PRESSIONS ET MOUVEMENTS SYSTOLIQUES
Ces frottements sont : les uns diastoUques, les autres systoliques^ et produisent un mouvement tantôt uniforme^ tantôt uniformément î^etardé^ ou même rétrograde.
Pressions et frottements diastoliqlies. — La quantité de mouvement donnée pendant la diastole artérielle est employée : \°k augmenter la résistance àes artères en approchant de leur limite extrême d'élasticité et de dilatation; — 2° à alimenter le frotternent reconnu nécessaire. — 3" à développer la chaleur et l'élasticité vitales; car tout frottement est une source de calorique et d'électricité ; à son tour, Vartère fournit des résistances de deux espèces : V une perpendiculaire à Vaxe des vaisseaux, elle est duc à la dilatation des fibres circulaires; VsLulre parallèle à Vaxe, due à la dilatation des fibres longitudinales.
Dans les artères,la force vive de vèû^iidiïxce perpendiculaire est d'autant plus grande qu'elle s'exerce plus près du cœur, tandis que la force vive longitudinale est plus puissante vers les extrémités, car la diminution progressive du calibre artériel peut être représentée par un cône, ou, ce qui revient au même, par une suite de lignes brisées, entre lesquelles vient se heurter le flot du liquide, avec diminution de vitesse.
Pressions et mouvements rétrogrades ou systoliques, — Si pendant la diastole artérielle tout concourt à la progression du sang, c'est le contraire pendant la systole.
Les répressions sont alors les plus fortes, et, le vaisseau se resserrant, tandis que la contraction du cœur cesse, il force une partic du sang à rétrograder. De ce conflit naissent des ondes multiples qui se propagent jusqu^aux valvules aortiques; ce sont donc elles qui soutiennent le choc ; mais elles ne l'amortissent pas complètement et leur élasticité le restitue en un nouveau mouvement progressif, suivi même de plusieurs autres plus petits ; ce sont ces ondulations secondaires qui constituent le polycrotisme, en sorte que \q pohjcrotisme n'est autre chose que l'expression de la circulation rétrograde on sgstolique A.Q?< artères.
Ces mouvements internes ne doivent pas aboutir pour nous à une étude théorique et stérile ; nous allons en faire de suite une application k la pratique. 1" En effet le frottement du sang dans les vaisseaux, lorsqu'il est très prononcé, donne lieu à unfrémissement vasculaire général, qui imprime à la pulsation un caractère serratique tout particulier et fait entendre à l'oreille un bruit de souffle ; ce frottement doit exister plus fort dans les maladies