CHAPITRE CINQUIEME
Les âmes de bonne volonté
SOMMAIRE. — Le salut facile, pour toutes les âmes de bonne volonté, — Beauté de la vertu, — Mérite des bonnes actions.
Pour toutes les âmes de bonne volonté le salut est facile.
La douce et mystérieuse nuit de Noël, quand Jésus vint au monde, dans Bethléem de Juda, il y avait là, dit le saint Evangile, aux environs, des bergers qui passaient la nuit dans les champr, veillant tout à tour à la garde de leur troupeau. Et voici que soudain un Ange du Seigneur se présenta à eux, et une lumière divine les environna : ce qui les remplit d'une grande frayeu-. Alors l'Ange leu: dit: Ne craignez point, car je vous 2nporte une nouveile qui sera pour tout le peuple le sujet d'une grande joie: c'est qu'aujourd'hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe atquel vous reconnaîtrezs, Vous trouverez un enfant enveloppé de langes et couché dans une crèche, Au même instant il se joignit à l'ange une grande troupe de l'armée céleste, louant Dieu et disant: “Gloire à Dieu au
plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes de
bonne volonté !”?
jy a dans le Ciet une foule de saints et de saintes qui n'ont point eu la gloire @he martire et qui n'ont point fait de pénitences extraordinaires, ni. mené en apparence, une vie toute de sacrifices, COMME CEUX dont nous avons parlé dans les chapitres précédents. Qu'ont donc été sur Ja terre toute ces âmes aujourd'hui glorifiées dans le Ciel? Des âmes de bonne volonté!
Pour aller au Ciel, il faut ie vouloir : CEUX qui ne vont point au Ciel, c'est qu'ils ne le veulent pas, et c'est ce qui les rend à jamais inexcusables. L'Ésprit-Saint, dès les premières pages du saint Évangile, nous montre cette double volonté: l'une droite, qui cherche le bien; et l'autre
perverse. qui s'obstine dans le mal.
“Anne et Caïphe etant grands prètres, le Seigneur fit
ÿ entendre sa parole à Jean, fils de Zacharie, dans le désert.
Et il vint dans tout le pays qui est aux environs du Jourdain, prèchant Je baptème de pénitence pour la rémission des péchés. \lors férusalem, toute Ja Judée et tout le pays des environs du Jourdain venaient à lui: et en confessant
leurs péches, taient baptises par jui dans le Jourdain.
“fais voyant plusieurs des Pharisiens et des Sadduas qui venaient À son baptème, it teur dit: Race de vi-
5, qui VOUS à appris à fuir la colère qui doit tombet
Ce sont ces MEMES Juifs qui diront plus tard à Notrer qui leur reprochait de faire les oeuvres de leur
Vous ne sommes pas MES de la fornication: Nous
V BONNE VOLON TI n'avons qu'un père, c'est Dieu. A cela, Jésus leur : ‘pondit: Si Dieu était votre père, vous m'aimericez sans doute, Parce que je suis sorti de Dieu, et que Je Suis venu; car je ne Suis pas venu de Moi-méêtne, mais C'est Jui qui ina en-
voyé. Pourquoi ne CONNAÎSSEZ-VOUS point mon |:
Parce que vous ne Pouvez entendre ma parole. Vous êtes
les fils du diable : ct Vous voulez accomplir Jes désirs de votre père, Il a té hémicide dès le commencement, et il n'est point demeuré dans la vérité, parce que Ta vérité n'est point en lui. Lorsqu'il dit des mensonges, il dit ce qu'il trouve en lui-même car il est menteur ct père du mensonge. Mais pour moi, je dis la vérité, vous ne me Crovez pas.
Jean ‘après les avoir donc appelés justement: Rae
ces de vipères, continue à leur parler : “Faites donc de di- #nes fruits de pénitence.… Car la cognée ext déjà mise à la racine des arbres Tout arbre qui ne produit point de
bon fruit sera c pe Cet jeté au feu.”
C'est ainsi que le pécheur imipénitent par manque de bonne volonté, après une vie malheur use, sera jeté au leu, au feu inextinguible, qui le brülera durant touts l'éternité!
Mais la foule, qui recevait baptème de Jean. liner rogea, en disant : Que devrons-nous done fairez 1] leur répondit: Que celui Qui a deux vêtements en donne un à celni qui n'en à POLE et que celui qui a de QUO Manger
en fasse de méme. I] Y eut aussi des pub'icains qui vinrent