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LE CULTE DES ANCÈTRES

L'âme de la patrie ne respire pas seulement dans des poitrines qui se gonflent et s’abaissent, elle est palpitante du passe qui l'a conçue et animée, elle s'agite par des actes subis, dont elle recueille « le mouvement et la vie », et qui reluisent en eile pour lui donner un lustre de plus.

Qu'est-ce, en effet, encore que la patrie”? C'est le glorieux patrimoine des actions ancestrales, ce sont des noms gravés sur les colonnes de l’histoire, des

souvenirs qui excitent une noble fierté dans des

cœurs capables de grandes émotions, c'est tout un trésor de faits et de paroles que l’on apprend à ses concitoyens en les proclamant incomparables, comme des enfants qui relisent à voix haute les annales domestiques à un homme assis à leur foyer.

Ne nous parlez pas de ces hommes incomplets qui n'ont pas étudié l'histoire de leur pays: ils soulévent nos épaules de pitié. Bornés par le moment présent, appliqués à la matière dont ils n'ont que le souci, ignorant d'où ils viennent, ils passent comme des inconnus, de ces êtres rejetés par la

de

société, qui cachent une honteuse provenance, nayant sur les lèvres aucun mot qui rappelle de quelle race ils sont issus, encore moins sur le front le louable orgueil de leur nation. prêts à se trahir eux-mêmes en abjurant leurs traditions, leur langue, leurs noms, jusqu'à leur foi, de plain-pied en une terre nouvelle qu'ils ont faite leur, dans l'oubli volontaire de celle qui fut si féconde en gloires.

Hélas !aux États-Unis, et pourquoi ne pas le dire ? au Canada, nous avons vu des nôtres gènés, presque rougissants d'être restés Français, comme d'une lache à laver. Il nous semble qu'ils n'eussent pas ‘lé apostats, que. au contraire, ils eussent été plus lorts, plus courageux, plus fers, que l'assimilation. qui efface tout chez un peuple, eût rencontré plus de résistance de leur part, si l'ignorance de leur passé national n'avait été un épais nuage couvrant le soleil dont brille l'histoire de leurs ascendants.

Nous plaignons ces gens qui n'ont pas conscience de la valeur ancestrale, qui baissent la tête devant l'arrogance d'un concitoyen d'origine étrangère ; ils il la léveraient plutôt, s'ils avaient devant les veux un passé qui leur fait honneur.

Enseignons l'histoire au citoyen. 11 se rehaussera à ses propres yeux, il comprendra mieux la dignité, l'homme, en lui, se sentira plus ; vand de toute la hauteur de ses ancètres, Contemplant leurs vertus héroïques, qui en font « des hommes divins », il Sanimera à leur exemple, comme le premier chrélien se souvenant de ses devanciers dans la sainteté eUle martyre, par cette demande : « Quod isti. cur Mo ego? Ge que tant d'autres ont fait. pourquoi he le forai-je pas ? » I s'attachera davantage au sol

1So L HOMME

de la patrie imprégné d'un sang qui n'est autre que le sien: il aimera son champ inondé et fécondé des sueurs de ses pères, et le défendra parce qu'il leur a coûté cher : il se plaira sous un toit qui à retenti du récit de leurs combats et de leur valeur, et se disposera à en être le résolu continuateur. Non, il ne voudra pas jeic" bas les armes, être déserteur de l'armée dont ils formèreni !+< premiers rangs. Il poursuivra leurs travaux et fera de ieurs rêves des réalités. S'il est entrainé vers des pays étrangers par le courant migralur, puissant de nos jours, il emportera comme un bien inaliénable le trésor des gloires nationales, il les y redira et en recucillera plus de respect et d'estime, parce qu'il vient d'un grand peuple.

Belle et bienfaisante mission est la vôtre, historiens qui burinez en des pages immortelles les actes de la nation, poètes qui les chantez, orateurs qui les publiez, professeurs qui en pénétrez l'ame de la jeunesse, peintres qui les ressuscitez sur la toile, sculpteurs qui les incarnez dans le marbre ou le bronze. sous les traits d'un héros, d'un grand, quelquefois d'un humble qui ne fut grand que dans la postérité.

