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AMAS STELLAIRES

1. Amas d'Hercule (M. 13), vu dans le grand télescope de Parsonstown, d'après un dessin de M. B. Stoney. — 2. Amas de la Licorne (390 H.). — 3. Portion de la Voie Lactée voisine de la queue du Scorpion, d'après J. Herschel.

laires où nous venons de voir, par milliers, fourmiller les soleils. Quel spectacle le système offrira-t-il à notre vue? Tout fait croire que ce spectacle ne sera pas moins éblouissant, ne sera pas moins grandiose que celui du ciel étoile, tel qu'il apparaît de la Terre. Toutes ces étoiles si resserrées paraîtront dispersées dans les profondeurs de l'éther, comme celles que nous voyons à l'œil nu. Et, en effet, elles sont probablement aussi éloignées les unes des autres, que notre soleil l'est des étoiles des sept ou huit premières grandeurs. En calculant la distance des étoiles de la 20" grandeur, d'après la loi formulée par M. Struve, on trouve qu'elle n'est pas inférieure à 900 fois celle des étoiles de premier ordre, dès lors à 900 millions de fois le rayon de l'orbite terrestre. D'un amas stellaire aussi éloigné, la lumière met 14000 ans à venir jusqu'à la Terre, et c'est aussi par millions de rayons de notre orbite que se mesurent les dimensions diamétrales d'un pareil système, que nous voyons sous des dimensions angulaires de quelques minutes. En un mot, quand nous contemplons les milliers d'étoiles éparses autour de nous dans le firmament, nous pouvons nous croire au centre d'un système semblable à l'un des amas stellaires que nous venons de décrire; et c'est en effet l'opinion généralement adoptée par les astronomes qui ont étudié la structure de l'Univers visible. S'il en est ainsi, les collisions ne sont pas plus à craindre entre les individus d'un amas globulaire qu'entre les étoiles que nous voyons à l'œil nu, et qui sont séparées les unes des autres par de si énormes distances. Les forces attractives dont elles sont le siège s'exercent pour produire des mouvements continuels dans toutes les étoiles, des mouvements sans doute très-rapides, mais qui cependant sont pour nous des mouvements séculaires.

Quant aux amas de forme irrégulière, formés d'un plus petit nombre d'étoiles éparses, qui empêche de les considérer, ainsi que le faisait W. Herschel , comme des groupes dont l'état de condensation est moins avancé que celui des amas

sphériques, mais pouvant le devenir à la longue, si rattraction de quelques masses cenirales plus considérables, ou d'un groupe d'individus plus serrés, finit par devenir prépondérante ?

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