LA FOI
transporté l'Écriturc
guage, qu'avant que
Dieu. Or, il est impossibe de plaire à Di
s'appre le Dieu, il faut croit
car pour
qu'il y Dieu,
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herchent Et l'Apôtre continue à ray
Noë, d'Abraham et de tous les anciens Patr
l'entrée du Peuple de Dieu dans la T
il s'écrie: “Que dirai-je davanta manquera, si JC veux parler encore de Gé de Samson, de Jephté, dé
phètes, qui, par la foi accompli les devoirs de promesse
violence du feu, ont évité
ris de leurs maladies, ont été remplis
cu sans la foi,
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de Barac, et des pro-
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reçu l'effet des
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de
force et de
courage dans les combats, ont mis en fuite les
ctrangers, et ont rendu aux femmes leu
avaient suscités apri
dans les déserts et dans les montagnes, et se retirant dans les antres et dans les cavernes de la terre. Cependant toutes ces personnes à qui l'Écriture rend un témoignage si avantageux à cause de leur foi, n'ont point reçu la récompense promise, Dieu ayant voulu, par une faveur particulière qu'il nous a faite, qu'ils ne reçussent qu'avec nous l'accomplissement de leur bonheur.
“ Puis donc que nous sommes environnés d'une si grande nuée de témoins, dégageons-nous de tout ce qui nous appesantit, et du péché dont nous sommes environnés, et courons par la patience dans cette carrière qui nous est ouverte, jetant les yeux sur Jésus, comme sur l'auteur et le consommateur de la foi, qui dans la vue de la joie qui lui était proposée, a souffert la croix, en méprisant la honte, et qui maintenant est assis à la droite du
trône de Dieu.”
Notre Seigneur avait dit, avant le grand Apôtre: “ Bienheureux ceux qui souffrent persécution pour la justice, parce que le royaume des cieux leur appartient. Vous êtes heureux, lorsque les hommes vous maudissent et vous persécutent et disent faussement toute sorte de mal de vous, à cause de moi. Réjouissez-vous et tressaillez de joie, parce que votre récompense est grande dans les cieux; car c'est ainsi qu’ils ont persécuté les prophètes qui ont été avant vous... Mais gardez-vous des hommes: car ils vous feront comparaître dans leurs assemblées, et vous flagelleront dans leurs synagogues.
Et vous serez conduits à cause de moi devant les gouverneurs et les rois, en témoignage pour eux et pour les nations. Lors ‘donc que l'on vous livrera, ne pensez ni comment ni ce que vous devrez dire; il vous sera donné, en effet, à l'heure même, ce que vous devrez dire. Car
ce n'est pas vous qui parlez, mais l'Esprit de votre Père
qui parle en vous.”
Les Apôtres et les Martyrs, dont nous allons rappeler brièvement la glorieuse mort, avaient compris ces divins enseignements, et, avec l'aide de la grâce, ils les ont mis héroïquement en pratique. Dieu, comme le dit le Prophète royal, s'est montré vraiment admirable dans ses saints. Mais si nous ne sommes Pas appelés, comme eux, à verser notre sang pour le Christ, au moins tâchons d'arriver, comme eux, à la vie éternelle, en marchant, avec Foi, dans la voie de ses saints commandements : car, nous sommes les enfants des saints et (comme eux) nous attendons cette vie (meilleure) que Dieu doit donner à ceux qui ne violent jamais la fidélité qu'ils lui ont promise (Tob. 11, 18).
