‹ Le ciel; notions élémentaires d'astronomie physiqueChapitre 142 sur 214 · LU M · texte numérisé non relu

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orbites des comètes périodiques est celle de Faye (0.555); la comète d'Ericke a pour excentricité 0.847. Donc, quatre des orbites précédentes, celles de y Vierge, a Centaure, a Couronne et to Lion, sont tout à fait comparables sous ce rapport aux orbites cométaires.

Mais quelles sont les dimensions réelles de ces orbites? C'est à quoi il n'est possible de répondre aujourd'hui, d'une façon un peu précise, que pour a Centain^e, 70 Opliiucus, seules étoiles dont la parallaxe soit mesurée parmi les précédentes, ou encore pour la 61° Cygne, si l'on admet la période de 452 ans. Pour a Centaure, la distance moyenne des composantes est un peu plus de 13 fois la distance du Soleil à la Terre ; elle est comprise entre les rayons des orbites d'Uranus et de Saturne. Mais, à leur aphélie, les deux soleils s'éloignent jusqu'à la distance 22.6, et à leur périhélie, ils ne sont plus éloignés que de 3.7 rayons ; la première distance est 6 fois aussi grande que l'autre, et l'on se rend compte, de cette façon, de l'énorme excentricité de l'orbite.

Les deux étoiles de la 61° du Cygne ont une moyenne distance de 41 rayons de l'orbite de la Terre; c'est plus d'une fois et un tiers la distance de Neptune au Soleil, ou 6 milliards 150 millions de kilomètres.

Enfin, les composantes de l'étoile 70 d'Ophiucus sont à peu de chose près à la distance de Neptune au Soleil, si la parallaxe 0".162 calculée par M. Krûger est exacte \ Cette distance oscille d'ailleurs entre 43.335 à l'aphélie, et 16.665 au périhélie, ou bien entre 6 milliards 400 millions et 2 milliards 470 millions de kilomètres.

1. « Plusieurs circonstances réunies, dit M. Yvon Villarceau, font de l'étoile p Opliiucus la plus intéressante peut-être des étoiles doubles de notre ciel Loréal. La durée de sa révolution, actuellement bien connue, n'excède pas d'un dixième celle d'Uranus. Les grandes dimensions de l'orbite apparente, l'éclat des deux composantes et la rapidité du mouvement propre portent à considérer ce système comme étant probablement l'un des plus voisins de notre système solaire ... i^ (Comptes rendus, 1851.)

Pour les autres systèmes, dont la parallaxe est inconnue, les dimensions réelles des orbites sont pareillement ignorées, à moins qu'on ne prenne hypothétiquement pour distances les moyennes qui correspondent à leurs grandeurs respectives. Nous avons fait ce calcul pour les systèmes du tableau précédent ; les moyennes distances ainsi obtenues sont :

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