‹ Le ciel. Illustré sous la direction de Lucien RudauxChapitre 95 sur 390 · LIBRATIONS · texte numérisé non relu

LIBRATIONS

La LUMIERE CENDREÉE

L'explication de cette apparence est simple; la Lune est, à ce moment, voisine de la position de conjonction ; pour un observateur situé à la surface de la Lune, il y aurait « pleine terre », c'est-à-dire que le disque de la Terre apparaitrait complètement éclaire par le Soleil, comme nous apparait celui de la Lune au moment de la pleine lune.

C'est la lumière ainsi réfléchie par la Terre qui éclaire la portion du globe lunaire soustraite à lillumination solaire directe ;: etelle l'éclaire d'autant plus fortement que ses dimensions sont plus grandes et que, la partie directement éclairée de la Lune, étant plus réduite, Phot. L. Rudaux.

fait moins disparaitre, par

La lumière cendrée peut être visible le contraste de son éclat, jusqu'au PREMIER QUARTIER. la visibilité de la partie

éclairée par la lumière réfléchie de la surface terrestre.

93. Constitution physique de la Lune. Les montagnes et les cratères. — Quand on observe la Lune avec une lunette ou un télescope d'un grossissement un peu fort, on est frappé du merveilleux spectacle qui s'offre aux yeux. l'astre est hérissée de saillies et coupée de creux, et on y aperçoit principalement un grand nombre de petites taches de forme annulaire.

La surface de

Quand on fait cette observation au moment de la pleine lune, cest-à-dire quand le disque lunaire, complètement éclairé par le Soleil. recol

circulaires sont. en général, assez mal définis.

de face », les contours de ces taches

L ses rayons

Mais si l’on répète cette observation à l’un des quartiers de la Lune, le premier ou le dernier, les rayons du Soleil tombent alors obliquement sur l’astre, et les parties en relief de sa surface sont vivement éclairées sur une de leurs faces, tandis que l’autre reste dans l'ombre; de plus les saillies projettent sur les parties planes qui qui en font ressortir le relief.

les avoisinent de grandes ombres portées

En général, ces taches sont formées par des cavités à fond plat, dont les bords sont constitués par une sorte de rempart circulaire, avec, au centre, une extumescence conique : on ne

peut sempècher de les comparer à des cratères de volcans dont

CES

MIOINSTAIGNESMDIE ME ANT

Le PREMIER QUARTIER

Le DERNIER QUARTIER

Planches extraites de la CARTE PHOTOGRAPHIQUE ET SYSTÉMATIQUE DE LA LUNE, par M. C. LE MORVAN, astronome à l'Observatoire de Paris

le cone central constituerait la cheminée. Ce sont les «cirques ».

Les « montagnes » de la Lune ont des hauteurs considérables : quelques-unes atteignent 7 000 et jusqu'à 8 000 mètres. On en mesure la hauteur en déterminant, à cromètre à fil mobile, placé dans loculaire d’une puissante

l'aide d'un mi-

lunette, la longueur de l'ombre qu'elles projettent à leur pied

Quant au diamètre des « cirques », il atteint et dépasse parfois 200 kilomètres.

Etant données les petites dimensions du globe lunaire, les hauteurs des mon tagnes de la Lune sont, proportionnellement, beaucoup plus grandes que celles des plus hautes montagnes de la Terre.

Indépendamment cratères, il y a,

des cirques et des sur la surface de la Lune, de véritables chaines de montagnes; et on y voit de grands espaces plats, de teinte uniforme, auxquels les astronomes ont donné le nom de mers.

Mais ces mers lunaires n'ont de sem — blable aux océans de la Terre que leu —— nom : leur fond est plat et uni, tandis que le fond des mers terrestres, comme montagnes

le montre si nettement l'admirable carte es grandes

bathymétrique des océans publiée par le prince de Monaco, est accidenté, semé de vallées et gonflé de collines, tout comme le reste de l'écorce solide de notre globe

Les astronomes ont donné des noms à ces diflérentes «mers lunaires ». L'une des plus grandes, comme étendue, est la mer

des pluies, qui forme une immense plaine, dont le diamètre

et 2

POLE SUD de la LUNE, vues

directement au télescope avec un fort grossissemt

Page 1