‹ Le circulation et le poulsChapitre 591 sur 669 · POULS SERRATIQUE · texte numérisé non relu

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occupent les bords, Je frôlement du courant sanguin détermine un frémissement général qui se communique à tout l'arbre artériel ; c'est ce qu'on nomme le frémissement cataire.

Fig. 4G3. — Rétrécissemeut et insuttisauce mitrale. Pouls r.idial seri'atique.

Pronostic : — Toujours sérieux^ car il indique une période avancée do la maladie organique.

Communications intcr-cardiaqnes, «llagnose : — A.

Lorsque la vibration a son maximum à'intensité à droite du sternum, elle indique l'existence d'une communication du ventricule gauche avec la veine cave ou Y oreillette droite.

B. — Si elle est au contraire plus distincte à gauche, c'est dans Vartère pulmonaire ou dans le ventricule droit que siège l'ouverture.

C. — Enfin, si elle se fait entendre spécialement vers le mamelon et par conséquent vers la pointe du cœur, elle indique une communication entre les deux ventricules et Vabsence plus ou moins complète de la cloison médiane, par arrêt de développement.

Dans les deux premiers cas, le sang veineux non seulement est mêlé au sang rouge, mais il est refoulé dans les veines, il y a cyanose.

Dans le troisième cas, il n'y a que mélange des deux sangs, et la cyanose est nulle ou presque nulle.

Tous ces tracés doivent être pris à la région du cœur, car les vibrations arrivent rarement jusqu'à la radiale.

Fig. 464. — Enfaot de deux iimis. Coiumuiiicaliûus ii;tei'vt-uti'iculuires sans cyauoso. Pouls vibrant. Tracé du cœur.

Rétrécissement aortîque. — On observe le pouls serratique ou le frémissement cataire dans les cas très avancés de rétrécissement aortique ; il indique ordinairement la présence de concré-

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tions calcaires, irrégulières, faisant saillie comme des stalactites dans l'orifice artériel.

Aberrance des tendons du cœur. — Mais il est une autre affection nouvellement connue par les travaux de potain et de SURBLED et qui produit aussi la vibration du pouls, c'est l'aberrance des tendons du cœur. Un tendon destiné à soutenir une des valvules mitrales, au lieu d'adhérer à celle qui siège du même côté que lui, traverse en biais le diamètre de l'orifice pour aller prendre son insertion sur la valvule opposée : dès lors le sang-, dans sa course rapide, fait vibrer cette corde et les vibrations communiquées aux parois du cœur retentissent jusqu'au cardiographe qui les inscrit fidèlement.

Fig. 465. — Tracé du cœur. Aberrance des tendons. Homme de 30 ans.

Mais c'est encore ici un pouls cardiaque; il est bien rare que l'artère radiale en montre les traces.

Rupture des tendons du cœur. — Un autre genre d'aberrance, dont j'ai pu observer un cas, c'est la rupture d'un ou de plusieurs tendons valvulaires. Le tendon flotte dans le liquide, et la valvule elle-même peut être livrée aux mouvements les plus désordonnés. Il en résulte un frémissement général qui se communique aux parois du cœur. Le diagnostic différentiel entre ces différentes affections n'est pas toujours facile. Pourtant la rupture tendineuse se reconnaît sans trop de peine : Pelle se montre toujours à un certain âge et jamais dans la première enfance ; — 2° elle survient subitement à la suite d'un effort violent ; — 3" elle s'accompagne d'accidents cardiaques qui manquent dans la première affection.

h' aberrance proprement dite est une lésion congénitale aussi bien que l'absence de cloison ou la persistance du trou deBotal. Dès lors, le diagnostic, avec ces dernières affections, ne peut s'établir que sur l'absence absolue de cyanose et sur le retentissement plus métallique, plus instrumental des bruits de souffle qui ressemblent au grincement d'une guimbarde quand il s'agit de V aberrance diamétrale d'un tendon

' Surbled. Des tendons aberrants du cœur. Th. P. 1859.

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he pronostic de Vaèerranee congénitale est bien moins grave que celui de la persistance du trou de Botal. Elle laisse vivre le malade sans trop de troubles cardiaques et permet le mariage.

Anévrysnies artérioso- veineux. — Ici, ce n'est plus au cœur, c'est à Y artère, sur le siège même de Vanévrysme et quelquefois aussi sur le trajet de V artère et de la veine que l'on retrouve le pouls vibrant.

Son existence à la suite d'une blessure est un signe pathognomonique; mais souvent il ne dure que peu de jours, et la rétraction des tissus vient diminuer les voies de communication des deux vaisseaux, au point de ne laisser percevoir ni souffle à l'auscultation, ni pouls vibrant au sphygmographe.

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