MODIFICATION DES SOUFFLES INTR A-CARDIAQUES
Le double ou] triple souffle dans l'insuffisance aortique est donc toujours un souffle en avant
M. COLRAT de Lyon a démontré de même par les mouvements de l'hémodromètre que le dicrotisme n'était iamais dû à un mouvement de recul du sang.
Souffle prbsystolique.
FAUVEL ^ a démontré que le souffle présystolique, symptôme du rétrécissement mitral, ne pouvait être produit que par la contraction de l'oreillette.
Il a pu faire, à cet égard, une observation absolue sur un fœtus humain âgé de cinq mois. Sur le cœur qui était à nu, il a vu distinctement l'oreillette se contracter d'abord, puis la contraction se propager peu à peu au ventricule par une sorte de mouvement vermiculaire.
Modification des souffles intka-cardiaques organiques sous l'influence de la position.
Tous les souffles, quels qu'ils soient, se modifient quand le malade passe de la position horizontale à la position verticale. KUFFER 3 en a donné une bonne description en 1877, dans le Progrès médical; il a démontré, comme l'avait fait Gowers pour le souffle présystolique, qu'ils diminuent tous dans V attitude verticale. Et cela par deux mécanismes principaux :
1° En faisant, d'une part, varier la forme du cœur, par exemple : en raccourcissant le ventricule.
Ainsi dans l'endocartlite aiguë on peut voir diminuer et même disparaître le souffle, qui était dù à une insuffisance par contracture des muscles papillair es.
%" D'autre part, en déterminant dans la tension artérielle des variations, par suite desquelles le nombre et la force des contractions cardiaques peuvent changer.
Tous les souffles augmentent dans la position horizontale. Certains souffles même ne se produisent que dans cette attitude ^
h' inspiration détermine une augmentation des souffles cardiaques; par âilite de la gène que le gonflement des poumons apporte à l'acte circulatoire.
Dédoublements des bruits du cœur normaux et patholo-
* Toussaint et CouRkT.Bruit de souffle artériel et multiple. Lyon rdéd, 1874, p. 1^' -
* Fauvel. Acad. de méd. de Paris, avril 1874. ' KuFFER. Progrès méd. n° 18, 1877.