LE CŒUR, RECUL DE L'AORTE
suostic, d examiner de préférence le cœur, chez un sujet assis ou debout plutôt que couché.
C'est à la base du cœur que le recul est le plus apparent, car à la pointe, le retrait de l'organe compensant le recul, le changement est moins marqué. Il en résulte que le choc est produit surtout par la pression de la partie moyenne de la région ventriculaire contre le côté gauche de la poitrine.
Mais les questions physiologiques sont si complexes que, malgré tant de preuves, Chauveau QiHammernick sont d'avis que la systole ventriculaire n'est pas accompagnée d'un véi-itable mouvement de recul, car^ suivant Chauveau, ce mouvement persiste, alors même que le ventricule vide de sang ne lance rien au dehors et par conséquent ne peut reculer.
Action de l'oreillette . — Sénac a donné encore une seconde raison de la locomotion du cœur ', c'est le gonflement de l'oreillette gauche, qui, interposée entre le ventricule et la colonne vertébrale, soulève l'organe et le propulse en avant.
Fin-, 71. — Rapports du choc piùcordial avec les mouveiiieuts du cœur: (cheval) (tiré de Chauveau et Marev) 1, tracé gro.'isi de l'oreillette. ~ 2, tracé du ventricule. — 3, tracé du choc du cœur contre la poitrine. — a, indique la durée et la position des systoles. — 6, celles du choc.
Recul de l'Aorte. — Le cœur n'est pas seul à reculer. Le sang qu'il lance dans l'Aorte rencontre la courbure de la crosse qui lui fait obstacle; il la repousse, la soulève, en élargit le dia-
* Sénac. Traité de la structure du cœur, i'm, t. I, p. 356.