‹ Le ciel, séjour des élus [microforme]Chapitre 14 sur 67 · VOYAGE · texte numérisé non relu

VOYAGE

bonheur qui vous est &

gnie de tant de saintes âmes, au milieu desquelles vous allez vivre. Contemplez parmi les choeurs des Dominations, des Principautés, des Vertu des Puissances, ces vierges radieuses, ces martyrs invincibles, ces heureux pénitents, ces confesseurs , ces docteurs, ces pri phètes, ces patriarches, ces 1 , ces rois, chacun avec sa part gloire, de pouvoir et de majesté. Que ditesvous de la sublimité des Chérubins, l'ardeur des Séraphi de la nre des Apotres? se pourrait-il imaginer de plus beau? et Saint l'aul n'at-il pas eut

de dire que ni l'ocil n'a vu, ni l'orcille n'a entendu rien de

semblable ?

Mais non, le paradis ne parait pas encore assez ravissant à cette âme bienheureuse, si elle ne voit Marti Sa Mère. La voici! Oh! quelle jubilation! Le premier regard qu'elle jette sur cette auguste Vierge, lui fait

oublier tout ce qu'elle a vu du paradis. Qui pourra

jamais redire la joie dont elle est inondée, en se voyant

en présence le Ta Reine du Ciel, Si belle, si aimable,

tendre et si gracieuse, qui l'accucille avec un doux souri l'embrasse, la presse sur son cœur et lui dit du ton le plus

affectueux: Sovez la bienvenue, ma fill voici arrivée à la fin de vos travaux et en possession de tous

les biens; rendez grâce à Dieu de sa bonté, et apprenez

que c'est à moi qu'il avait donné la mission de mener à bonne fin la grande affaire de votre salut: c'est moi qui

vous ai portée à Écouter avec attention ce sermon qui vous

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a convaincue, à faire cette confession générale qui a été le principe d'une vie nouvelle: c'est moi qui vous ai envoyé toutes ces saintes inspirations de régler votre

vie, et qui vous ai assistée à la mort, Oh! que je suis

heureuse de vous voir ici avec moi pour toute l'éternité. Soyez donc éternellement bénie! — Cette sainte âme éclate alors en actions de grâces, elle se prosterne aux pieds de Mais, et possédant en elle le Paradis du paradis, elle ne peut, dans le transport de sa joie, que proférer ces mots: Me voici, à Mère admirable ; je suis à vous, je suis à vous; puis, se jetant amoureusement entre ses bras, elle baise avec amour et respect cette main d'où lui sont venues tant de faveurs signalées. Ensuite, Marie se fait ellemême son guide pour la conduire au trône de son divin Fils. JESUS, voyant en cette âme une glorieuse conquête de sa Passion, lui ouvre son Coeur et l'invite à y faire sa demeure. C'est alors que cette sainte âme, poussée par la véhémence de son amour, prend son essor et se réunit à ce divin Cœur comme à son centre, en s'écriant: O saintes, 6 ravissants plaies qui m'avez rachetée! Quels rayons, quelles splendeurs jaillissent de vous! — Elle s'unit cœur à cœur avec Jésus: quant à ce qui se passe dans l'intérieur de ce divin cœur, entre elle et son Bien- Aimé, la langue ne peut l’exprimer, ni la piété le deviner. Je me bornerai à vous dire ce qu'il me semble que je ferai si jamais ce bonheur m'arrive: il est certain qu'en m'unissant au Coeur adorable de mon Jésus, si les larmes

n'étaient bannies de cette heureuse patrie, j'éclaterais en

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