‹ Le circulation et le poulsChapitre 150 sur 669 · LE CŒUR, INNERVATION PAR LE NERF VAGUE · texte numérisé non relu

LE CŒUR, INNERVATION PAR LE NERF VAGUE

surgir l'action des prétendus nerfs d'arrêt et cesser l'action du cœur \

En 1877, Ottomar ROSENBACH ^ émit une-théorie très analogue à celle de Brown-Séquard, mais plus complète. D'après cet auteur, le nerf vague agit en resserrant les vaisseaux de la moelle allongée ; vaisseaux dont le sang, en devenant veineux, provoque les mouvements respiratoires. C'est un nerf vasomoteur constricteur.

Le nerf vague, comme nerf centrifuge, a sur le cœur une action semblable à celle qu'il exerce sur la moelle allongée, comme nerf centripète. Il est le nerf mso-moteur constricteur du cœur, et de ses artères coronaires.

Mais l'excitation centrifuge du nerf vague est également produite par le sang des vaisseaux de la moelle allongée. Le resserrement de ces vaisseaux, ou la diminution de leur veinosité, produit une excitation moindre du vague cardiaque ; par conséquent, au commencement de l'expiration, le pouls s'accélère, puisque l'action du vague pulmonaire sur les vaisseaux de la moelle allongée est à son maximum à la fin de l'inspiration. Pour la même raison, à cause de la veinosité moindre du sang de la moelle allongée, le pouls s'accélère pendant V apnée ; et au plus haut degré de défaut d'innervation du vague cardiaque, c'est-à-dire après la section des deux pneumo-gastriques, l'activité cardiaque est au minimum, parce que le nerf vague cesse de pouvoir faire contracter les artères coronaires. Après la section des pneumo-gastriques, l'activité cardiaque continue de s'exercer rhythmiquement, parce que le cœur persiste comme force propre de direction. Chaque systole se coupe pour ainsi dire elle-même, parce qu'à ce moment un sang bien artérialisé pénètre dans les artères coronaires ; alors les ganglions automatiques du cœur cessent d'être excités. Le muscle cardiaque se relâche, puis se contracte de nouveau, lorsque la veinosité du sang dans les vaisseaux coronaires est revenue.

LUCIANI à son tour vint donner une explication nouvelle et très ingénieuse, qui nous paraît mieux que toute autre approcher de la vérité. Cl. Bernard, Schîff, Vulpian, Goltz ont reconnu

' Onimus. E.rpor. sur le pncumo-gastriquc ci sur les nerfs 2»'éiendus d'arrêt. Acad. (les se. Paris 1876.

- Ottojiak RosENBACii. Central])lalt, 10 fcivrier 1811. ' LuciANi(Luigi). RiVisla clluica di Bologua, 1811-72-76.

Page 1