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ACTION AUTONOME DES ARTÈRES

WHARTON {Jones) ' a vu, pendant la contraction des artères chez la grenouille, la membrane interne plissée longitudinalement, pendant que la tunique moyenne devenait plus épaisse comme un muscle contracté. Une longue réclusion de l'animal produit un effet contraire et, dans ce cas, les petites artères se dilatent au point d'avoir un calibre quatre fois plus long que le normal.

Il s'agit donc ici d'une propriété tout à fait analogue à celle des muscles, mais modifiée par la nature même de ces muscles vasculaires, qui sont à fibres lisses et doués d'une action continue, d'où le nom de hypermusculaire .

Actiou aiitouomc des artères. — Mais quelle est la part de ces deux forces : élasticité, contractilité, dans l'action des artères? Pour le comprendre, rappelons-nous que les parois artérielles contiennent deux sortes d'éléments anatomiques : les fibres élastiques^ — les fibres contractiles des mitscles de la vie organique.

Or, entre ces deux éléments, il existe, ainsi que l'ont démontré ONiMUS et LEBROS \ un antagonisme complet.

Les Gbres élastiques servent à maintenir passivement les conduits dans une dilatation moyenne.

Les fibres musculaires, sous l'empire des nerfs vaso-moteurs, sont chargées de resserrer les vaisseaux au moment nécessaire. Elles peuvent même posséder dans certaines circonstances des vertus systoliqucs et diastoliques spéciales ; c'est ce qu'0/22mus a décrit sous le nom de mouvement autonome des artères. Pour cela les vaisseaux doivent posséder une sensibilité personnelle, inconsciente, avec une contractilité toute particulière. On y trouve en effet les filets du grand sympathique, et dans celles-ci se rencontrent à la fois des tubes et des fibres de Remack ; les premières servent à la sensibilité, les deuxièmes donnant le «louvemeut, et portent, suivant l'expression de Marey, au tissu contractile V ordre de se relâcher.

Cherchons maintenant les preuves de cette théorie :

1° La contractilité artérielle concourt à la progression du sang contenu dans les artères.

En effet, si le cœur était la seule force de progression, en sup-

' Wharton (Jones). On the stale of'tlie blood and blool ivesseh. Guy's hospiti t-eports., 1851, 2" série, t. VII, p. 7.

- Legros et Onimus. Rech. sur la circulai, et la contracliliié artër. J. de physiol. de Robiu, 1868, t. viii.

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