‹ Le ciel sur la terreChapitre 42 sur 120 · SAINT LOUIS DE GONZAGUE · texte numérisé non relu

SAINT LOUIS DE GONZAGUE

Saint Louis de Gonzague, fils aînéde Ferdinand de Gonzague, prince de l'Empire, et de Marlhe-Tarsa Senterra, naquit à Castiglione le 9 mars 1568. Dès qu'il commença à parler, la marquise s.i mère lui apprit à bégayer le très-saint nom de Jésus et de Marie. Après avoir passé dans la plus parfaite innocence ses premières années, soutenu par les conseils de l'illustre cardinal Borromée, il entra au noviciat des Jésuites à Rome, où il pratiqua les plus héroïques vertus. 11 succomba, victime de son zèle et de sa charité, en servant les malades frappés delà cruelle épidémie qui faisait de si grands ravages à Rome l'année 1ô9l. Il fut béatifié par le pape Grégoire XV en 1021, et Benoît XUI le canonisa en 1726.

Saint Louis de Gonzague reçut pour la première fois la communion à Castiglione, des mains de saint Charles Borromée, à l'âge de douze ans. Sa figure rayonnait de joie lorsqu'il s'approcha de la table du Seigneur. Depuis lors, il communia tous les huit jours. Il employait les trois premiers jours de la semaine à remercier Dieu des grâces qu'il avait reçues dans la communion précédente, et les trois derniers à se préparer à la communion suivante. En recevant le pain du ciel, il répandait le plus souvent des larmes

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de joie, et s'unissait de plus en plus étroitement à son divin Sauveur. Aussi répétait-il souvent : « Celui qui a commencé à goûter combien la compagnie et l'amour de Dieu sont doux et agréables, ne peut se défaire d'une si douce occupation sans s'imposer de pénibles sacrifices. »

La dévotion cordiale qu'il portait au très-saint Sacrement de l'autel était telle et si notoire, que l'on fut d'avis de le peindre à genoux, adorant la divine hostie. De celte dévotion naissaient des goûts et des sentiments admirables qu'il recevait à la sainte communion. Il visitait plusieurs fois par jour >'otre-Seigneur Jésus-Christ résidant dans nos tabernacles, et, le jour avant la communion, il ne parlait d'autre chose que de ce sacré mystère avec tantde ferveur, qu'on s'empressait de se trouver avec lui afin de recueillir les douces et brûlantes expressions de son amour pour l'Eucharistie.

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