EEASISTRATE. LES VALVULES DU CŒUR
ERASISTRATE, né dans l'île de Céos, était petit-fils d'Aristote et contemporain d'Hérophile ; il vivait vers l'an 280 avant Jésus- Christ. Macrobe l'appelait le plus noble et le plus fameux de tous les anciens médecins; le premier, il constata le jeu des valvules qui séparent le cœur en deux étages. Le cœur, dit-il, s'en sert, soit pour la réception^ soit pour l'expulsion des matières qui entrent et sortent. Les valvules qui bordent l'orifice veineux du ventricule droit, sont au nombre de trois et ressemblent à des pointes de dard ; les discrples d'Erasistrate les nommèrent tricuspides. ■ — Les valvules de l'orifice ai-tériel ont la figure d'un sigma (7, ils les appelèrent sigmoïdes, ces noms restèrent désormais dans la science avec leur signification magistrale.
L'école fondée par Erasistrate à Smyrne resta florissante
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pendant quatre siècles, et jusqu'à Galien ce fut elle qui demeura à la tête de la science médicale.
Erasistrate entrevit aussi les vaisseaux cliylifères, dont la pleine découverte ne devait être faite que par Aselli , vingt siècles plus tard [1627]. Mais jusqu'alors Erasistate, ainsi que ses prédécesseurs, considérait le cœur et les artères comme des canaux vides de sang et pleins d'un air subtil, vrai pabuhim vitce. c( Lorsque le sang vient à s'insinuer dans le cœur et les artères, dit-il, il imprime un mouvement irrégulier au fluide éthéré qu'ils contiennent. Si la déviation se borne aux petits vaisseaux, il ne survient qu'une inflammation; mais si le trouble et le désordre parviennent jusqu'au cœur, on voit commencer la fièvre. » Erasistrate restera célèbre dans l'histoire pour avoir découvert, à l'agitation subite du pouls, l'amour d'Antiochus, fils de Séleucus Nicanor, roi de Syrie, pour la belle Stratonice.
ÈRE CHRETIENNE, SIECLE. ARCHIGENE d'aPAMP:B.