La passion et le martyre de Saint Pierre, Prince des Apôres. À
Le pape Saint Lis adressa aux églises d'Orient un récit circonstancié sur la passion et le martyre de Saint Pierre. Voici les principaux Passages de ce document mémorable,
“ Après avoir longtemps et par différentes sortes d'instructions annoncé la voie du salut ; opéré, en présence du peuple, d'éclatants miracles : livré pour le nom de Jésus- Christ de nombreux combats à Simon le Magicien et à plusieurs autres hérauts de l'Antéchrist; après avoir enduré des souffrances multiplices, les rigueurs de la flagellation, les ténèbres et l'horreur des prisons, le bienheureux lierre tressaillait de joie dans le Seigneur, lui rendait grâces jour et nuit avec les Frères, à la vue de la multitude qui venait pour embrasser la foi de Dieu et de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Constamment appliqué à la prière et à la prédication, ainsi qu'aux autres devoirs de la piété, spécialement à ceux de la charité et de la chasteté, il faisait pénétrer la grâce dans le coeur de ceux qui venaient l'entendre, il exhortait ceux qui croyaient en Jésus-Christ, à vivre selon les règles de la pudeur et de la continence. En effet, à la vue de la puissante domination qu'elle exerçait sur le monde, la grande ville de Rome avait concu des sentiments d'orgueil et pris des airs de faste: elle s'était, par cette raison même, comme cela arrive d'ordinaire dans l'opulence et dans une oisive
sécurité, laissée dominer par ie dérèglement di
sualisme. ent | de l'esprit est acco
pagné du
la résolution de conserver purs leurs coeurs, en même temps que leurs corps, autant qu'il dépendait d'elles. Mais comme le temps approchait, où la fidélité et les souffrances du bienheureux Apôtre devaient être récompensées, le chef du parti de la perdition vint s'opposer au
progrès de l'Évangile: l'aniéchrist Néron, qui était
l'iniquité consommée, ordonna que l'Apôtre fût enchaîné et mis dans une prison affreuse.
“Les Fidèles conjuraient l'Apôtre avec des plaintes, des gémissements et des larmes de sortir de la prison par l'entremeise de ceux à qui la garde de cette affreuse prison était confiée et de conserver ainsi sa précieuse vie pour le bien de l'Eglise naissante, Pierre, entendant venir ces plaintes de toutes parts, comme il était compatissant audelà de toute expression, et qu'il ne pouvait jamais sans pleurer voir les larmes des affligés, fut vaincu par tant de pleurs ; il leur dit : “Que personne de vous ne m'accompagne, je sortirai seul après avoir changé de costume”. En effet, la nuit suivante, après avoir célébré l'office, il fit ses adieux aux fidèles, leur donna sa bénédiction en les recommandant à Dieu, puis il partit seul. Dans sa route, les courroies qui servaient à le lier tombèrent d'ellesmêmes. Or, dès qu'il voulut sortir par la porte de la ville, il vit le Christ se présenter à sa rencontre: il l'adora, et lui dit: “Seigneur, où allez-vous? Domine quo vadis”. Le Christ lui répondit: “Je vais me rendre à Rome, pour y être crucifié de nouveau.—Vous allez être crucifié de nouveau? lui demanda Pierre.—Oui, lui répartit le Seigneur, je vais être encore attaché à la croix. — Pierre lui dit: Seigneur, je vais retourne: et je vous suivrai”,
“ Après qu'il eut achevé ces paroles, le Seigneur remonta au ciel. Pierre le suivit longtemps des yeux, versant des larmes de joie. Rentrant ensuite en lui-même, il comprit que le Seigneur lui avait, par ces paroles, annoncé la mort qu'il devait souffrir; que ce Sauveur plein de bonté, qui souffre dans la personne de ses élus par un sentiment de compassion et qui manifeste sa protection par la gloire dont il honore leur martyre, devait encore souffrir dans la personne de son Apôtre. Il retourna donc sur ses pas, revint à la ville plein de joie, et glorifiant Dieu, il raconta à ses irères qu'il avait rencontré le Seigneur, et il leur dit comment le Sauveur lui avait déclaré qu'il allait être crucifié de nouveau en la
personne de son Apôtre.
