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Fig. 347. Le ciel de l'horizon de Paris. Zone équatoriale : le Lion, la Vierge, l'Hydre.
brillante se nomme la Per/e, forment la Couronne Boréale, au-dessous de laquelle se trouvent la Tè.le du Serpent et Ophiucus. De chaque côté de l'Épi et un peu au-dessous près de l'horizon, on distingue la Balance, le Corbeau et la Coupe. Les deux premières constellations renferment seules quelques étoiles de seconde grandeur. Enfin, sur l'horizon apparaissent, dans les brumes, un petit nombre d'éloiles du Scorpion et du Centaure, constellations que nous retrouvei'ons et décrirons plus au complet dans le ciel de juin ou dans la zone céleste environnant le pôle austral.
Pour terminer l'examen des constellations visibles le 22 mars à minuit, signalons les Chiens de chasse (on dit aussi les Lévriers) au-dessus de la Chevelure de Bérénice, le Petit-Lion au-dessus du Lion, le Cancer ou I'Écrevisse à l'occident de Régulus ; et enfin, tout près de
l'horizon et de la Voie Lactée, I'Hydre où brille le Cœur, étoile variable de second ordre, et la Licorne au-dessus de Procyon. Ces cinq constellations comprennent 363 étoiles d'après Argelander, et 485 d'après Heis. La zone que nous venons de décrire occupe, sur l'horizon et à la latitude de Paris, la même position aux époques et aux heures suivantes :
Le 22 mars à minuit;
Le 20 juin à 5 heures du soir ' ;
Le 22 septembre à midi ;
Le 20 décembre à 6 heures du matin.
Le 20 juin, à minuit, c'est-à-dire à l'époque du solstice d'été, c'est une autre partie do la zone équatoriale qui va défder sous nos yeux.
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348. Le ciel tle l'horizon de Paris. Zone équatoriale : Bouvier, Chevelure de Bérénice, Couronne boréale, Hercule.
Tournons-nous toujours vers le Sud : l'aspect du ciel sera celui que représente la planche XXXVII. La Couronne boréale et le Bouvier, le Serpent, la Balance et la Vierge qui, le 22 mars, occupaient la partie orientale de la voûte étoilée, sont maintenant à l'Occident. Arcturus est situé verticalement au-dessus de l'Épi. La Voie Lactée, divisée en deux grandes branches, s'élève obliquement de l'horizon méridien ou du Sud vers le Nord-Est.
Trois étoiles de première grandeur brillent à des hauteurs inégales
1. Il faut faire ici, pour le 20 juin, une remarque analogue à celle déjà exprimée plus haut pour l'heure de midi. A six heures du soir en été, l'éclat de l'atmosphère rend les étoiles invisibles à l'œil nu.
dans trois constellations différentes. Ce sont, en allant de l'Occident à l'Orient, Antarès ou le Cœur du Scorpion, qui s'élève à peine au-dessus de l'horizon sur le bord de la Voie Lactée. Vient ensuite Wéga de la Lyre qui louche presque au zénith, et enfin, à une hauteur environ moitié moindre, Ataïr, la plus brillante étoile de I'Aigle.
Quelques mots maintenant sur les constellations en vue.
C'est d'abord, à l'ouest de la Couronne boréale, et s'élevant jusqu'au zénith, Hercule, qui sur un nombre total de 155 étoiles visibles à l'œil nu (H. 227) n'en renferme que 2 approchant de la seconde grandeur et 14 entre la troisième et la cinquième. C'est vers un point de cette constellation, nous l'avons vu, que se dirige actuellement notre
Fig. 349. Le ciel de l'horizon de Paris. Zone équatoriale : le Cygne, la Lyre, l'Aigle.
Soleil, emportant avec lui tout son monde de planètes, de satellites et de comètes. A l'orient d'Hercule est la Lyre (étoiles vis. à l'œil nu, A. 48, H. 69), où nous avons déjà distingué la brillante et blanche Wéga, aisée à reconnaître par le voisinage de quatre étoiles formant au-dessous d'elle un petit parallélogramme.
En allant toujours vers l'Orient, on rencontre à gauche de la Lyre la constellation du Cygne (étoiles, A. 145, H. 197), qui traverse la Voie Lactée et dont l'étoile la plus brillante. Alpha, est entre la seconde et la première grandeur. Cette étoile forme, avec quatre autres de troisième ordre, une grande croix qui est à cette heure inclinée à l'horizon, et sert à distinguer la constellation à laquelle elles appartiennent. Alpha du Cygne forme aussi, avec Ataïr et Wéga, un grand triangle isocèle. Dans le Cygne se trouve une petite étoile, ù peine
visible à l'œil nu, mais qui est célèbre dans les annales astronomiques: c'est la première dont la distance à la Terre ait été mesurée. Le Cygne ne contient pas moins de 145 étoiles perceptibles à la vue simple; mais 22 seulement surpassent la cinquième grandeur. Le Renard, la Flèche, le Dauphin, entre la Lyre, le Cygne et l'Aigle, n'offrent aucune étoile remarquable. En se rapprochant de l'horizon et toujours vers l'Orient, on aperçoit les constellations du Verseau et du Capricorne ; puis, en partie dans la Voie Lactée, le Sagittaire. Là nous retrouvons les étoiles du Scorpion, parmi lesquelles Antarès, qui bientôt disparaîtra sous l'horizon, ainsi que les quatre étoiles avec lesquelles il forme une sorte d'éventail. Au-dessus du Scorpion, Ophiucus et le Serpent sont entière-
Fig. 350. Le ciel de l'hoiizon de Pans. Zone équatoriale : Pégase, Andromède, Persée.
ment visibles. On y distingue 4 étoiles de seconde grandeur et 27 de la seconde à la cinquième.
