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INTRODUCTION DE L'AIR DANS LES VEINES

presse les gros vaisseaux veineux et refoule le sang qu'ils contiennent. Celui-ci se partage en deux courants contraires; la partie la plus voisine du cœur est chassée avec une rapidité plus grande dans l'oreillette. La portion plus éloignée, retardée dans sa course^ est refoulée en arrière subissant un temps d'arrêt.

Poiseuille dont les travaux sur la circulation ont été si remarquables^ mesura au manomètre la force relative des deux mouvements respiratoires; dans les conditions ordinaires les effets d'aspiration étaient plus grands que ceux de la pression expiratoire, il en résulte une favorable influence sur le cours du sang veineux de la périphérie au centre. '

INTRODUCTION DE l'aIR DANS LES VEINES.

La sphère d'action de l'aspiration thoracique s'étend assez loin et se fait sentir partout où il y a de grosses veines. Tout chirurgien a été témoin de ces cas néfastes, où une veine entr'ouverte aspire l'air avec sifflement, amenant ainsi la syncope et la mort subite. Or cette entrée de l'air a toujours lieu pendant V inspiration, ce qui montre que l'influence thoracique en est la cause principale ; on l'a vue s'exercer non seulement sur les veines de la base du cou, mais sur les veines faciales et axillaires.

C'est à WEPFER, médecin suisse du xvii* siècle, et à MÉRY, ^ que l'on doit les premières données sur les effets funestes de l'air introduit subitement dans les veines. Mais le premier cas d'accident chirurg-ical mortel, pendant une opération, fut observé et reconnu par MAGENDIE 3 en 1818, à la suite de l'ouverture de la veine jugulaire externe à la base du cou. Plus tard, en 1839, AHUSSAT * résuma dans un beau mémoire les faits déjà nombreux recueillis à cette époque.

Les expériences de BARRY en 1825 et de bérard en 1830 parurent limiter les régions dangereuses à la base du cou à la

* Poiseuille. Recherches sur les causes du mouvement du sang dans les veines. J. hebdomadaire de méd. 1830, t. I.

- Méry. Question physique. Méin. de l'Acad. des sciences, 1701, p. 167. ° Magendie. Sur l'entrée accidentelle de l'air dans les veines et sur la mort suinte qui en est l'effet. ^. de physiol. 1821, t. T, p. 190.

* Amussat. Reclierches sur l'introduction de l'air dans les veines. 1839. In-S".

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