‹ Le circulation et le poulsChapitre 599 sur 669 · HÈTÉROMOEPHISMB ARTÉRIEL PAR ATROPHIE · texte numérisé non relu

HÈTÉROMOEPHISMB ARTÉRIEL PAR ATROPHIE

Quand un membre ou une partie d'un membre subit une atropbie progressive, soit par suite d'apoplexie ou de sclérose cérébro-spinale, les vaisseaux correspondants diminuent de volume et perdent peu à peu, avec leurs éléments musculaires, toute souplesse ou élasticité.

Aussi pendant la première période, on remarque l'amoindrissement du pouls correspondant. Mais pendant la deuxième période il n'y a plus seulement liétérodynamie, il y a hêteromorphisme, et le pouls change de forme; ses pulsations irrégulières, souvent en plateau, indiquent toute sa rigidité.

Fig. 483. — Hémiplégie, côté malade.

Fig, 484. ~- Hémiplégie, coté sain.

8° hét:éromorphismb tratjmatique.

Il n'est pas que les anévrysmes qui puissent modifier la forme du pouls, surtout aux membres. Une blessure au voisinage de l'artère, — une tumeur placée sur son trajet et qui la comprime; — une 3n'<i?e, — une cicatrice vicieuse, sont autant de causes qui modifient la forme des battements et réduisent parfois la pulsation du côté malade à une simple ondulation uniforme, au lieu du tracé si caractéristique donné par le côté sain.

Fig. 485. — Carotide externe saiue.

Fig. 486. — Carotide externe comprimée par un engorgement glandulaire.

Il pourra même arriver que, dans certaines positions de repos, les muscles étant relâchés, les deux pouls soient semblables, mais que, sous l'inflence de positions actives^ les muscles, en se contractant du côté malade, mettent en jeu la cause de compression, tumeur ou cicatrice, d'où il résulterait un hétéromorphisme intermittent et irrégulier.

Il en est ainsi au cou et à Vaisselle, lorsque des tumeurs ganglionnaires considérables sont placées sous les muscles ; dans le repos, en station bien droite, les deux carotides ou les deux radiales battront de même forme ; mais gi le malade incline le cou du côté opposé à la tumeur, celle-ci, comprimée par les muscles, comprime à son tour l'artère axillaire ou la carotide, et le pouls correspondant perd sa forme, sa grandeur, son rhythme.

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