Quels accents, vrais transports du plus enthousiaste des bardes, sortirent de la bouche de notre poète, après la lecture de notre histoire tracée par Garneau :

O notre Histoire, écrin de perles ignorées,

Je baise avec amour tes pages vénérées !

O registre immortel, poème éblouissant

Que la France écrivit du plus pur de son sang,

Le Draine ininterrompu, bulletins pittoresques, es De hauts faits surhumains récits chevaleresques, ue Annales de géants, archives où l'on voit, iti A chacun des feuillets qui tournent sous le doigt, Resplendir d’un éclat sévère ou sympathique a F Quelque nom de héros ou d'héroïne antique ! e é

Où l’on voit s'embrasser et se donner la main

de Les héros de la veille et ceux du lendemain ; Il Où le glaive et la croix, la charrue et le livre les — Tout ce qui fonde joint à tout ce qni délivre — vs Brillent, vivant trophée où l'on croit voir s'unir il Aux s'aires d'autrefois celles de l'avenir (1)! les ra un Coupables, criminc!s sont les dépréciateurs de ces to- « gloires d'autrefois », ils blessent la patrie dans tes son âme même, C'est elle qui engendré ces héros qui et ces héroïnes, cœurs vaillants ct forts, esprits la d'élite, qui lui inspirérent le “4- docblèrent ses ile, énergies pour la rendre invi.. « épanouirent le toutes ses joies. Îls en état. ‘orgueil dans le ael- triomphe et le relèvement dans Ia défaite : ils en , la éluient les lumières dans les conseils, les bandelettes quand elle saignait, les adoucissements dans ou- les douleurs, l'espérance en des jours meilleurs, la tre résurrection lorsqu'on la croyait abattue, presque par expirante.

Misérables « sans-patrie », ne l'entendez-vous pas vous donner cet avertissement du Seigneur : « Ne touchez pas à mes enfants qui ont été oints de l'huile des héros? » Ne sentez-vous pas sa main maternelle

(1) LOL Feécnervre

arrêter la vôtre prête à semer la destruction et la ruine?

Dans nos visites aux monuments de France, nous avons, à Caen, été saisi de tristesse en entrant sous les voûtes d'une église qui date de 1093, Saint- Nicolas-des-Champs. Le doux style roman y domine, les arc ont des courbes agréables sous des pierres artistement fouillées, les colonnes s'elévent pieusement, et la religion du chœur nous fait regretter l'absence d'un autel. Hélas! nous sommes ici dans un magasin à fourrages, la hache révolutionnaire n'a rien respecté de ce temple sorti de terre presque en même temps que Notre-Dame de Paris. A peu près rien du parquet où se sont agenouillées des générations, des ornements tombés de la vonte, comme des feuilles de l'arbre dépouillé par Fautomne, gisent çà et là, le pied se heurte contre des éclats de fits de colonnes, dont la base, aussi brisée, a répandu de ses fragments sur un sol nu. C'est une ruine encore debout. De vieilles charrettes attendent l'attelage, on y foule la paille et le foin, on y parle à voix haute et grossière.

Il n'y a pas là seulement la profanation du lieu saint où fut offert le divin sacrifice, le mépris de l'art s’y ajoute. Les beautés du culte ont fait place au désordre, et les manifestations du génie, qui se creusaient dans la pierre, n'ont laissé de traces que celles qui sont ineflfaçables. D'un coup, on a voulu renverser le travail de ces géants du msyen âge, ces artisans qui ont parsemé la France 4e monuments, objets d'étonnement pour les voyageurs et d'admiration pour les artistes. La majesté du temple était

top grande pour des pygmées aveugles de colère:

ET LÉ CITCYEN 14}

l'homme, soulevé contre son Créateur qui lui imposait des lois, celles de la vérité et du bien, s'en est pris à la matière élevée à l'apothéose, et a répandu ces ravages pour changer d'allégeance ; le Mal avec toutes ses laideurs règne à la place de Dieu qui est la splendeur de l'ordre.

