‹ Le circulation et le poulsChapitre 492 sur 669 · CHRONIQUES · texte numérisé non relu

CHRONIQUES

1° PALPITATIONS HABITUELLES IRREGULIBRES.

Celles-ci peuvent être irrégulières ou régulières. Quand les palpitations sont irrégulières dans leur intensité, leur durée, et aussi quant aux circonstances qui les produisent, ce sont les palpitations dites nerveuses. On les observe dans Vanémie, Virritation spinale, V hystérie, Y hypochondrie,\di phthisie commençante, les affections vermineuses.

BLypoclioudric. — Dans V hypochondrie, elles naissent sans cause appréciable chez des jeunes gens qui vivent mal et s'exaltent l'imagination, ou bien encore chez des personnes tourmentées par des peines morales prolongées. Elles peuvent durer longtemps, mais n'ont point une valeur pronostique grave.

Hystérie. — Dans V hystérie, \qs palpitations sont en général

fort irrégulières. Elles peuvent se présenter sous deux formes différentes : l'une bénigne, l'autre violente.

1° Forme bénigne. — Les mouvements du cœur sont irréguliers, mais il n'y a pas augmentation sensible de leur force.

Fig. 286. — Femme de 32 ans, palpitation hystérique.

Ces palpitations surviennent à propos d'une idée, d'une émotion, d'un mouvement, d'une circonstance déterminée. Elles n'ont rien de grave.

2" Forme violente. — Ces palpitations sont d'une extrême violence. On voit les battements transmis .soulever la région précordiale, les vêtements, les couvertures ; on peut même parfois entendre à distance les pulsations di\ cœur. Ces crises heureusement ne sont pas longues, elles alternent avec d'autres symptômes. J^aorte, les carotides participent à cette agitation nerveuse avec battements dansl'abdomen, dans la gorge, et sensation d'étranglement.

Diagnostic. — Dans ces cas, dit le professeur stockes, la force du cœur est augmentée à un degré qui dépasse celui do

Fig. 287. — l^alpilatioDs h) stériques lortes.

toute autre maladie organique ou inflammatoire. C'est une vraie convulsion du cœur, et cette violence doit alors fixer le diagnostic: hystérie.

Pbthisie. — Chez les phthisiques, les palpitations reviennent habituellement le soir, après le repas ou après une course. Elles sont peu violentes, mais parfois extrêmement opiniâtres.

Leurs causes sont multiples ; car, d'une part, les phthisiques sont ordinairement très anémiques et olighémiques ; or la pauvreté du sang laisse les nerfs du cœur sans modérateur, « sanguis moderator nervorum )> .

D'autre part, la. pktkisie, d'après mes recherches personnelles,

se lie souvent à une atrophie marquée des origines du pneumogastrique; c'est alors, seulement, que le microbe peut s'emparer du poumon. Mais la branche pulmonaire est rarement atteinte, sans qu'il y ait quelque lésion des rameaux cardiaques, d'où la tendance aux^œ/p/toilw^s et leur ténacité extrême, la lésion-cause persistant toujours.

Spring et quelques autres médecins regardent encore les palpitations des phthisiques comme pouvant être causées par Vangustie du thorax, Vétat congestïf des -poumons, ou bien encore V atrophie parenchyme et l'oblitération des capillaires,

Page 1