“ Lorsqu'il eut annoncé qu'il allait souffrir la mort tous versèrent des larmes et jetèrent des cris ; ils faisaient éclater leur douleur par des pleurs et des sanglots: “Bon pasteur, disaient-ils, considérez vos brebis: considérez combien il est utile que vous fortifiez par votre parole ceux dont la foi est encore si faible. Voyez combien ces coeurs chancelants ont besoin d'être raffermis par vous.— —Il est facile au Seigneu:, répondit Pierre, de confirmer sans mes faibles paroles les coeurs de ses serviteurs. Car ceux qu'il a plantés, il les fera croître à un tel point de
perfection, qu'ils pourront eux-mêmes planter. Pour moi,
en ma qualité de serviteur, il est nécessaire que j'accomplisse la volonté du Maître. C'est pourquoi, s'il veut que
je demeure encore dans ce Corps pour vous refuse pas. Et si son dessei
nom et que, par
, je ne my In çst que je souffre y mes souffrances,
pour son
il daigne me recevoir,
je suis heureux, je suis ravi de joie
à la vue de son bienfait,
* Lors donc que par semblables il con
ces parokes ct par d'autres
solait les âmes de ses frères, et que ceux-
aient contenir leurs larmes, survint Héros avec quatre appariteurs et dix autres hommes qui l'e dérent. Après l'avoir art
Sarrottèrent et ]'
ci ne pouv
appréhenché du milieu des fidèles, allèrent présenter devant
ils le
\grippa, préfet de la ville, Agrippa le voyant, lui dit:
“Vous êtes bien hardi de circonvenir le
peuple et de persuade de se séparer de leurs m: ris, des
r'aux femmes Vous avez osé, à la honte Juifs. introduire le culte de je
Enseigner je ne sais quelle v opposée à la religion et éternelle !
ne sais quel Christ, et
aine doctrine, entièrement
aux cérémonies sacrées de la Ville
“ Dans ce moment, la face de l'Apôtre devint brillante
comme le soleil, et Pierre Jui Parla en ces termes :
“Te vois
, Ô vous, le flambeau du liber-
tinage, l'ami des voluptés g
où vous voulez en ve
illicites, l'inventeur des plus atroces cruautés, le Persécuteur des innocents, le fauteur des hommes immoraux et pervers, l° la demeure de Satan!
tionne, et c
artisan du mensonge,
Vous ignorez Ja gloire que j'ambi-
c'est pour cua que vous dites que je che
rche à im'emparer de la confiance
des hommes et des femmes.—
Fes GTR RE
Puisque vous savez, reprit Agrippa, que j'ignore ce em 8 1
quoi vous vous glorifiez, faites-le moi connaitre.—Pierre
lui répondit : Que je n'aie point d'autre gloire que la Croix
de mon Maitre et Seigneur Jésus-Christ, dont je suis le serviteur.—Voulez-vous donc, dit Agrippa, être crucifié comme votre Seigneur et voire Dieu a été crucifié?—Je ne suis pas digne, répondit Pierre, de rendre du haut de la Croix le monde témoin de mes souffrances ; mais 16 souhaite, quel que soit le genre de supplice qu'il vous plaise de me faire endurer, je désire ardemment imiter la passion du Christ’. Alors Agrippa, cachant la passion de som incontinence derrière une accusation de superstition, COR-
damna l'Apôtre à être crucifié.
“Dès que cette nouvelle fut répandue, il se fit aussitôt un grand concours de peuple; les rues et les places ne pouvaient contenir les hommes de totit âge et de toute condition qui accouraient: riches, pauvres, veuves, orphelins, petits et grands, tous élevaient la voix et disaient hautement : Pourquoi livre-t-on Pierre à la mort? Quel crime a-t-il commis? En quoi a-t-il nui à Ja Ville? Il n'est pas permis de condamner un innocent ! On doit craindre que le Christ ne venge la mort d'un si grand homme, et que nous ne périssions tous. En même temps des foules de peuple se déchainèrent contre Agrippa; elles entreprenaient de délivrer Pierre et de lui conserver Îa vie: les voix tumuiltueti$es du peuple se répondaient l'une
à l'autre et Rome était dans le trouble et la confusion.