Telle est l'œuvre des sans-patrie, tel est le montr.ment contre lequel ils dirigent leurs attaques nées de la démence, de l'intérêt ou d'une ‘age salanique.

Est-il édifice plus splendide que celui qui a été bâti par la main de glorieux ancêtres? Ils en ont posé les premières assises : ils furent des fondateurs ; ils en ont dressé les murailles : ils furent des colonisateurs ; ils y appliquérent des contreforts : ils furent des défenseurs contre les envahissements ennemis; ils mirent des chevrons pour appuyer le toit : ils furent des législateurs et donnérent au Pays une constitution ; ils montèrent des colonnes, symboles de leurs victoires; ils ajoutérent des ornements, qui étaient la suprême signification de la civilisation, publiant la science, les beaux-arts et les mœurs policées. L'abside, qui exprimait toute lx profondeur de leurs conceptions, invitait les ouvriers du lendemain à parfaire l'œuvre qu'ils avaient commencée ; et l'autel, où ils annonçaient la présence de Dieu, disait leur dernière volonté que, là où ils créaient, fût un peuple chrétien, Et, sur le frontispice du temple, ils gravaient, non F5 ces mots sonores : Liberté, Égalité, Fraternité, si vides de sens à la façade des cathédrales d'un pays où la liberté n’est que la gène imposée par un gou- Yernement oppresseur, où l'égalité disparait sous le

nombre, esclave d'un pouvoir occulte, où les frères

se disputent avec acharnement ; mais ceux-ci : Le bonheur de tous par le Christ !

Temple sacré que celui de l'histoire. Malheur à ceux qui portent contre lui une main sacrilège ! Malheur aux nations qui en permettent l'écroulement et la ruine! Elles peuvent bien installer au Panthéon quelques génies qui ont jeté un éclat passager et n'ont rien fondé de permanent ; mais, la postérité a besoin de gloires plus solides pour édifier, faire œuvre vivante, malgré les ravages du temps et des hommes, constituer un peuple résistant aux attaques qui viennent du dehors, et renversant., au dedans, les obstacles qui s'opposent, sinon à son existence, du moins à ses progrès, à son avancement, puis honoré de ses voisins de frontitres.

Nous ne saurions expliquer que par la dépravation de l'esprit ou la malice du cœur, ou un aveuglement profond, le nouveau genre d'impiété qui outrage et nie la religion de la patrie. Pour ne citer qu'un exemple, les insultes dont des misérables ont voulu couvrir la plus pure des vierges héroïnes, peuvent-elles monter de sources plus souillées (1)?

Pourtant, frères ennemis, vous allez à l'encontre du sentiment le plus noble des peuples.

Vous voilà à Athènes. Vous demandez un guide. Que fera-t-il tout d'abord”? Il vous conduir« à l'Acropole, où repose l'antiquité. Après avoir remué jusqu'à la plus petite pierre, que vous regardez d'un œil indiflérent, après vous avoir promenés à tra-

(1) O aberration popu'aire ! Le jour même où la France célébrait la fête de Jeanne d'Arc, mai 1910, Thalamas, son insulteur, était élu député à la Chambre française,

vers les marbres qui rappellent les âges d'or de la Grèce, il vous indiquera du doigt, au loin, Salamine, et dans un horizon plus lointain encore, Marathon; et son front s'illuminera du soleil des temps héroïques, comme les soldats de Bonaparte sentant leurs forces redoublées par « le solei! d'Austerlitz ». Ne l'interrogez pas, ne lui demandez pas : après ? Il s'assombrirait : l'après marque des défaites, des hontes, l'esclavage sous le joug ottoman, un trop long temps où la patrie ne fut rien dar: l'histoire. Mais, tout à coup, il se ressaisirait, l'humiliation ferait place à la fierté de la race, iltirerait l'illusion de la restauration nationale de la valeur d'ancêtres dont il a gardé l'idiome.

