‹ Le ciel sur la terreChapitre 76 sur 120 · LE PETIT JUIF DE BOURGES · texte numérisé non relu

LE PETIT JUIF DE BOURGES

A BOURGES, es ENFANT JCIF, AVAST REÇO LA SAHITE EUCHARISTIE,

EST JETÉ TOCr VIVANT PAR SON PÈRE

DANS UN FOUR EMBRASÉ. DIEU LE œNSERVE «IRACCLEUSEMENT.

« En l'année 527, sous le règne du fils de Clovis, il y avait à Bourges une école très-fréquentée où se rendaient les enfants de la ville, riches et pauvres. Un artisan Israélite avait un fils de dix à douze ans qui se rendait tous les jours à l'école avec les enfants

(les voisins, ses petits camarades. Il apprenait de son mieux ce qu'on enseignait là. Après avoir lu, écrit et compté, il se récréait dans les rues et faisait comme il voyait faire. Quelques-uns de ses camarades entraient souvent dans une église; ils y allaient prier et saluer une image de la sainte Vierge, que l'on révère encore à présent sous le nom de Notre-Dame de Bourges. Le petit juif les imitait; il honorait ingénument celle qu'il entendait appeler la mère de Dieu. Son père, toujours taciturne et toujours affairé, ne lui parlant pas au retour, l'enfant n'avait jamais eu occasion de rendre compte de ces détails ; et ainsi, sauf ie baptême, il était devenu peu à peu à moitié chrétien.

« Or, à la fête de Pâques, qui se célébrait avec grande joie , tous ceux des enfants chrétiens qui avaient fait leur première communion s'étaient parés de leurs habits neufs, et s'en allaient le cœur joyeu.v à la table sainte. L'enfant du juif, les voyant si heureux, se joignit à eux. Il entendit la messe à genoux et il suivit pieusement ses petits camarades à la table sainte, où il reçut avec eux la divine Eucharistie.

« Avant de quitter l'église, il alla, ainsi que tous ses amis, faire sa prière devant la sainte image de Notre- Dame qu'il connaissait bien.

« Son absence ayant été plus longue ce jour-là que de coutume, lorsqu'il rentra, son père lui demanda d'où il venait si tard. Nous ignorons la profession de ce père Israélite, mais en ce moment il était occupé à chauffer un grand four où brûlait un feu dévorant.

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« L'enfant raconta d'une bouclie naïve, et sans se croire réprélieiisibleenricn, comment, avec ses petits camarades d'école, il allait souvent à l'église; comment il ne manquait jamais d'y saluer Notre-Dame, et comment il venait de recevoir la communion. Aussitôt le père, enflammé de colère, saisit son fils, le lance sans dire un mot au fond de son four, et jette ensuite deux fagots après lui pour redoubler la flamme déjà si ardente. Tout cela s'était fait en un clin d'œil. La femme du juif arriva alors. Du bout de la rue, elle avait aperçu son fils qui rentrait; elle le demanda. Le juif ne répondit ni par voix ni par signe. Accoutumée à ses tristes manières, la mère inquiète cherche dans toute la maison ; ne trouvant son fils nulle part, elle revint devant le four qui était si ardent qu'on ne pouvait en approcher. Les deux fagots que le juif avait jetés s'abattirent alors, à demi dévorés par la flamme, et la pauvre mère crut voir, au fond du gouffre de feu son enfant chéri. Elle poussa de tels cris d'angoisse que les voisins accoururent. En effet, tous aperçurent l'enfant qui semblait, par un prodige inexplicable, assis plein de vie au milieu des flammes. Aussitôt on retire les charbons ardents qui l'environnaient et l'enfant sortit du four sans avoir rien souffert. «J'ai été préservé, dit-il, par cette Dame « qui est sur l'autel et qui est venue me garder des « flammes. » La foule qui était là comprit que l'enfant désignait Notre-Dame de Bourges qui était venue sauver cet enfant, tabernacle vivant de Jésus-Christ,

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qu'il venait de recevoir à l'église de Notre-Dame. » ( Mémoires sur l'église de Notre-Dame de Bourges. )

SAINT SARDOS

SAI5T SAEBOS, StrPÉBIECR DE LABEAYE DE SARLAT, BESSCSCITE SON PÈBE

POCR LCI ADMINISTRER LE VIATIQUE,

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