“Alors Saint Pierre s'arrèta un peu, puis monta sur
une éminence; de là, ayant par signe invité le peuple au
silence. il lui parla ainsi: Romains jui croyez en Jésus-
Christ et espérez en lui sent. rappelez-vous sa patience et que les prodiges qu'il a opérés à vos yeux par mes mains vous consolent, Attendez-le à son avènement, lorsqu'il viendra rendre à chacun selon ses oeuvres. Ce que maintenant vous voyez se Passer à mon égard, m'a été annonce depuis longtemps par le Seigneur: Le disciple, disait-il, n'est pas au-dessus du Maitre, ni le serviteur au-dessus de son Seigneur. Sachez donc que j'ai hâte d'arriver à ce dernier terme, où, délivré de ce corps, je me présenterai au Seigneur. Si votre charité pour moi est sincère, si vous voulez me donner une véritable preuve de votre piété filiale, ne me retenez pas lorsque je vais à Dicu, ne m'empéchez point d'aller promptement auprès de Jésus-Christ. Demeurez done paisibles, réjouissez-vous de mon immolation, afin que, joyeux, j'oifre mon sacrifice au Seigneur, Car Dieu aime celui qui donne de bon coeur “Ces paroles eurent peine à calmer Ja sédition, et à pêcher qu'Agrippa ne fût déchiré. Car ces foules de peuples pouvaient et désiraient vement renver
contriste
montagne: Là était posée une croix. Alors l'Apôtre considérant le peuple qui pleurait et voulait exciter une nouvelle sédition, lui parla ainsi: “Je vous en conjure, mes frères, n'emp <hez point ;1on sacrifice. Ne cherchez point à sévir contre Agrippa, n'ayez pas contre lui d'amer ressentiment, car il est l'artisan d'une oeuvre étrangère. L'auteur de ma mort corporelle c'est le démon, qui en cela abuse de la permission que le Seigneur lui a laissée. Il est irrité de voir que mon ministère évangélique lui à enlevé des vases d'ignominie, qui sont devenus des vaisseaux de continence, des temples de Jésus-Christ, des tabernacles d'honneur et de grâce. C'est pourquoi, mes frères et mes enfants, montrez-Vous obéissants à mes recommandations... C'est maintenant le temps d'offrir mon sacrifice. Souvenez-vous des signes, des prodiges et des guérisons miraculeuses, que le Christ, par mon ministère, a opérés à vos yeux et en votre faveur. Les maladies corporelles de plusieurs n'ont été guéries qu'afin que les âmes de tous fussent sauvées. Des corps morts ont été ressuscités, afin que les âmes mortes fussent rendues à la vie. Mais pourquoi tarder et ne pas m'avancer vers la Croix? Adieu, mes Frères, soyez patients et observez ce que je vous ai dit; je vous reconimande au Seigneur Jésus-Christ.” 11 avança alors, puis ce tenant debout devant la Croix, il dit “O Croix, dont le nom est un mystère caché! à faveur ineffable, car dans je nom de la Croix est la paix! à doux, toi unis l'homme
à Dieu, et le tiras magnifiquement de l'empire et du joug
SAINT PIERRE 143 de Satan! O Croix, toi qui, toujours par le moyen de la vraie foi,représentes vivement au genre humain la Passion du Sauveur du monde, et le rachat de tous les hommes jusqu'alors captifs! O Croix, toi qui chaque jour offres aux peuples fidèles la chair de 1° Agneau immaculé, qui les préserves efficacement du mortel venin de l'antique Serpent, et qui éteins sans cesse en faveur du croyant l'épée flamboyante qui empêche l'entrée du paradis! O Croix, toi qui établis chaque jour la paix entre le ciel et la terre, et remets sous les yeux du Père éternel la mort du Médiateur qui ressuscita d'entre les morts pour ne plus mourir ; toi qui fus si heureusement chargée de renouveler incessamment ce grand mystère; c'est pour toi que je souffre violence: maintenant que je touche au dernier terme de cette existence corporelle, je ne cesscrai de faire connaître le secret mystère que Dieu a caché en toi, et que mon âme et ma vien ‘ont jamais cessé de publier. O vous qui croyez en Jésus-Christ, ne regardez pas comme une croix ce qui apparaît ici à vos regards. Et maintenant Surtout, Ô vous qui pouvez m'entendre à cette dernière heure de ma vie temporelle, faites taire le langage des sens, élevez vos esprits : de ces apparences visibles, portezles vers ce qui est invisible et vous comprendre qu’en
Jésus-Christ, par la Croix, a éié opéré le mystère du salut.
