‹ Le circulation et le poulsChapitre 632 sur 669 · C. IJn dicrotisme fortement accusé · texte numérisé non relu

C. IJn dicrotisme fortement accusé

D. Une propai^ation plus lente de l'onde.

Cet ensemble de phénomènes aux yeux de certains physiologistes signifie :

Force croissante du moteur.

Ulminution croissante des résistances.

Le sang, en effet, passe rapidement des capillaires artériels dans ceux des veines. Dans les poumons^ il prend à peine le temps de s'hématoser. MATHIEU et maujean ont démontré que la diminution de capacité respiratoire pouvait aller à la moitié et même aux deux tiers de l'état normal. Dans les tissus, le sang n'a presque plus le temps d'accomplir la nutrition qui reste incomplète; il passe encore rouge dans les veines; ses calories, au lieu de s'utiliser en formant les composés organiques, imprègnent les organes d'une chaleur insolite, exagéré(>., la chaleur jfébrile, dont les effets désastreux vont alors commencer.

III. Période de sueur. — ■ Mais la réaction opérée sur le cœur, où la circulation s'est ranimée et même exagérée^ ne tarde pas à se faire sentir aussi sur le système nerveux central ; sa circulation, un instant languissante, s'exagère à son tour, et

toutes les fonctions partagent cet état d'exaltation momentanée. liurine devient plus abondante. La salive remplit la bouche.

La sueur surtout couvre le corps entier, et ces diverses sécrétions abaissent rapidement la chaleur animale, exagérée aux stades précédents.

L'équilibre se trouve rétabli, l'organisme est rentré dans l'état physiologique, la crise fébrile est terminée.

Ces explications physiologiques sont séduisantes, mais sontelles bien justes? Dans ce cas, il devrait en être ainsi pour toutes les fièvres, et dès lors on ne voit plus pourquoi dans celle-ci le type est continu pendant 14 joura, dans cette autre pendant 40 jours, etc.; il n'y aurait quhme fièvre et non des fièvres. Il reste dono une inconnue qui appelle encore les travaux persévérants des observateurs pour l'avenir.

indScatlous tbérapcutiqucs : — Elles se tirent naturellement, en dehors de la question des microbes, des moyens que nous possédonspour abréger chaque période du syndrôme fièvre,

L'aBg,-Hdité sera combattue par les médicaments vaso-dilatateurs, mais encore ne pourra-t-on choisir que ceux dont l'action est immédiate et cesse aussi promptement.

Le calorsqiie, en applications locales sous toutes les formes, est principalement indiqué, puis les rubéfiants à rapide action; comme la flagellation^ les si7iapismes, Vexcitateur vital de Baunscheidt.

La période chalcsar sera combattue par les moyens contraires, le f«'oîd intiis et extrà, en sorte que la température du corps soit maintenue au-dessous de 40 degrés.

Dans cette période conviendraient les remèdes mso-constricteurs, mais comme leur action est bien rarement immédiate, il faut, pour en obtenir un bon résultat, les donner assez longtemps d'avance, afin qu'ils puissent développer leur vertu.

Le sulfate de quinine, par exemple, ne développe toute son efficacité qu'au bout de trois heures, d'après BENCE-JONES. On doit donc donner le remède avant la fièvre, ou, si l'on ne peut mieux faire, le donner pendant le frisson, lors même qu'il devait aggraver le frisson et le spasme.

niéilicaments asBiSfébriles. — Tous les médicaments vasoconstricteurs ou anémiants, bjpotkermiques , antiseptiques et antipériodiques, peuvent agir favorablement sur la fièvre, et ils sont

nombreux. Nous ne citerons que les principaux : Aconit, — Antipyrine, — Arnica, — Arsenic, — Atropine, — Berberine, — Belladone^ — Brome et Bromures, — Cédron, — Chamomille, — Cinchonamine, — Cinchonine, — Ergotine, — Gelsemine, — Iode, — Kairine, — Noix vomique, — acide Pkénique, — Quinine, — • Quinquina, — Salicine, — Strychnine, — Talin, — Ve'ratrine, — Veratrum viride.

La période sudorale est ordinairement respectée par le médecin; elle est du reste celle contre laquelle la thérapeutique a le moins de ressources. Ici encore il faudrait agir d'avance ; Vatropine, \a. picrotoxine et la quinine sont les trois remèdes le mieux appropriés pour diminuer l'excès de la sueur.

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