ARTÉRITE TERMINALE DES FIEVRES GRAVES
Artéritc oblitérante. — Si, vers la fin d'une fièvre grave, ou même pendant la convalescence, le pouls à^une artère seulement [brachiale, crurale, poplitée, etc.] devient très faible et perd son amplitude, avec douleur et dureté sur le trajet du vaisseau, il s'agit d'une artérite typhoïde oblitérante ; le. pronostic est grave, car il peut annoncer la gangrène très prochaine du membre.
Artérite pariétale. — Mais si la diminution des battements est précédée pendant quelques heures d'une exagération marquée de leur amplitude, et si l'on observe V absence de cordon dur^ c'est que Vartérite est pariétale au lieu d'être oblitérante. Le pronostic de cette forme est bien moins sérieux ; elle se termine par résolution et n'entraîne pas la gangrène.
lléningrite. — Le pouls peut être fort au début d'une méningite; mais dès que le deuxième stage ari'ive, il àeYiQiii petit ^ faible, souvent aussi irrégulier.
Fractures des vertèbres du cou. — On remarque du reste cette faiblesse du pouls dans toutes les affections irritant les cordes spinales : myélites aiguës, spontanées ou traumatiques de la région cervicale supérieure, etc.
Goutte. — Les accès de cette maladie donnent le plus sou-
yenl un pouls petit et fréquent, surtout quand les douleurs sont vives et dans les accès de goutte métastatique portée sur des organes nobles.
Ictère. — La forme grave de l'ictère donne presque toujours un pouls petit ; et parfois aussi la forme commune, surtout s'il y a douleurs fréquentes au foie ou à l'épigastre.
Aisphyx.ic terminale des maladies. — Lorsque lepouls, d'abord fort et vibrant, se montre de plus en plus petit dans la deuxième période de \3i pleurésie, de la pneumonie et du croup, il annonce à la fois la paralysie du cœur et Yasphyxie progressive.
Gangrène. — Dans la période à' acmé à^uu phlegmon ou d'un érysipèle, le pouls qui change subitement pour devenir très petit et très fréquent^ fait redouter la gangrène de la région malade ou la mort prochaine.
Rechutes. — Lorsque, sur le déclin des maladies aiguës, le pouls conserve sa. petitesse, on doit juger la convalescence imparfaite et prédire une rechute probable, surtout s'il reste de la fréquence en même temps que petitesse.
Fièvres érnptives, Allmmînurie. — Après les fièvres éruptives, si le pouls vesié petit et fréquent, on doit examiner aussitôt les urines au point de vue de la néphrite albumineuse, qui est la complication la plus habituelle.
On observe encore la petitesse du pouls souvent unie à une grande fréquence dans les maladies suivantes :
IScorentérasie. — La scorentérasie est la rétention des matières fécales chez les femmes en couches; ce syndrome peut simuler une péritonite à s'y méprendre, et le médecin devra bien se garder de cette erreur, car on voit cesser tout accident et le pouls reprendre son ampleur dès que les matières fécales ont recouvré leur cours habituel.
Étranglement lierniaîre. — Dans la hernie étranglée, la petitesse du pouls coexiste souvent avec la péritonite, et dans ce cas on ne la voit pas cesser de suite, alors que l'étranglement est levé et que les matières sont évacuées ; c'est là un signe précieux, l'œuvre du chirurgien est terminée, celle du médecin doit continuer, et Vopium à forte dose peut encore souvent guérir.
Péritonite. — Dans la. péritonite, la petitesse du pouls commence presque au début et dure jusqu'à la fin, si l'affection est mortelle ; sa persistance indique la gravité du mal. L'irri-
tation excessive des plexus du grand sympathique explique alors et la fréquence et la petitesse du pouls.