Rends à la terre le COrps que tu en as reçu, Pierre, c’est
une dette que tu dois acquitter par le ministère de ceux à
qui il appartient de tuer le corps.
“Jin méme temps, il dit à ceux qui ce wmandaient les bourreaux : “Pourquoi perdez-vous le temps * Appariteurs, vous à qui je suis confié, que tardez-vous? Accomplissez l'ordre qui vous a été donné, dépouillez-moi de ce vêtement mortel, afin que, revêtu de celui de l'immortalité, je
jouisse de la présence du Seigneur.
“ Ensuite il fit une autre demande; il pria en ces termes ceux qui servaient les bourreaux: “Je vous prie, vous les ministres de mon véritable salut, de me placer dans mon crucifiement la tête en bas et les pieds en haut. Car il ne convient pas que le serviteur soit crucifié comme le Maitre de l'univers a été crucifié pour le salut de tout le monde: je veux lui rendre gloire par ma mort. Je demande que vous m'accordiez cette faveur, afin encore
que mes Yeux puissent directement contempler le mystère te la Croix, et que les paroles que j'adresseai de là à ceux
ce qui m'environnent puissent être entendues plus facilement.
Les hommes tournèrent donc la er ix, en fixèrent le pied en haut, et les bras en bas.
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“A ces paroles, Dieu ouvrit, en effet, les yeux de ceux qui pleuratent et qui versaient des larmes sur les souffrances de Pierre, et ils virent des anges présents avec des couronnes de fleurs de roses et de lis, et Pierre qui se tenait au sommet d'une croix droite, recevant de Jésus- Christ, un livre, où il lisait les paroles qu'il proférait, A
cette vue, ils commencèrent à se réjouir et à manifester
tellement leur joie en présence du Seigneur, que les
incrédules et les bourreaux, voyant ainsi dans la joie et l'allégresse ceux qu'ils voyaient auparavant dans la tristesse et dans les pleurs, furent tout-à-coup comme
frappés de stupeur et comme saisis de crainte...
“ Le bienheureux Apôtre parlait ainsi au peuple avec un visage joyeux et un air serein. 1 s'écria alors et fit une prière en ces termes: “Ces paroles de vie, Seigneur Jésus-Christ, c'est vous-même qui me les avez fait connaître, vous m'avez révélé ce que j'ai annoncé touchant ce bois, cet arbre mystérieux : je vous en rends grâces, non avec un Coeur qui souvent admet quelque affection peu conforme à la sainteté, non avec des lèvres charnelles ni avec une langue qui profère le vrai ou le faux, ni avec des paroles qu'articulent les organes matériels; mais je vous rends grâces, Roi clément, avec cette voix qui se comprend au milieu du silence, qui s'entend non en public non par le moyen des sons d'une bouche mortelle: cette parole ne vient pas la terre, ni n'a rien de terrestre
dans des livres, elle n'a rien de
personne d'une manière sensible
Seigneur Jésus-Christ, vous qui êtes mon Roi ct mon Maitre, je vous rends grâces avec cet esprit qui vous croit, qui vous comprend, qui vous aime, qui vous embrasse et avec cette voix intérieure qui vous parle, qui vous interpelle, et dont les accents, formés par un esprit humble, sont entendus de vous seul. Mon Seigneur, mon Père, vous êtes plein d'une bonté amicale, vous êtes l'auteur et le consommateur de notre salut, Vous êtes l'objet de mes désirs, vous êtes mon rafraichissement et mes délices... C'est en vons que nous avons la vie, le mouvement ct l'être. C'est pourquoi nous devons vous considérer comme tenant lieu Vous-même de tous les biens, afin que vous nous accordiez ceux que vous avez promis, que l'ocil n'a point vus, que l'oreïle n'a point entendus, que le coeur de l'homme n'a point conçus et que vous avez préparés à Ceux qui vous aiment. Conservez
ces biens pour vos serviteurs, faites-les entrer en partici-
pation, en possession de ces précieux avantages, parce que
vous êtes le Pasteur éternel ct souverainement bon, vous êtes le véritable Fils de Dieu. Je vous remets, je vous recommande les brebis que vous m'avez confiées. Faitesles vous-même entrer dans votre bercail; conservez les, ar vous êtes vous-même la Porte, le Bercail et le Portier. Vous êtes vous-même leur pâturage ct leur éternel aliment. A vous l'honneur et la gloire, avec le Père et l'Esprit-
Saint, maintenant et dans tous les siècles des siècles !
