‹ Le ciel. Illustré sous la direction de Lucien RudauxChapitre 88 sur 390 · INT · texte numérisé non relu

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puisque la Lune a eu, de plus, à faire le chemin de L en L:.

SS. Mouvement propre de la Lune : inclinaison et forme de son orbite. — Révolution sidérale. — Révolution synodique. — La Lune se déplace parmi les étoiles; on peut déterminer son mouvement en mesurant chaque jour de l’année son ascension droite et sa déclinaison, et en portant sur une sphère les nambres ainsi trouvés.

On constate alors que la courbe ainsi obtenue est une circonférence de grand cercle, inclinée sur l’écliptique. On conclut donc de là que la Lune semble décrire d'occident en orient une courbe qui se projette, sur la voute céleste, suivant une circonférence de cercle.

On trouve ainsi que le plan de l'orbite lunaire est incliné sur celui de l'écliptique d'un angle de 5 degrés 8 minutes et 48 secondes.

Le plan de l'orbite lunaire coupe donc celui de l'orbite terrestre suivant une ligne droite } À que l'on appelle la ligne des nœuds ; } est le nœud ascendant et X est le nœud descendant (fig. 82).

Mais la ligne des nœuds ne conserve pas, dans l’espace, une direction fixe; comme pour la précession des équinoxes, il y a rétrogradation des nœuds. Seulement, au lieu de se faire en 26000 ans, cette rétrogradation se fait en 18 ans 1/2 environ. Nousavons vu l'influence

que ce mou- Ar. TS vementexerce 277 D - =.

sur ceux de la

Jlerre.

Le diamètre apparentdela Lune est l’an le sous lequel on la voit de la Terre.

La valeur moyenne de ce diamètre est 31 minutes 26 secondesd’an gle, à peu près la même que celle du disque solaire ; mais, ce n’est qu'une valeur moyenne, et la valeur vraie de ce diamètre apparent oscille entre 29! 22 et 33! 31". I] est donc sensiblement égal à celui du Soleil, et cela à cause de la grande proximité de notre satellite dont la distance à la Terre n’est que soixante fois le rayon de celle-ci.

PS

FIG. 81. — Révolution SIDÉRALE et révolution SYNODIQUE

La variation de l'angle sous lequel nous apercevons la Lune nous démontre donc avec certitude que la distance de la Terre à son satellite varie; cela concorde avec la première loi de Képler qui impose à la Lune, gravitant autour de la Terre, de décrire un orbite elliptique dont celle-ci , fl occupe un foyer; l'or- j bite lunaireétant ainsi elliptique, la distance de la Lune à la Terre doit varier et varie effectivement chaque jour.

: ” / + On considère, dans —— he = TE

le mouvement de la ( À

Lune, deux durées D

distinctes : la révolu- FIG, 82 Ligne des NŒUDS lion sidéra le et la révolution synodique. On appelle révolution sidérale d'un astre le temps qui s'écoule entre deux passages successits de cet astre au méme point du ciel; par exemple, entre deux retours devant la même étoile, Pour la Lune, cette durée est de vingt-sept jours solaires moyens et un tiers,

Pour définir la révolution synodique, il faut rappeler ce

qu'on appelle conjonction et opposition ces circonstances se

PROPERE DE TLATSTUNE 19

VARIATION du diametre apparent de la Lune d'apré 1 distance produisent quand un astre, le Soleil et la Terre sont en lig droite; il y a conjonction si l'astre est du même côté q Soleil par rapport à la Terre ; il y a opposition si la Terre est

entre les deux.

Ceci pose, on appelle révolution synodique de la I une, le temps qui s'écoule entre deux conjonctions consécutives de notre satellite. La révolution synodique de la Lune, appelée aussi mois lunaire ou lunaison, dure, en moyenne, vingt-neuf jours solaires moyens et cinquante trois centièmes. Elle est un peu plus longue que sa révolution sidérale, parce que le Soleil, tournant dans le mème sens que la Lune, celle-ci doit faire un peu plus que le tour du ciel pour atteindre une seconde fois le Soleil apres une conjonction. L'explication est d'ailleurs la même que celle que nous avons donnée (/ig. 81) pour rendre compte de l'allongement des phases de la Lune.

Nous avons vu que le Soleil ne retardait, chaque Jour, que de 1 degré sur les étoiles. Supposons le Soleil, la Lune et une étoile en conjonction. Quand la Lune aura de nouveau rejoint l'étoile, au bout de vingt-sept jours sept heures (révolution sidérale L le Soleil se sera avancé de vingt-sept fois 1 degré, soit de 27 degrés. Comme la Lune ne s'écarte du mouvement des étoiles que de 13 degrés par jour, il lui faudra encore deux jours 2 fois 13 font 26) pour se retrouver dans cette position, et, pendant ces deux jours, le Soleilaura avancé encore de 2 degrés. Le calcul exact donne vingt-neuf jours 53, chiffre que nous avons annoncé plus haut.

[l résulte de tout cela que lorbite réelle de la Lune, en tenant compte du mouvement de la Terre autour du Soleil, est une courbe sinueuse dont la figure S4 et la figure S5 donnent une idée ; la courbe du haut de la figure 84 est faite pour expli quer les mouvements sinueux de la Lune sur son orbite; la courbe du bas montre l'importance réelle des sinuosités par rapport à la courbure de l'orbite terrestre figurée en pointillé. Quant à la figure 85, elle donne, avec des amplitudes exagérées, la position des nouvelles lunes pour toute la durée d'une

annee.

Mouvement RÉEL de la Lune par rapport aux etoiles,

pendant 24 heures

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