‹ Le circulation et le poulsChapitre 516 sur 669 · AFFECTIONS PULMONAIRES · texte numérisé non relu

AFFECTIONS PULMONAIRES

Racititîsmc du tiiorax. — Les déformations iniensQ?, à\i thorax^ chez les rachitiques^ les bossus, etc., disposent à la cyanose. Dans ces cas, il existe en effet : 1" une inspiration

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incomplète; par conséquent, insuffisance d'air extérieur; — 2° une expiration difficile, avec élimination imparfaite de l'acide carbonique. Souvent une portion des poumons ne fonctionne presque pas, ou bien le cœur comprimé, déplacé, ne peut agir à l'aise.

Mais c'est à dater de la puberté que l'on voit se manifester les deux phénomènes de cyanose et à' oppression. Alors, sans doute, l'arrêt du développement des poumons, se trouvant en disproportion plus notable avec les fonctions circulatoires, vient prêter un nouvel élément à l'apparition de la cyanose.

Asthme. — L'astbmc, quand les crises sont intenses, et surtout lorsqu'il se complique emphysème, détermine facilement la cyanose pendant les accès.

Ici encore, nous trouvons comme causes le spasme des bronches, — l'insuffisance de V expiration, — la pression des cellules emphysémateuses dilatées sur les capillaires du poumon, — enfin Vkématose devenue insuffisante dans les lobules emphysémateux .

ludication thérapeutique. — Dans ces différents états, un fait domine tous les autres :

C'est l'hématose insuffisaute.

L'indication majeure est donc de la régulariser, de la compléter. C'est pourquoi la gymnastique pulmonaire avec grandes inspirations, le séjour dans les vallées profondes ou au bord de la mer, les bains d'air comprimé, les inspirations de gaz oxygène, l'eau oxygénatée en boisson^ constituent une thérapeutique raisonnée, fournissant le remède complémentaire de la fonction en souffrance ; c'est de la médecine restitutive ou complémentaire.

Pncumo-thoraïK. — Le pneumo-thorax, en affaissant d'emblée tout un poumon, diminue de moitié la puissance respiratoire de la poitrine et refoule dans la circulation une assez grande quantité de sang resté veineux; de là une cj/awose presque subite.

Diagnose. — Lorsque dans le cours d'une phtkisie ou à la suite d'une plaie de poitrine on voit survenir une cyanose subite avec oppression extrême, il faut soupçonner diM&sHoilQ pneumothorax.

Prouostie. — Cette complication est fort grave, mais non toujours mortelle;

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luflication tbérapcutliiqiic. — Ici, encore, l'indication est mécanique. C'est la pression de l'air extérieur qui supprime la perméabilité du poumon ; fermons la voie de communication (cela est possible au moins dans le cas de plaie pénétrante de poitrine) et l'air contenu dans la plèvre se résorbant peu à peu, ou bien évacué par ponctions, le poumon reprendra sa liberté d'action.

Plathisic. — A la dernière période de X^phthisie, on remarque souvent une légère cyanose apparente aux lèvres et aux coins de la bouche.

isiaguostlc et itronostic. — Cette cyanose indique l'invasion de la période asphyxique, il ne reste plus d'espoir.

Sroucliite capillaire, — pneumonie double, — g^angrèuc du poumon, — pleurésie avec cpancbcment.

La broncbitc capillaire ou catarrhe suffoquant^ la pneumonie double en supprimant l'hématose^ la gangrène du poumon par la même cause encore, enfin la pleurésie double et l'bydrotborax, en comprimant à la fois les deux poumons, le cœur et les gros vaisseaux, produisent une cyanose caractéristique. Cette cyanose occupe la face et non le cou, les pieds, les mains et non les membres, ce siège tout spécial devient un élément de diagnostic fort important.

Croup. — La cyanose faciale de couleur livide, coïncidant avec une oppression bruyante, serratique, et un pouls veineux jugulaire ondulant., appartient à la période ultime du croup.

Diagnose. — Tant que ïobstacle n'existe qu'à l'inspiration, la peau est seulement pâle, décolorée, car le sujet manque d'air^ mais il peut encore éli^niner l'acide carbonique.

Quand l'expiration est gênée en même temps, la cyanose ^^dsoli aussitôt. (Spring.) Cette distinction délicate et précieuse démontre bien que la cyanose est due à la rétention de l'acide car' Ionique, qui ne peut s'éliminer complètement et qui dès lors entraîne après lui toute la série des accidents consécutifs.

Pronostic. — Une fois la cyanose produite, l'enfant est perdu, si l'on n'enlève pas rapidement la cause du mal.

Indication tbérapeutique. — Supprimer l'obstacle, ouvrir un passage à l'air, telle est la dernière ressource; c'est le

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sublime secours, donné par la tràctiéotomîe . En la pratiquant on devra lutter contre la congestion veineuse, qui est alors énorme; les jugulaires et leurs branches, le plexus thyroïdien, ont triplé, quadruplé de volume, et leur blessure cause des hémorrhagies effrayantes. Mais posez le doigt sur la veine saignante, contenez-la par une pince hémostatique, ouvrez malgré tout la trachée, obtenez une première inspiration d'air, et tout à coup le sang s'arrête, l'harmonie se rétablit, la cyanose disparaît, le résultat est vraiment magique.

La cyanose peut encore se montrer, quand des tumeurs ganglionnaires développées à l'entour de la trachée ou des bronches viennent à comprimer les gros vaisseaux du cou ; il en est de même du goitre volumineux qui pèse sur le larynx^ et du goitre plongeant^ sous sternal^ qui comprime la trachée.

J'ai vu également la-cyanose accidentelle, dans un cas d'aiicès rétro-laryngien, qui oblitérait la lumière du larynx, — dans les cas de polypes multiples et de tumeurs cancéreuses intrà-laryngiennes.

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