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LE CŒUR, INNERVATION BULBO-MÉDULLAIRE

moïdc, en avant du sillon crucial vers le point correspondant au n" 3 de Ferrier. Cet abaissement de pression est dù à l'excitation des origines centrales des nerfs dépresseurs de Lûdwig et Cyon.

lufliionce psycliicino. — L'influence cérébrale est surtout en rapport avec les données de VmtelUgence, du sentiment et des organes des L'obsei^vation de ces phénomènes peut donc aussi éclairer la question.

Or, les impressions psychiques produisent tantôt un arrêt momentané des mouvements du cœur, tantôt une accélération, suivant que le cerveau seul est en action, ou que cette action s'est propagée au bulbe. C'est généralement sous l'influence des émotions morales les plus fortes que domine l'effet des éléments modérateurs ; leur puissance peut aller jusqu'à la sijncope ou même à la mort subite.

C'est que le cerveau est indispensable à l'action des nerfs réflexes cardio-vasculaires sensoriels, c'est là ce qui les diffél'encie complètement des réflexes circulatoires déterminés par l'excitation des autres parties de l'appareil sensitif.

Ces troubles cardio-vasculaires, ainsi que l'ont démontré MM. Charpentier et Coxity, sont liés non pas directement à la perception sensorielle elle-même, mais à un travail cérébral ultérieur, émotionnel, qui, par l'intermédiaire du mésocéphale, déterminera les troubles observés.

II. Origines bulbo-médullaires de l'innervation du cœur. — La région bulbaire paraît indispensable à l'action du cœur, car elle est le point d'origine des ncrh pneumo-gastriqties.

Il en est de même de la moelle cpinière, d'où émanent directement certaines fibres cxcito-motriccs, qui se rendent au plexus cardiaque.

Legalloisdi démontré que \q cœur s' arrête , si l'on détruit brusquement la moelle. Et Wilson Philip a vu également le cœur s'arrêter par Vécrasement du cerveau. Mais, si c'est la règle dans la majorité des cas et si la vie régulière ne peut exister sans l'assistance des centres bulbo-médullaires, de nombreuses exceptions viennent démontrer que là n'est pas encore la cause première du rhythmc cardiaque.

Spallanzani et Wilson Philip ^ reconnurent que la destruction

' Wii.sor» PiULip. An crperimenlal inquirti in to the lavjs of the vital funclions, p. rj6.

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