Cf. Cochet. La Normafidie souterraine, 13i
La môme remarque a 6tô faite daus plusieurs cimetières de l>poque mérovingienne. Y. LiNDENSCHMiT. Hafidbuch der deutschen Aller tinnnskunde, I, 126.
que la seule tombe de notre cimetière, qui ait renfermé un indice incontestablement chrétien, la remarquable coupe historiée, était dirigée du nord au sud.
La position des corps avec pieds tournés vers le midi, si Fréquente dans notre nécropole, a été constatée dans plusieurs cimetières antiques de la Normandie par M. l'abbé Cochet, qui attribue cet usage à une population ou tribu arrivée du Nord et fixée sur les côtes de la Manche. Ce peuple, dit le même observateur, sans contredit Tun des mieux renseignés sur les antiquités sépulcrales, tourna les pieds de ses morts vers le sud € comme des enfants du Septentrion qui sortent du pôle et qui font voyage vers le Midi. On les disait morts en route, mais saluant, du haut de la colline, la terre de promission qu'ils venaient conquérir ^»
Position des corps dans la tombe.
Leur état de conseryation.
Tous les corps inhumés étaient étendus sur le dos, la face tournée vers le ciel ou inclinée vers un côté. Cette inclinaison s'explique par la rapide décomposition des chairs au milieu du vide que laissait le cercueil, qui ne s'affaissait que plus tard et souvent irrégulièrement. Quatre avaient la tête relevée et inclinée vers la poitrine. Les dimensions trop restreintes du cercueil ont nécessité cette position pour un cas (p. 85), ce qui ne paraît pas avoir eu lieu pour les autres (p. 61, 62, 66). La tête reposait-elle primitivement sur un objet aujourd'hui disparu par la décomposition? Nous n'avons rien rencontré qui pût nous fournir un renseignement. La tête était tout entière engagée dans le lehm; ni brique, ni pierre, pouvant servir de support ne se trouvait dans le cercueil.
Les mains et les bras suivaient généralement l'horizontale anatomique, en d'autres termes, étaient alignés le long des côtes; les jambes étaient dans leur position naturelle. Une fois sur vingt-cinq nous avons rencontré les mains croisées sur l'abdomen ; une fois seulement elles étaient pliées sur la poitrine, comme pour la prière. Presque toutes ces exceptions ont été observées dans des sépultures de femmes.