SAINT PIÉRRE 145
“ Dès tout le peuple eut, à l'heure même, répondu: Amen, Pierr: rendit l'esprit, Ainsi Mourut cet \pôtre, qui avait alors pres de quatre vingts ans, après Voir gouverné l'Église de Rome pendant vingt-cinq ans, et porté la charge de Chef de la Chrétienté durant trente-
huit ans, depuis la mort du Christ,
\ussitôt Marcellus, fils de Marc, préfet de Rome, Converti par Saint lierre, ct devenu l'un de se plus fervents disicples, sans attendre l'avis de personne, déposa
de la croix le corps du bienheureux Pierre, le lava avec du
lait et avec du vin excellent, Ayant ensuite broyé des
SOMMES aromatiques, pris quinze cents mines d'aloës, de myrrhe, de feuilles balsaniques et de stacté, avec différents autres aromates, il l'embauma avec soin, !! remplit aussi de miel d'Attique le tombeau neuf qu'il Prepara, €t après avoir oint le Corps de parfums très-
précieux, il le déposa dans ce séoulcre,
“Dans cette oeuvre, il fut aidé Par trois hommes Saints Qui apparurent aussitôt après que le bienheureux Apôtre eut expiré. Ils se disaient venus de Jérusalem en faveur des Fidèles de Rome. Personne nc les avait vus Avant €t personne/ne put les voir dans la suite, Ils S'étaient joints à Marcellus, cet homme illustre qui après avoir quitté le parti de Sim on le Magicien, s'était attaché ä la suite de Saint Pierre: ils l'ansportèrent avec lui le corps de l' \pôtre et le placerent au pied d'un térébinthe,
près d'un lieu appelé N'aumachie et qu'on nomme encore
nr EE TE
Vatican. Or, ces hommes qui se dirent venus de Jéru-
salem, parlèrent au peuple: * éjouissez-vous, dirent-ils, et félicitez-vous! car vous avez mérité d'avoir de grands patrons! Ce sont les amis de Notre-Seigneur Jésus-
CHYTISERT A
“ Quant aux Fidèles de Rome, ils se réjouissaient (encore) en présence du Seigneur, de ce que Île bienheureux apôtre Saint Pierre leur apparaissait souvent et les fortifiait par ses paroles. Ils glorifiaient donc ensemble Dieu le Père Tout-Puissant et le Seigneur Jésus- Christ, avec le Saint-Esprit. A lui soient la gloire, la puissance et l'adoration dans les siècles des siècles!
Amen.”
Ce n'est pas le lieu de rapporter les éloges que les Conciles et les Pères de l'Église ont donné à notre saint Apôtre. Il suffit de dire que Saint Denis l'Aréopagite l'appelle la Gloire souveraine, le plus haut Ornement, le Pilier et la très-forte et très-ancienne Colonne de tous les théologiens ; ct que Saint Jean Chrysostème le nomme le Maitre des Apôtres, le Principe de la foi orthodoxe, le grand Interprète des mystères de Jésus-Christ, le Consciller nécessaire des chrétiens, le Trésor des vertus surnaturelles, le Temple de Dieu, le Flambeau qui éclaire toute la terre. la Pierre solide de la religion et la Source ancienne des véritables sentiments de l'Église. Il témoigne aussi que Pierre est son inclination et son amour, et qu'il
ne peut penser à lui sans être rempli d'un étonnement