‹ Le ciel, séjour des élus [microforme]Chapitre 17 sur 67 · VISION DE SAINTE THÉRÉÈSE D · texte numérisé non relu

VISION DE SAINTE THÉRÉÈSE D

vérité est qu'à partir de cette époqu. j'étais remplie de honte à la seule pensée que je fusse encore capable, je ne dis pas de m'affectionner, mis méêae de m'arrèter à quelque chose de créé: le monde ne me paraissait qu'une fourmilière, J'assistai à la messe et je communiai, mais je ne saurais dire comment je fus durant tout cc temps car 1] me parut très court, et je Îus eXtrémement surprise de voir, quand t'horloge sonna, que j'avais été deux heures dans ce ravissement et dans cet gloire, Je n

pouvats ensut

* me lasser d'admirer ce feu qui, du brasier méme de l'amour divin, tombe dans l'âme. Il est tellement surnaturel, qu'avec tous mes désirs et mes efforts, je ne

is en obtenir une seule étincelle, si le divin Maitre,

comme je l'ai dit ailleurs, ne me l'accorde en pur don

Sa puissante ardeur, consumant le vicil

€ avec toutes ses imperfections, ses langueurs et ses misères, Ie

fait en quelque sorte renaître de ses cendres, comme je

lai lu du phénix. L'âme ne parait plus la mème, tant

elle à changé de désirs et acqui vigueur; aussi elle

commence à marcher dans le chemin du ciel avec une purete toute nouvelle. Comme je souhaitais ardemment de me voir ainsi transformée, je suppliai le divin Maitre de m embraser de cette nouvelle ferveur pour commencer à le servir: il me répondit: * La comparaison que tu viens d'employer est très-juste; prends bien garde de l'oublier,

in qu'elle t'excite à faire sans cesse de nouveaux efforts

pour devenir plus parfaite.”

LERCTRE

IL EST POSSIBLE DE L'ACQUERIR ACQUIRI POTEST (S. Aug.)

Page 1