SAINT SATYRE
SAINT SATYRE EST SAUVÉ D» NAUFRAGE PAR LA DIVISE ELCIIAr.ISTlE.
Satyre, frère de saint Ambroise, se rendant de l'Afrique en Italie, fut tout à coup surpris par une furieuse tempête en pleine mer. Près de faire naufrage, le vaisseau qui le portait menaçant d'échouer surdes rochers et de s'engloutir dans les flots, craignant non pas de mourir, mais d'être piivé des saints mystères en quittant la vie, Satyre, qui n'était encore que catéchumène , demande avec instance à ceux qui étaient initiés le divin sacrement des fidèles, la sainte Eucharistie. Il la fait enfermer dans un linge qu'il se passe autour du cou, puis, sans autre planche
de saîut, il se jette à la mer. Ses espérances et sa foi ne furent point trompées. Il aborda le premier au rivage, porté sur les flots par cette arche de la nouvelle alliance.
Satyre comprit bien à qui il était redevable de la grâce qu'il venait de recevoir, et, connaissant que si l'Eucharistie attachée à son cou l'avait délivré du naufrage, ce divin sacrement lui serait infiniment plus avantageux s'il avait le bonheur de le recevoir au dedans de lui-même, il eut soin de faire chercher un évéque pour recevoir le saint baptême, et par là être en état de pouvoir recevoir la sainte Eucharistie.
SAINTE GORGONIE
GCiîniSON MIRACCLEfîE DE SAINTE GOBCOME, OPÉRÉE PAR LA DIVISE ECCUAHISTIE.
« Ma sœur Gorgonie, dit saint Grégoire de Nazianze dans son oraison funèbre, était frappée d'une maladie mortelle. Les hommes versés dans l'art de guérir n'avaient plus d'espérance. Alors, cette sœur bienaiméese lève au beau milieu de la nuit, puisse rend à l'église. Là prosternée devant le tabernacle oîi repose >'otre-Seigneur Jésus-Christ par amour pour nous, elle lui représente et ses bontés et ses bienfaits, et les prodiges de sa charité: «Autrefois, lui disait-elle, « une pauvre femme travaillée par une cruelle mala- « die louche le bord de votre robe, et à l'instant même
« elle est guérie. Quoi donc, Seigneur Jésus, votre bras «serait-il donc raccourci? Votre corps tout entier « aurait-il donc moins d'efficacité que le bord de « votre robe ? Vous qui vous laissâtes attendrir à la « voix de la pauvre Cananéenne, Seigneur Jésus, se- « riez-vous donc insensible à ma prière ? votre bonté, « votre tendresse si compatissante ne vous porte- « raient donc plus à soulager les infirmes ? L'infinité « de votre puissance, de votre volonté et de votre « amour recevrait-elle des bornes ?
« Me voilà humblement prosternée aux pieds de « votre inépuisable miséricorde, en présence de ce « tabernacle où vous avez établi votre demeure dans « l'excès de votre amour pour les enfants des hommes. «Eh bien, je fais vœu de ne point me relever que « vous ne m'ayez guérie.» Cette prière, dans laquelle on ne sait qu'admirer le plus, ou de sa foi vive ou de son amour, étant terminée, Gorgonie se lève : sa prière était exaucée, elle était guérie. iPanéfjijnquc de sainte Gorgonie, par saint Grégoire de Nazianze.)