‹ Le circulation et le poulsChapitre 584 sur 669 · POULS OSCILLANT · texte numérisé non relu

POULS OSCILLANT

Définition : — Le pouls oscillant est celui qui tantôt avance, tantôt recule^ suivant ainsi la marche ascendante ou rétrograde du sang dans les vaisseaux.

On observe ce pouls dans quatre circonstances : 1° Circulation uaissantc. — Dans les premiers temps de la formation de l'être^ quand. le cœur encore trop faible ne peut imprimer au sang- un mouvement bien complet, la tonicité vasculaire vient faire concurrence au battement du cœur. A chaque systole, le sang avance ; à chaque diastole, il recule ou s'arrête.

C'est là ce que Spallanzani ' a nommé circulation languissante, mais qu'il faut plus justement nommer circulation naissante.

2° Osciilatious des polycrotismes. — Pendant tout le cours de l'existence, on observe l'oscillation dans les gros troncs vasculaires à chaque pulsation, surtout au voisinage du cœur où l'intermittence de projection est plus accentuée. Au moment de chaque diastole cardiaque, la poussée en avant venant à cesser, un mouvement de recul s'opère dans la colonne sanguine, et l'oscillation se renouvelle jusqu'à ce qu'elle ait trouvé un point d'appui définitif sur les valvules aortiques.

Le pouls oscillant est donc ici représenté par la série des polycrotismes.

3° Oscillation tics pulsations par les collatérales après ligature du tronc. — La ligature d'un tronc artériel amène immédiatement un abaissement de tension dans tout le réseau vasculaire situé au-dessous. Mais la tension s'élève d'une égale quantité dans le reste des vaisseaux, et cette élévation suffit pour dilater les anastomoses et ramener la circulation dans les artères vides,

SONNENBURB ^, après avoir opéré la ligature de l'aorte abdominale sur un chien, vit la pression, mesurée dans la fémorale, s'abaisser de 110 H. G. à 66. Mais, au bout de 5', la pression

' Spallanzam. Op. onin. Expériences sur la circulation languissante. * SoN.NEMiuno. Quelques observât, sur le rétablisse, de la circulât, collatérale après la ligature des artères dans la continuité. (Gentralbl. fûr chir. n° 44. 1876.)

commençait à se relever, et, au bout de ii' 40", les pulsations reparaissaient. Dans les artères les plus éloignées, comme la pédieuse, il a vu la circulation se rétablir ea 3' après la ligature de la fémorale.

DEMME et PIROBOFF avalent signalé que, dans les ligatures, la circulation ne se rétablissait qu'après un retour et une disparition successive des pulsations. Sonnenhiirg n'a pas observé ces alternatives et ces oscillations; nous devons néanmoins les consigner ici pour les observateurs futurs, car elles constituent encore un pouSs d'oscillations k longues périodes.

4° CîrcïBlation languissante. — Quand la vie est sur le point de s'éteSEidrc^ les derniers efforts de la circulation impriment au sang une marche oscillante.

Les phénomènes redeviennent analogues à ceux du début de la formation de l'être ; c'est alors qu'on retrouve la circulation languissante si bien décrite par Spallanzani. On l'observe facilement, comme je l'ai fait avec le docteur Valois, en examinant au microscope la circulation pulmonaire de la grenouille. Le circulus du sang, d'abord continu, ne tarde pas à devenir languissant dès que l'animal s'affaiblit, et l'on voit alors les globules du sang avancer et reculer tour à tour, par oscillations régulières.

En résumé, cet état mérite d'être connu, comme faisant partie de l'être à certains moments de son existence; à ?,on commencement et à sa Jîn; mais il reste à l'état théorique et ne peut avoir jusqu'à présent d'importance bien grande pour la médecine pratique.

POULS PAKADOXAL.

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