‹ Le circulation et le poulsChapitre 27 sur 669 · FRANGIOSI^ NARDI^ — 1660. GUY-PATIN · texte numérisé non relu

FRANGIOSI^ NARDI^ — 1660. GUY-PATIN

Règle générale^ quand il s'agit d'une découverte, les contemporains la repoussent, la postérité l'accepte et l'admire.

Aussi les beaux travaux de Harvey ne trouvèrent point que des admirateurs ; l'envie s'éleva de toutes parts contre lui : comme résultat pratique, sa clientèle, dit-on^ diminua de moitié; comme résultat scientifique, ce fut le commencent d'une guerre littéraire, qui dura plus d'un siècle. Les uns nièrent avec acharnement l'existence de la circulation; les autres l'acceptèrent, mais comme une découverte ancienne, qui n'avait eu besoin ni de Harvey, ni même de Césalpin^ pour être connue, appréciée de tous. Disons de suite, à sa louange, qu'il ne répondit que par le silence à la plupart de ses détracteurs; le célèbre Riolan fui le . seul auprès duquel il voulut se disculper, encore le fit-il en termes fort modérés.

Mais d'autres voix^ plus libres d'agir que la sienne, surent combattre pour ses idées et soutenir sa cause. C'était bien défendre la vérité.

Citons d'abord walaeuS on Jean de Waale^en Hollande, qui, tout en rapportant aux anciens l'honneur de l'invention, fut un des premiers à rendre hommage à la démonstration scientifique de Harvey et voulut enseigner la circulation du sang dans un cours public.

DESCARTES^ le grand philosophe français, accepta avec enthou siasme cette découverte^ quoiqu'elle fût repoussée par la faculté de Paris, qui se montra^ dans cette occasion, bien iufé-

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