Là se termine notre révision de la zone équatoriale pour le milieu de la nuit du solstice d'été, zone qui présente la même position aux quatre époques principales suivantes :
Le 20 juin à minuit ;
Le 22 septembre à 6 heures du soir ;
Le 20 décembre à midi ;
Le 22 mars à 6 heures du matin.
Il ne nous reste plus pour achever cette description des étoiles visibles au-dessus de l'horizon de Paris, qu'à passer en revue les constellations de la zone équatoriale, telles qu'elles apparaissent au milieu de la nuit de l'équinoxe d'automne.
922 PPENDICE.
Nous sommes au 22 septembre, à minuit. Les yeux tournés vers le Sud, nous embrassons du regard toute la partie du ciel qui s'étend de l'Ouest à l'Est jusqu'au zénith. La planche XXXVIII reproduit l'aspect de la voûte céleste, à cette heure et à cette époque de l'année.
A l'Occident apparaît Atair, dans l'Aigle, et plus haut le Cygne; à l'Orient, les Pléiades, le Taureau où brille Aldébaran. Orion déjà visible va bientôt monter sur l'horizon. Nous avons fait, on le voit, de décembre à septembre, les trois quarts du tour du ciel; ou plutôt la voûte étoilée tout entière, si nous y Joignons les étoiles actuellement .visibles, aura défilé sous nos yeux.
Vers le milieu du ciel, un peu plus rapproché du zénilh que de l'horizon, se dessine un grand carré de quatre étoiles, dont trois sont de seconde et une de troisième grandeur. A la suite et du côté de l'Orient, trois autres étoiles de seconde grandeur et pareillement espacées font, avec le carré dont nous parlons, une figure beaucoup plus étendue, mais ayant beaucoup de ressemblance avec le groupe des sept étoiles principales de la Grande-Ourse. De ces sept étoiles, trois appartiennent i\ la constellation de Pégase, trois à celle d'ANDROMÈDE, et la plus orientale enfin n'est autre qu'AIgol, la variable de Persée. Andromède et Pégase renferment, à elles deux, 191 étoiles visibles à l'œil nu (H. 317), parmi lesquelles 12 seulement surpassent la quatrième grandeur. Entre le carré de, Pégase et le Taureau, on rencontre deux constellations : les Poissons, le Bélier. Cette dernière seule renferme deux étoiles assez brillantes, situées à peu près à égale distance des Pléiades et des deux étoiles orientales du carré de Pégase.
Au-dessous des Poissons et du Bélier est la Baleine, dont les étoiles plongent jusqu'au-dessous de l'horizon. Sur 98 étoiles visibles à l'œil nu (H. 162), celte constellation en renferme 6 de troisième grandeur et 2 de seconde; on y distingue en outre une étoile fort remarquable par les variations périodiques de son éclat, qui tantôt augmente jusqu'à la faire voir sous l'aspect d'une étoile de quatrième grandeur et tantôt s'efface assez pour la rendre invisible : c'est Mira ou o de la Baleine. Nous avons décrit ces phénomènes de variabilité d'éclat.
A l'Occident de celte constellation, nous retrouverons le Verseau et le Capricorne; puis, tout à fait au Sud et rasant l'horizon, les étoiles du Poisson austral, parmi lesquelles on peut distinguer, si l'atmosphère est pure et si les objets terrestres ne lui servent pas de voile, Fomalhaul, belle étoile de première grandeur.
La quatrième partie de la zone équatoriale qu'on vient de passer en revue offre le même aspect aux époques et aux heures suivantes :1
Le 22 septembre à minuit;
Le 20 décembre à 6 heures du soir ;
Le 22 mars . à midi ;
Le 20 juin à 6 heures du matin.
Disons, pour terminer cette revue rapide du ciel méridional de l'horizon de Paris,, que les quatre planches qui nous ont aidé à reconnaître les diverses constellations peuvent encore servir à d'autres époques de l'année et h d'autres heures de la nuit. Seulement, les groupes d'étoiles, tout en conservant les mêmes positions relatives, seront diversement inclinés sur l'horizon. Plus l'heure sera avancée au delà de minuit, plus il y aura d'étoiles occidentales disparues, plus on verra de nouvelles étoiles à l'Orient. Ce changement qui provient du mouvement diurne se produira de la même façon, si l'on passe d'un jour à l'autre, d'un mois au mois suivant, de sorte qu'à la même heure de la nuit, les étoiles visibles en un môme point du ciel appartiennent à des constellations de plus en plus orientales. Nous avons déjà dit que ce second mouvement apparent de la voûte étoilée est dû à la translation de la Terre dans son orbite.