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LE CŒUR, DURÉE DE LA SYSTOLE VENTRICULAIRE

Les valvules sont, pour les orifices, des instruments occlusion ; 'Pom V ondée sanguine, des instruments de transmission et de direction ;

Pour les cavités auriculaires, des instruments de protection.

Et ces instruments sont mis enjeu par les muscles papillaires^ dont jusqu'à présent Faction intime avait été si peu appréciée,

Progkession du sang dans le cœur. — Ce qui caractérise l'appareil circulatoire au point de vue mécanique, c'est que le cœur représente une pompe foulante, dont le courant revient au corps de pompe plus ou moins vite, suivant la différence de pression que produira son travail.

Cette progression du sang s'opère par les variations de pression, par les alternances d'action des quatre cavités du cœur; ainsi la systole des oreillettes commence l'évolution ou cycle circulatoire. Elle abaisse les valvules mitrale et tricuspide, remplit les ventricules ; ceux-ci se contractent à leur tour, relèvent les valvules auriculo-ventriculaires, qui, serrées les unes contre les autres, empêchent le reflux du sang aux oreillettes, et l'obligent à pénétrer dans les tubes artériels, dont les valvules, accolées aux parois, laissent l'ouverture béante. — Les artères se remplissent, l'onde puis ative parcourt le corps entier.

Dès que les ventricules sont vides, les valvules sigmoïdes qui garnissent l'entrée de l'aorte et de l'artère pulmonaire s'abaissent, se referment sous le poids de la colonne sanguine qui retombe sur elle.

Mais voici que le sang a parcouru tout le corps, artères et veines : il afflue aux oreillettes, qui sont de nouveau remplies, l'une par les veines caves, l'autre par les veines artérieuses du poumon, La pression du sang dans les oreillettes entr'ouvre de nouveau les valvules auriculo-ventriculaires, et les muscles papillaires en achèvent la dilatation, le cycle circulatoire va recommencer une évolution nouvelle.

Durée de la systole vbntrigulaire. — En 186S, Donders mesura la durée de la systole et l'évalua par l'intervalle qui sépare les deux bruits du cœur. Il reconnut qu'elle était de Ïmô de seconde environ, pour un pouls de fréquence ordinaire. Mais si la rapidité du cœur vient à augmenter, la systole ne dure plus que ~- Elle diminue donc d'une façon absolue, tout en gaumentant, relativement à la durée totale d'une révolution cardiaque*

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