S PROFIL REEL DES MONTAGNES LUNATRES
ente à l'esprit au premier abord, s’atténue in examen plus approfondi.
En effet, on trouve des cirques lunaires atenant près de 100 kilometres de diamètre :
icun volcan terrestre n'atteint ces dimenns. et les plus larges des cratères en activité irent à peine 2 kilomètres.
De même, les cirques lunaïires sont beaucoup : leur profondeur va de 3000 à 6 000 mètres ; de plus le volume de la cavité centrale est toujours supérieur à t qui l'environne son rempart circulaire, et ceci est à l'inverse des vol-
plus profonds que les cratères
de
celui du bourrel
cans terrestres dans lesquels le cratère n'évide
qu une faible portion de la montagne au tra-
vers de laquelle il est percé.
En outre, le fond du cirque est plat et porte souvent, en son milieu, un ou plusiet isolés. Ainsi l’on peut dire, avec le professeur Puiseux, que, d'une façon générale, le volcan lunaire est en creux, tandis que le volcan terrestre est en relie [-
irs cones
94. Explications proposées pour expliquer la formation des cirques lunaires. — Le
nom uses théories ont été édifiées pour expliquer la gen 1es qui recouvrent la sur
On a invoqué tout d’abord les tr:
e et la forme des cirq
face du globe lunaire.
ces de cyclones formidables qui auraient agité l’atmo-
sphère lunaire à 1
'ü elle existait encore è e et sur
lont ils étaient les vio-
et qui auraient ac
leurs b
ras aes sc
On a invoque aussi,
se basant sur des ex-
périences de laboratoire faites sur des liquides
réel d : eee päteux, l'ébullition de la masse fondue, autre- Tr s: en bas r CO do fois constituée par la Lune avant la soli s 1 000 S È s s crandes s = d À S s autres ( S S S S aes pl S | > 1 s ( Ste rd 1 s À SEP ivec ses SAC S it S € 1 > D H , > au s T'h se s 4 s, les Alpes { > 1 a ones I S S SS © o \ La ss Lo À. S s s & Nous avons € DR à à > Fe La érande c e des À NNINS le celle des ALPES (en bas) et la MER DES PLUIES Tes S mais S S (Cliché de bservatoire du Mont Wilson.)
tion définitive de sa surface extérieure : les cirques seraient la trace restante, les énormes « bulles » qui seraient alors venues crever à la surface du bain.
On a invoqué enfin le choc de gros projectiles météoriques venant heurter la surface du globe lunaire et y laissant leur empreinte : de jolies expériences de laboratoire rendaient cette théorie assez séduisante. Mais la difficulté d’admettre que la Lune ait reçu, de préférence, une pluie de bolides dont quelques-uns devaient avoir 100 kilometres de diamètre, conduit à la rejeter.
En réalité, il faut, croyons-nous, faire intervenir, pour expliquer la formation des cirques lunaires, les forces internes accumulées au centre de la Lune comme elles le sont au centre de la Terre.
La Lune, de moitié moins dense que la Terre, doit être formée de matériaux par conséquent plus légers. D'autre part, la pesanteur, à la surface de la Lune, est six fois plus faible qu'à la surface de la Terre : l'effort qu'auront eu à exercer les forces internes pour soulever l'écorce lunaire est donc beaucoup moins grand que l'effort correspondant que les mêmes forces auraient eu à exercer sur la Terre.
Il y a donc eu des chances assez considérables pour que la force d'expansion interne l'emportat sur la pesanteur et arrivàt à soulever l'écorce lunaire en intumescences, en ampoules. Ces ampoules prendront, d'ailleurs, la forme sphérique, puisque la sphère est de toutes les figures géométriques celle qui comprend le volume maximum pour une superficie donnée. Ces calottes sphériques couperont la surface de la Lune, sphérique elle-même, suivant des circonférences de cercle, et ainsi s'explique facilement la forme circulaire du rebord extérieur des cirques.
Une fois ces cirques formés, comme les forces centrales éruptives continuent à s'exercer, une issue se fait dans le point le plus faible de l'écorce, c'est-à-dire au centre du cirque, pour donner passage aux matières de l'éruption, et ainsi se comprend la naissance des cônes centraur que l'on observe à l'intérieur des cirques. Puis la contraction due au refroidissement arrive: la pression intérieure diminue et, sous l'action de la pesanteur, la partie intérieure s’affaisse et abaisse le niveau du
F1G. 90. — Coupe, à l'échelle exacte, du cirque lunaire Théophile.
Une explication de la GENESE des cirques lunaires,