‹ Le ciel, séjour des élus [microforme]Chapitre 50 sur 67 · LE @IE · texte numérisé non relu

LE @IE

à lui pour être baptisés et qui lui dirent : Maitre, que fautil que nous fassions? Ii leur répondit : N'exigez rien at delà de ce qui vous à été ordonné. Les soldats aussi lui demandaient : Et nous, que devons-nous faire? Il leur répondit: N'usez point de violence, ni de fraude envers personne, et cén tentez-vous de votre paye.”

Ainsi, tout le peuple et les publicains, reconnurent la justice de Dieu, dit l'Evangile, s'étant fait baptiser du baptème de Jean. Mais les pharisiens et Jes docteurs de la loi méprisèrent les desseins de Dieu sur EUX; ne s'étant point fait baptiser par Jean.

Que devons-notis donc faire pour aller au Ciel? Simplement ce que je saint Précurseur vient de nous enseigner. Que chacun accomplisse Îles devoirs de son état; mais avec une volonté bonne-de les accomplir fidèlement ; d'éviter la conduite des pharisiens hypocrites qui méprisèrent le dessein de Dieu sur eux €t d'imiter la conduite de la foule et des publicains qui reconnurent la justice de

Dieu sur eux. Tout Je secret de gagner Je Ciel se trouve

en résumé dans cette courte parol de s'Ésprit-Saint : Éloignez-vous du mal (diverte a malo) ; et pratiquez je bien (et fac bonum).

Éloignez-vous du mal. — Le seul mal véritable, celui

qui s'oppose directement à notre salut, c'est le péché; le hé grave, celui qui nous rend ennemis de Dieu, esclaves

, satan et ses sujets à l'enfer. Or, un homme de bonne

dire un chrétien vraiment désireux de son

LA DONNE VOLONTE salut, qui réfléchit que Dieu lui a donné une intelligence pour comprendre et un coeur pour aimer, comprend, éclairci d'enhaut, tout ce qu'il y ya de malice et de laideur dans une transgression grave de la Loi du Seigneur. Le péché mortel déshonore Dicu en lui faisant une grande et souveraine injure ; car, la grandeur d'une injure se mesure sur la grandeur, non pas de celui qui la fait, mais bien de celui qui la reçoit : par conséquent l'injure que l'on fait à Dieu est aussi grande que la dignité et l'excellence de Dieu même ; et comme la dignité et l'excellence de Dieu est infinie, il s'ensuit que l'injure qu'on Jui fait, en commettant un péché mortel est en quelque sorte infinie. L'Apôtre Saint Paul, reprochant à quelques Juifs de son temps, leur mauvaise conduite, leur disait : “Vous vous glorifiez dans la Loi et vous déshonorez Dieu par la transsression que vous faites de cette même Loi ; et par là, vous “tes cause que ie nom de Dieu est blasphémé parmi les natons.” Son coeur généreux Jui fait sentir aussi le besoin de la reconnaissance et toute l'horreur que doit inspirer là noirceur du vice d'ingratitude. Saint Léonard de Port-

Maurice 4ans son sermon sur la malice du péché mortel,

Ssaie de peindre toute Ja noirceur de ce vice qui révoltait

Meme les païens : voici comment s'exprime le zélé missionaire: “Si vous faites une injure à un étranger, qui ne ous a fait ni bien ni mal, c'est déjà une faute considérable ontre la loi naturelle, laquelle défend d'offenser un inno-

que si vous attaquez un ami tandis qu'il vous com-

bienfaits, c'est une cruauté détestable ; mais si vous

> Gin

218 LE CIEL vous Servez de ses propres bienfaits pour l'outrager, c'est une ingratitude 4 diabolique que l'on peut à peine la con cevoir, Eh bien! pécheurs insensibles, votts qui marchez toujours les Yeux courbés vers Hi matiere, la façon de: brutes, sans jamais élever tin regard d'amour vers votre Bienfaiteurs, redressez-vous, € tout incrédules que vous êtes, considérez-vous de la tète aux pieds: qui vous à fait la vie dont vous jouissez ? L'âme. le corps. l'entencdement la mémoire, la volonté, le rang que Vous OCCUPEZ, la sante

les richesses, les vêtements qui VOUS Ki uvrent, la nourri

ture qui VOUS soutient, la terre qui vous porte ct jusqu’: l'air que vous respirez, tous CES biens, qui vous les à don nés? Ne sont-ce pas là autant d'aumônes que vous avez recues de la main bienfaisante de Dieu, alors qu'ils vota tirés du néant où vous ELIEZ ensevelis? Or, qu'avez-VOus fait de tant de bienfaits signalés? Que diriez-vous d'ut pauvre qui emploierait votre aumône à acheter du poisot pour vous {et ? Que faut-il done dire de vous qui abuse

de tout contre Dieu? A quoi employez- vous votre VIe

Cette vie indigne, à que lemployez-votis. Sinon à la

bauche, au jet, attX fréquentations dangereuses. at péche

À quoi employez- vous votre entendement, st ce n'est à tra mer des complots contre te prochain? À quoi en

ployez-vous votre memoire, ce n'est À TEPAsser jour €! nuit ces penses lubriques qui St willent votre imagination

\ quoi employez-vous votre volonté, st ee n'est à l'exectt

tion des plus Mauvius desseins2 Ne faites-vous pas sera!

votre langtie au parjure, vos YEUX à a luxure, vos miui

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