Légende explicative des figures 144 et
A Gontin' Copernic
B — Galilée
G — Huygens
D — Herschel
a baie de Dawes
bb détroit d'Herscliel II
c — d'Arago
d — de Newton
île de Phillips
mer de Tycho
— de Jacob
— de Mœdler
mer de Lokyer
— de Hook
— de Dawes
— de Main
passe d'Huggins
terre de Msedler
ruer d'Huygcns
— de Burckardt
détroit de Dawes
île de Dawes
passe de Nasmyth
mer de Delambre
partie occupe les zones boréales, de l'équateur au 45" parallèle. Dans l'hémisphère austral, les terres continentales ne dépassent point le 30" degré et même ne l'atteignent pas, sur près des trois quarts de la périphérie ; en revanche, on y remarque plusieurs îles d'assez grandes dimensions.
Les régions continentales de Mars sont divisées en trois masses principales par trois bassins étroits dont l'un réunit complètement les mers glaciales des deux pôles. Enfin, plusieurs golfes allongés s'avancent, soit dans la direction des parallèles, soit dans celle des méridiens, et forment des mers intérieures analogues à notre mer Rouge ou à notre Méditerranée; d'autres taches isolées semblent des sortes de Caspiennes, sans communication avec les océans.
Comme on peut le voir dans nos dessins, on a donné des noms aux mers et à leurs golfes, aux détroits, aux terres et aux îles, en choisissant pour parrains de ces régions encore bien peu connues, les noms des astronomes qui ont étudié la configuration de Mars\ Il est probable que les observations et les discussions ultérieures changeront notablement les cartes aréographiques. Cela n'a rien d'étonnant : ce n'est que tous les deux ans que la planète peut être explorée, et cela à une distance qui se mesure par des dizaines de millions de lieues. On en est, j our Mars, à la période des tâtonnements', comme
1. C'est le système adopté pour la nomenclature lunaire. Cette manie d'inscrire des noms d'hommes dans les deux, bien qu'innocente, nous seinl.de un peu puérile.
2. Nous venons de mentionner très-succinctement la l'orme caractéristique de certaines mers allongées de Mars, « passes longues et étroites, mers en goulots de bouteilles, » selon l'expression de M. Proctor, qui met en opposition la configuration de ces canaux maritimes avec celle des mers terrestres. Un de nos jeunes et savants compatriotes, M. Stanislas Meunier, s'appuyant sur la description de l'astronome anglais, a cru pouvoir en conclure que Mars est à un état géologicfue plus nouveau, ou à un âge plus avancé que notre planète. « Il paraît évident, dit-il, que nos mers prendront sensiblement les mêmes contours que celles de Mars, lorsqu'elles auront suffisamment diminué de volume, à la suite de leur absorption progressive par
on l'était, il y a peu de temps encore, pour l'intérienr de l'Afrique, comme on l'est toujours aujourd'hui pour celui de l'Australie et pour les régions polaires terrestres.
le noyau solide. » Il prend jiour exemple l'Atlantique et, d'après les sondages et les nivellements connus du fond de cet océan, il arrive à cette conclusion « que si l'on suppose l'eau de l'Atlantique absorbée par les masses profondes actuellement en voie de solidification, de façon que le niveau de cet océan s'abaisse de 4000 mètres, on aura à la fois une bien moins grande surface recouverte par l'eau et une forme étroite et allongée de la mer, c'està-dire exactement les conditions que présente Mars. « [C. R. de l'Académie des sciences, 1873, I.) Ce rapprochement ingénieux demanderait, à notre sens, pour être autre chose qu'une conjecture, qu'il fût prouvé que les continents émergés, sur la Terre comme sur Mars, ne doivent leur sortie des eaux qu'à l'absorption et à la disparition des masses liquides. Les phénomènes d'exhaussement et de dépression lents et continus n'ont-ils pas, au moins autant que la diminution des eaux, contribué à donner aux continents les formes que nous leur voyons? C'est une question de géologie comparée que notre savant confrère est plus compétent que nous à résoudre. L'idée qu'il a émise soulève d'ailleurs bien d'autres problèmes, tant astronomiques que géologiques.