Si le « delenda est Carthago » ne s'était accompli, comme le dernier des Carthaginois, éloigné de la vieille citadelle, se lèverait au nom d'Annibal!

Les Romains de la Rome moderne n'ont pas le droit de s’exalter comme ceux de la Rome des Scipions, des César, des Cicéron, des Auguste ; ils ne sont plus la République qui fut « la plus grande du monde », ni de l'Empire, qui embrassait les peuples les plus reculés sous sa domination. Cependant, ils sont Romains, quel nom ! et, à cause de cela, ils ne croient pas avoir dégénéré, Le Forum, abaissé sous le niveau de la place qui l'entoure et dont les colonnes, quoique tronquées, tiennent encore debout, l'Arc de Titus à la base enfouie dans la poussière, l: Portique de Constantin dont les inscriptions s'eflacent sous l'action des siècles, le Panthéon qui * enfonce sous le pavé des rues, jusqu'à la légende de Romulus et de Rémus si fidèlement gardée au Capitole, tout leur parle d'une gloire qui ne saurait

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souffrir de comparaison. On y vit du passé : être Romain est un titre qui s'impose au respect des générations présentes et à venir. Ils ne veulent pas mourir, ils rêvent plutôt un relèvement. Peuventils croire qu'un peuple, autrefois si grand, tombe au rang de ceux qui jouent le dernier rôle parmi les puissances du monde ?

Vous escaladez le mont qui surplombe Grenade, la perle d'Andalousie, vous scrutez du regard les merveilles de l'Alhambra, de la terrasse qui la couronne, vous lisez une histoire de héros invincibles. On en ouvre les pages pour vous dire : « On n'est pas un peuple comme les autres. » En Espagne, l'homme d'épée se croit un Cid.

Lorsque Alphonse XIII descend sous les voûtes de l'Escurial, son sang doit se ranimer en face des sarcophages de Charles-Quint et de tant d'autres princes dont il est l'héritier. Si cette nation espaynole, malgré ses épreuves, malgré le désastre de l'Invincible Armada, et, en dernier lieu, la perte de Cuba, ne s'est pas laissé abattre, si elle a gardé foi et espoir en un avenir moins humiliant, n'est-ce pas parce que ses enfants ne sauraient croire à leur déchéance à cause d'une vertu qui naît de leurs pères ?

Guillaume IF, qui ne cherche qu'à consolider sa puissance, s'inspire de l'histoire qui vit, un jour. l'Allemagne le plus grand Empire en Europe. Il n'a pas non plus à remonter bien haut pour avoir confiance en son étoile : 1870 est de date récente. Il sait qu'elle a été allumée par les Hohenzollern, et il la suit d'un pas assuré.

Pauvre et chère France, dont le nom était autrefois le symbole de l'héroïsme invaineu, qui ne s’est pas relevée de la défaite d'il y a quarante ans, qui n'est pas encore consolée — le sera-t-elle jamais? — de la séparation d'avec les provinces-sœurs si cruellement ravies, qui perfectionne ses machines de guerre pour une revanche si tardive, qui se réfugie dans des «ententes cordiales » pour s'appuyer sur quelques bras étrangers! N'oublie-t-elle pas un passé, pourtant glorieux, sous prétexte qu'elle était ulors arriérée? Ne rejette-t-elle pas les traditions qui sont des leçons expérimentales, pour se créer un «esprit nouveau » ?

