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LE CŒUR, CONSTITUTION^DE LA SYSTOLE

que les oreillettes n'avaient qu'un rôle passif dans l'acte circulatoire. Mais il suffit d'évacuer alors une petite quantité de sang par une légère ponction, pour voir se rétablir la contraction auriculaire active.

ludicafion tbérapentiqne. — On comprend, dès lors, la difficulté extrême qu'éprouve la circulation dans certains cas de congestion veineuse ; comment cette congestion peut déterminer l'inertie de l'auricule, et comment une saignée peut agir d'une manière favorable, en décongestionnant les organes, pour rétablir les systoles auriculaires. Dans ces derniers temps on a été jusqu'à préconiser la ponction capillaire du cœur. Mais il faut savoir que la circulation peut encore exister sans contractions auriculaires, de même que dans certains cas on l'a vue se continuer uniquement avec ces contractions sans le concours de celles des ventricules.

Rien n'est plus faux que la théorie de Beau * qui admet que l'oreillette chasse le sang en masse et dilate brusquement le ventricule, jusque-là vide et resserré ; c'est^ au contraire, par une série de petites contractions qu'agissent les oreillettes, et de plus les ventricules, dilatés d'avance, reçoivent déjà le sang pendant la diastole auriculaire.

Clendinning ^ l'a démontré^ en réséquant, à l'instar de Harvey, la pointe du cœur. On voit alors le sang couler d'une manière continue, mais le jet augmente au moment oii l'oreillette reprend ses contractions.

Systole des venteicules : elle est infiniment plus énergique que celle des oreillettes. Raller l'appelait : état violent du cœur. Mais son action est plus lente. Elle commence vers le sommet du cœur, pour s'étendre vers la base. Enfin, elle change notablement la forme et le volume des ventricules ; aussi, pour bien connaître la pulsation du cœur, faut-il étudier les changements de volume du cœur plein ou vide alternativement, et les changements de consistance de l'organe, suivant sa pression sur le sang ; car l'état du cœur est intimement lié au mouvement du liquide dans son intérieur.

Constitution de la systole; contraction et temps perdu. — Marey ' a démontré que la systole, considérée en elle-même, n'est

' Beau. Traite d'auscuU., p. 221.

'Clendinning. Report onthe motions and soundsof the hearl. Brit, Assoc. Glas cow. 1840, p. 179.

' Mauey. P/ténom. nœcaniq. de la circulât. Trav. du laborat. de Marey, 1876.

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