plus pres :

Chaque point de la Terre a ce qu'on appelle son « antipode », c'est-à-dire un point qui lui est diamétralement opposé dans l'autre hémisphère. Or, un vingtième seulement de la surface continentale du globe a comme antipode un élément de terre émergée; les dix-neuf autres vingtièmes ont comme antipodes

mers,

des points situés en plein océan. Il semble donc qu'il y ait un loi générale : celle de l'opposition diamétrale des continents et des mers.

En vertu de cette loi, comme l'a si heureusement fait observer l'illustre géologue français A. de Lapparent, tout point faisant saillie au-dessus de la surlace dix-neuf chances sur vingt d'avoir un « creux » pour antipode, c'est-à-

des mers a dire un point de l'écorce située au-dessous du niveau de la mer.

Cette loi de l'opposition diamétrale, le simple examen d’une mappemonde la confirme.

La partie émergée de la surface terrestre se trouve en grande majorité dans l'hémisphère nord et se divise en trois massifs principaux :

tique avec son prolongement australien, le massif américain, entre lesquels s'étendent, précisément, les trois vastes mers qui sont le Pacifique, l'Atlantique et l'océan Indien.

Et, en ce qui concerne les régions polaires, les récentes expé ditions arctiques et antarctiques ont fourni la preuve de la réalité, dans ces deux régions, de l'opposition diamétrale.

Tandis qu'autour du pôle nord, Nansen, au cours de son immortel périple, a démontré l'existence d'une vaste mer, avec des profondeurs de plus de 3000 mètres, autour du pôle sud, au contraire, Gerlache, Sackleton, Charcot, Scott, constataient

le continent européen-africain, le continent asia-

la présence d'un vaste continent, « l'Antarctide », avec des hau

teurs considérables et une

RES MEN DESEMRE

420 fois celu

du

la colline du Mont-Valérien, près de Paris; à la grande pyramide d Egypte, ou à 2333 Opéra de Paris. Le volume du « bourrelet sente, comme nous l'avons déjà dit, la 1

fois celui équatorial o1 partie de total de 1083260 millions de kilomètres cubes

repr«

ce volumi

[Il est intéressant de connaître le volume total des eaux q renferment les océans ainsi que le volume des terres « émer-

gées », cest-à-dire le volume de toutes les terres qui s’élèver

au-dessus du niveau moven des mers.

Nous en donnant les chiffres relatifs aux superficies respectives des terres et des mers, une très

avons constate,

grand

inégalité dans leur répartition davantage encore quand nous considérerons, non plus les sui

glob:

: cette inégalité va s’accentuer faces, mais les volumes de ces parties constitutives du rerrestre:

Le volume total des terres émergées au-dessus du niveau des ronds, de 100 kilomètres cubes, tandis que le volume total de l’eau contenue d

lans tous

mers est, en chifires millions de

les océans et toutes les mers du globe est de 1 300 millions «

kilomètres cubes, c'est-à-dire treize fois plus considérable.

s précis

Cette constatation est basée sur des mesur« s d’éten dues et de profondeurs des océans d'une part, d

d'altitudes des continents d'autre part, mesures déduites des

documents uniques renfermés dans l'admirable carte des Océans en 24 feuilles publiée par le prince de Monaco: ell réduit à néant cette vieille et inexacte conception des anciens

géographes, d'après laquelle on pourrait combler les creux les cavités océaniques avec les matériaux provenant de l’aras ment complet des terres émergcées.

Rien n'est plus faux que cette idée qui consistait à croire, en somme, que l’on pouvait faire, sur le globe terrestre, pour employer le langage des entrepreneurs de terrassements, la

balance du déblai et remblai ». On peut d'ailleurs s'en rendr« compte en employant une autre image.

Supposons que l'on ait, par un déblai colossal, arasé toutes les terres émergées et que l’on ait réuni tous les matériaux résultant de cet arasement pour en former une sorte de galette. d'épaisseur uniforme, avant les mêmes contours que ceux des terres émergées, l'épaisseur de ce gâteau serait de 700 mètres. et ce gâteau aurait comme base une surface de 145 millions di kilomètres carrés.

Si l’on faisait la même opération pour le lit des mers, en cherchant à en unifier la profondeur tout en lui conservant les mèmes contours, on aurait un bassin dont la profondeur uni forme serait de 3500 mètres, avec une base dont la superficic serait de 365 millions de kilomètres carrés, ces chitires di 100 mètres et de 3 500 mètres représentant ainsi, respectivement, l'altitude moyenne des continents et la profondeur moyenni des mers. Et l’on voit de suite, en multipliant les surfaces par les altitudes respectives, que volumes : le

loin eaux

nous sommes d'atteindre

plus dé

treize fois celui des terres

l'égalité des volume des est

étendue plus grande que celle de l'Europe entière.

Donc, bassin océanique profond autour du pôle nord, continental élevé autour du pôle sud :

la loi de l'opposition diamétrale se vérifie d'une façon remarquable pour les régions polaires.

massif

ainsi

3b.Levolumedesterres et des mers. — Il reste à indiquer quelques relatives VO-

nous mesures au lume de la Terre.

Le volume total de l'ellipsoide terrestre est de 1083260 millions de kilo mètres cubes.

Nous aurons, d'ailleurs, une idée de ce qu'estun ki lomètre cube en sant qu'un kilomètre cube représente un volume qui équivaut à 60 fois celui de Le

nous di

volume d'un kilomètre cube

compart

50. La masse de la Terre. Il est intéres Sant, necessaire meme dans une étude général du Ciel et des corps qui

s'y meuvent, de connaitre

non seulement leurs d

mensions, mais encor leurs

Nous dimensions de la donc

cher à

masses respectives

connaissons les |

l'erre : i

est naturel de chei déterminer $s masse,

Nous disons la « massi et non le l'erre, souvent, et

poids de la ainsi qu'on bien à tort dans des ouvrages de vi œarisation élémentait

l'erre ne

La peut avo de poids au vrai sens du mot, puisque c'est elle qui, par l'attraction q

a celui de la grande pyramide d'Egypte exerce sur li "Pp

32 MESURE. DE L'ARC- DE MERTDIEN cés à sa surface, est la cause de la pesanteur et, par conséquent, au sud de la montagne, et à la hauteur du centre de gravité

di poids » de ces corps. Elle ne peut s'attirer elle-même. Il nc peut donc être question que de sa « masse ».

Comment peut-on donc mesurer la masse de la Terre ?

Il suffit, pour cela, de faire une expérience qui réaliseun cas de l'attraction universelle.

A cet effet, on prend deux corps, l'un de très forte masse et immobile, l'autre de masse beaucoup plus petite et,aucontraire, aussi mobile que possible. On tache d'avoir des méthodes d'observation et de mesure assez délicates pour pouvoir observer les moindres déplacements que subit le petit corps sous l'action attractive du plus gros, et on cherche à annuler ce déplacement par l'action d'une très petite force antagoniste dont on puisse mesurer l'intensité à chaque instant. L'importance de cette force fera connaître celle de l'attraction du plus gros corps sur le plus petit.

D'autre part, on connaît l'attraction que la Terre exerce sur le petit corps : c'est son poids, déterminé par la balance.

La comparaison de ce poids avec l'attraction mesurée permet de calculer le rapport entre Ja A masse de la Terre et celle du gros corps attirant.

F1G. 46. — Différence de la latitude entre deux stations À et A’.

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