POSSIBILITÉ POUK LA SCIENCE DE EECULER L'OBSTACLE
mutuellement et de ramener ainsi dans l'organisme une sorte d'équilibre instable, qui lui permet de résister plus longtemps aux agents qui entraveraient ses fonctions.
De nouvelles expériences sont encore nécessaires pour connaître la loi de régression à\x pouls, sous l'influence de la pesan teur de l'air; mais, en admettant qu'elle fût la même que celle des altitudes, 10 pulsations pour JOOO mètres, il est douteux que rhomme puisse pénétrer àune profondeur de plus de 5000 mètres, car le pouls n'y donnerait plus que 10 à 20 pulsations par minute : à 6000 mètres, le cœur ne fournirait plus que 5-10 battements ; à 7000 mètres, la pression atmosphérique serait assez forte pour empêcher tout battement et ferait équilibre à la force du cœur.
Le docteur Marey a démontré d'une manière fort ingénieuse que la rapidité des mouvements du cœur dépend de la pression qu'il supporte, car en surmontant le cœur d'une tortue d'un tube plein de mercure^ il Ta vu battre très vite, sous une faible pression, puis se ralentir et enfin s'arrêter, sous une pression progressivement plus forte.
Ainsi : '^kilomètres en profondeur, 12 kilomètres en hauteur, telles sont les dernières limites que l'homme peut explorer en deçà ou au delà de l'écorce terrestre ; et ces limites, c'est le pouls qui les impose; en même temps qu'il donne par son chiffre progressif ou régressif la hauteur exacte où l'homme se trouve placé dans l'atmosphère ambiante.
Nous avions donc raison de le dire en commençant : le pouls ^est un baromètre vivant. Et,malgré sa variabilité sur chaque sujets il sera toujours facile à chaque observateur, au bout de deux ou trois ascensions, de remarquer assez nettement le rapport de fréjquence de son pouls avec une altitude connue, pour pouvoir 1 ensuite s'en servir avec facilité, aussi bien que d'un baromètre ! anéroïde ou mercuriel, pourvu qu'au moment de l'épreuve il se maintienne dans un calme absolu.
POSSIBILITÉ POUR LA SCIENCE DE RECULER l' OBSTACLE LIMITE.
Quant à l'impuissance pour l'homme de monter ou de redescendre plus bas que les chiffres indiqués, je dois ajouter, qu'il s'agit de l'homme abandonné à ses seules forces naturelles. Mais la science pourra reculer toujours un peu ces limites, et