‹ Le citateur (volume 3)Chapitre 4 sur 7 · II. " F · texte numérisé non relu

II. " F

siècle , le prédicateur ^laiilard disait en chaire : O madame , qui faites le plaisir de M. Tévcque ! si vous demandez comment cet enfant de dix ans a eu un bénéfice , on vous répondra que madame sa mère était fort privée de M. Févêque.

Le cordelier Menor disait dans un sermon : Et vous , mesdames , qui faites à M. Févêque le plaisir que vous savez 5 et dites après : OU ! oh ! il fera du bien a mon fils ; ce sera un des mieux pourvus en l'Eglise , etc.

Cette manière de réprimer le scandale, était bien aussi scandaleuse que le scandale même ; mais il y a eu et il y aura toujours scandale d'une espèce ou d\ine autre , parce que Dieu ne peut être représenté que par des hommes , et qu'une tiare , une mitre et un bonnet carré ne sont pas les éteignoirs des passion^. Une

danseuse meurt sans confession; persoiine ne sait comment elle est morte; il n y a pas de scandale : son curé , qui le sait , lui refuse les prières des morts ; et il y a scandale , parce que cîiacun parle j chacun crie tant en prose qu'eu vers. On disait au curé : si les prières sont utiles aux morts , pourquoi les refusez-vous à cette danseuse, en dépit de la charité qui vous l'ordonne ? Si elles ne sont bonnes à rien, pourquoi les vendez-vous aux autres ? pourquoi les faites-vous payer d'avance , ce qui tient un peu des usuriers et des filles ? Pourquoi avez - vous un tarif , tant par cierge , tant pour le drap noir uni j tant pour le drap noir galonné, tant par prêtre, tant par chantre, tant par serpent ? Vous croyez donc que pluson dépense, et plus les prières sont efficaces? Comme c'est traiter les pauvres, que Dieu-Jésus aimait tant !

Ail ! répond le curé, je refuse la sépulture par esprit de ma robe, et j% la vends parce qu'il faut que je vive. Hé , parbleu! lui répliquera -t-on, nous travaillons touSj travaillez aussi : saint Paul et saint Pierre travaillaient de l'aiguille j et saint Pierre et saint Paul vous valaient bien.

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