Quel monument, digne d'un fondateur de peuple, célèbre Clovis, le père de la nation franque ? L'Allemagne possède et vénère le tombeau de Charlemagne (1) : la France fait-elle entendre qu'il créa l'Empire par l'épée de ses braves? On tient dans l'ombre Charles Martel pour faire ressortir nous ne savons quel héros « plus moderne ». Les chevaliers « d'estoc et de taille » ne sont bons que pour la scène, Bayard, Du Guesclin, Dunois, d'Alençon, Seflacent dans la nuit d’un temps à jamais dissipé. Et Lahire, Xaintrailles, qui en parle ? Il n’est question que de marine, l'on arme des flottes considérables pour guerroyer ; les exploits d'un Duquesne, d'un Tourville, d'un Duguay-Trouin, sont presque

(1) A Aix-la-Chapelle,

relégués dans la fable. Le souvenir des Croisades s'en est allé, Oubliés Godefroy de Bouillon. Baudoin, Guy de Lusignan, Renaud de Châtillon, qui fut chanté par Dante. QIL paraît » qu'ils s'illustrérent en Palestine, que les uns furent rois de Jérusalem et d'autres vainqueurs de Saladin et de ses Turcs. Les étrangers se donnent la peine de visiter leurs tombes, vides parce que des barbares en ont dispersé les ossements. comme d'autres barbares, plus tard, firent à Saint-Denis, à respect des ancétres !

Mais, ces preux étaient chrétiens, et c'est à l'appel du Pape qu'ils plantérent sur les murs de Solyme l'étendard de la France ! Bernard était France ; mais il couvrit le sol de tant de monastères ! Louis VIT, Philippe-Auguste, Henri IV, furent « près de leur peuple » ; mais ils étaient rois !

Fait-on mention de Condé, « cet autre Alexandre ». et de Turenne, dont la renommée ne devrait pas, cependant, s'arrêter à nous”? Sont-ils souvent cités à l'étude des hommes d'État Sully et Colbert, ces Re ministres puissants par le génie et les travaux

Quelles figures à charmer le cœur par la pureté et la beauté de leurs traits, par le mâle courage qui les anime et le sourire qui naît d'une mission accomplie pour le bonheur de la nation, que celles de ces femmes qui marquèrent leur passage en France, de vraies Judiths, Esthers, Déboras ! Il est des âmes, hâtons-nous de le dire, et elles sont nombreuses, qui s'émeuvent à les contempler, des àmes qui les vénèrent à l'égal de ces statues de saintes entourées des foules picuses, des àmes chrétiennes

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et francaises qui leur rendent un hommage relivieux.

Hélas ! leur mémoire « souffre contradiction ». La piété à consacré une église à Clotilde, la noble reine, mais celle-ci n'a pas été plus respectée que d'autres dans son inviolabilité (1). Geneviève, qui, par son intercession auprès de Dieu, empècha la dévastation de Paris par Attila, s'est vu les portes du Panthéon fermées (2). Le flot populaire montait Jeanne d'Arc, on salue sa statue à Paris : mais, nous l'avons signalé, des détracteurs ont tendu la main pour lui arracher du front sa couronne de lauriers conquis par des actes qui touchent au surnaturel. Et cette autre Jeanne, auquel nom on à ajouté Hachette, en fait-on ménoire ?

Certes, il serait injuste de reprocher à notre temps de négliger les statues; on en est à la statuomanie. Est-ce l'admission qu'il faut reconnaitre, par le granit ou le bronze, les services rendus à la patrie? Est-ce plutôt un moyen de propagande exhibant sur des socles les créateurs d'idées, les défenseurs d'opinions, les zélateurs de partis? En tous cas, nous demanderions si l’on a en vue de présenter au peuple une figure qui le rehausse, le tire de passions grossières, purifie ses pensées et l'enthousiasme pour de grandes causes (3).

A notre humble opinion, c'est un abus que de

(1) Loi spoliatrice de 1906.

(2) On sait que cet édifice devait être dédié à la Patronne dé Paris. Aujourd'hui, le pornographe Zola oceupe sa place.

(3) Les statues à Paris. Victorien Sardou répétait volonüivrs : Quelle idée d'avoir élevé la statue de Jules Simon place de la Madeleine! C’est enlaidir un des plus jolis cudroilis de Paris ! Et tout ie monde était de son avis.

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