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LIÈVR.E
Fig. 346. Le ciel de l'horizon de Paris. Zone équatoriale : Orion, le Taureau, le Grand-Chien.
Vers l'Ouest, et en ce moment à peu près à la même hauteur que Betelgeuse, brille Procyon, de l'autre côté de la Voie Lactée. C'est une étoile de première grandeur, la plus brillante de la constellation du Petit-Chien. Il importe de remarquer que Betelgeuse, Sii'ius et Procyon forment un triangle dont les trois côtés sont presque de même longueur apparente (fig. 346). Cette circonstance permet encore de retrouver aisément ces étoiles.
Au-dessus de Procyon et en remontant vers le zénith. Castor et Pollux, qui brillent à cinq degrés seulement de distance apparente, nous indiquent les Gémeaux, constellation renfermant outre ces deux étoiles, " l'une de première et l'autre de seconde grandeur, 51 étoiles visibles à l'œil nu (H. 106). Vers l'Occident et à côté des Pléiades, vous voyez la constellation du Bélier, et un peu au-dessous, celles de la Baleine et de
I'Éridan, qui ne renferment pas, clans la portion du ciel visible sur l'horizon de Paris, d'étoiles de première grandeur.
Mais à mesure que nous énumérons et contemplons cette partie si brillante du ciel, les étoiles défilent entraînées par le mouvement diurne; les unes se couchent et disparaissent à l'Occident, tandis que les autres s'élèvent à l'Orient, nous permettant ainsi d'apercevoir des constellations nouvelles. Avant de les passer en revue, dfsons que l'horizon du Sud représenté par la planche XXXV offre le même aspect aux époques et aux heures suivantes :
A minuit le 20 décembre.
A 6 heures du soir le 22 mars.
A midi le 20 juin.
A 6 heures du matin.. . le 22 septembre.
Du 20 décembre, date du solstice d'hiver, au 22 mars, c'est-à-dire à l'équinoxe du printemps, la Terre se déplace peu à peu dans son orbite, de sorte que la partie du ciel opposée au Soleil change progressivement. Par ce mouvement, nous verrions successivement pendant ces trois mois de la saison d'hiver, et aux mêmes heures de la nuit, des constellations de plus en plus orientales.
Il résulte de ce mouvement progressif apparent, dû au mouvement réel de translation de la Terre autour du Soleil, que le 22 mars, à minuit, le tableau de la voûte étoilée du côté du Sud aura presque complètement changé : au lieu d'Orion, qui vient alors de se coucher, c'es le Lion qui en occupe le centre. Le ciel offre alors, au sud de l'horizon de Paris, l'aspect de la planche XXXVI. La Voie Lactée s'est inclinée à l'Occident et rase l'horizon en remontant du côté du Nord.
Les principales étoiles du Lion forment une espèce de trapèze surmonté du côté du couchant par un demi-cercle en forme de faucille. C'est à l'extrémité inférieure du manche de l'instrument que brille Régulus, étoile de première grandeur, qu'on nomme aussi le Cœur du Lion. Denebola est l'étoile située à l'autre extrémité du trapèze. Sur 75 étoiles visibles à l'œil nu (H. 161) dans cette constellation sans compter Régulus, il y en a 2 de seconde grandeur, 5 de troisième et 8 de quatrième.
Trois étoiles de premier ordre brillent encore en ce moment avec Régulus dans la zone céleste qui est sous nos yeux. C'est vers le Sud- Ouest, Procyon, qui n'est pas encore couché ; puis, à la même hauteur que cette étoile, et plus à l'est que le Lion, l'Épi de la Vierge, qui ne tardera pas à passer au méridien ; enfin Arcturus, la plus brillante de la constellation du Bouvier, qu'on peut reconnaître en prolongeant jusqu'à leur point d'intersection les deux bases les plus grandes du trapèze de la Grande-Ourse. L'Épi, Arcturus et Denebola du Lion forment
aussi les sommets d'un triangle dont les côtés sont presque égaux, et dont la base, à peu près parallèle à l'horizon à cette heure, est la ligne qui joint les deux dernières étoiles (iig. 347). La Vierge et le Bouvier sont, avec le Lion, les plus importantes constellations actuellement en vue. La première contient 100, la seconde 85 étoiles visibles à l'œil nu (d'après Heis, 181 et 140) ; Il étoiles de la Vierge et 18 étoiles du Bouvier dépassent en éclat la k' grandeur.
Entre le Lion et le Bouvier, on remarque un amas de 39 (H. 70) petites étoiles très-rapprochées, et, par cela même, impossibles à distinguer nettement les unes des autres : c'est la Chevelure de Bérénice. A l'est d'Arcturus, 6 étoiles rangées en demi-cercle et dont la plus
Castor • ■ ■ 1