‹ Le circulation et le poulsChapitre 518 sur 669 · V. Par anastomose · texte numérisé non relu

V. Par anastomose

4° La FIÈVRE dans ses rapports avec la circulation.

DEFINITION : — Le poals ^rand et fort est celui qui offre à la pression du doigt une impulsion pleine, élastique et durable.

Variétés. — On le divise en : i" pouls grand ou fort proprement dit, — 2° pouls large, — 3° pouls géant, — k° pouls vif, —

pouls bondissant, — pouls plein, — 1° pouls dur, — ^"palpitations.

Plusieurs autres nuances sont moins importantes et peuvent être réunies dans une même description. Ainsi, tandis que le pouls grand est à la fois fort et élastique dans toutes ses parties, le pouls dur est grand sans élasticité.

Le pouls vif n'offre qu'une systole très courte, peu proportionnée à la durée totale de la pulsation.

\jQ pouls plein donne une systole trop longue.

Mais le pouls géant, le pouls bondissant, le pouls incompressible, ont une importance réelle et méritent une description à part.

Etiologie. — La force du pouls varie : 1° Suivant la grosseur de l'artère explorée. 2° Suivant la tension artérielle.

3° Suivant la durée de l'intervalle des pulsations ou repos. 4° Suivant \si perméabilité ou la diminution du calibre du vaisseau, au point exploré.

S" Suivant la rapidité de la diastole.

.1. Influence du volume «le l'artère. — Quand les deux radiales battent inégalement, il est facile de voir que c'est la plus grosse qui donne les mouvements les plus énergiques. Le volume de l'artère est donc pour beaucoup dans l'appréciation de la force du pouls ; néanmoins une réunion de petites artères dont chacune serait peu apparente, finit par donner une pulsation aussi forte qu'une seule artère volumineuse. Ainsi la pulsation des capillaires de la pulpe des doigts est aussi forte que celle de la radiale.

IL Influence de la tension. — On croit généralement que plus la systole est forte, plus le pouls est fort; cela n'est point complètement juste. La force du pouls n'est pas toujours en rapport avec l'énergie de la contraction ventriculaire, mais se

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trouve réglée par l'état de la circulation capillaire. Si la tension est grande, le cœur a beau se contracter avec force, il ne peut faire passer que peu de sang, et, l'artère changeant peu de volume, nous ne percevons pas d'augmentation sensible dans le pouls, il ne paraît pas fort.

III. DHrée de la pulsation. — Quand le pouls est lent, la systole et surtout la diastole, au lieu d'être subites, se prolongent en courbes adoucies. Un pouls très fort peut donner au tact une impulsion modérée, s'il est en même temps d'une grande lenteur.

IV. Perméahllîté de l'artère. — Tout obstacle à lajoerméabilité d'une artère rend le pouls plus fort au-dessus du point rétréci et plus faible au-dessous. Dans le premier cas, la force vive développée par la vitesse acquise du sang se transforme en pression latérale qui dilate Tarière. Dans le second cas, il ne pénètre dans le calibre artériel que les courants parallèles du centre qui circulent sans épuiser leur force à dilater l'artère.

V. Kapîdîté de la diastole. — Il faut distinguer ici \q pouls fort du pouls brusque, qui paraît fort, parce que son impression est subite, inattendue, mais qui, en somme, ne fait pas monter le tracé plus haut.

Le pouls grand peut encore être direct ou indirect.

Le pouls ^rand direct tient à la force du cœur qui augmente la pression du sang dans tout le système vasculaire; c'est ce qu'on appelle la stkénocardie [(jOévoç force, xap§(a cœur], i Le pouls grand indirect vient de ce que les artères ont perdu une partie de leur puissance vaso-motrice. Dès lors le cœur^ exerçant son empire sans trouver de résistance, dilate plus largement les artères parésiées, sans qu'une plus grande somme de force absolue soit, pour cela, mise enjeu.

Le pouls grand doit être étudié d'abord phijsiologiquement par le médecin à ces deux sièges d'élection : les artères et le cœur, sous peine de prendre un excès de faiblesse pour un excès de force, et vice versa.

Pour connaître si le pouls est fort ou faible chez un malade, il faut, en effet, avoir connu et tâté son pouls dans l'état de santé parfaite. Il faut avoir égard aussi à la force générale, à la taille^ klsL constitution des sujets.

Diagnose, — Règle générale : le pouls fort chez un individu

faible^ le pouls faible chez un individu fort, sont également des signes de maladie imminente.

Le pouls grand et fort peut être physiologique on pathologique.

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