‹ Le citoyen [microforme]Chapitre 30 sur 51 · HEFT LE · texte numérisé non relu

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parmi nous de domination de race, Nous avons appris à respecter el aimer ceux que nous avons jadis combattus et à nous en faire respecter et aimer. Les vieilles inimitiés ont cessé, il n'y a plus «ue Fémulation (1). »

Qu'il y ait émulation dans l'ordre matériel, dans la voie du progrès, de la richesse, du confort, nous l'admettons ; nous suivons le courant du siècle, entraînés que nous sommes par le mouvement américain. Mais, qu'il y ait amour, il est bien difficile d'en convenir. Le distingué premier ministre d'alors fut obligé de tenir ce langage, particulièrement à l'étranger : mais il a dû trop souvent naviguer sur des flots agités et louvoyer dans la conduite de sa barque pour oublier les tempêtes qui l'ont assaillie.

Nous la souhaitons à tous ceux qui sont abrité:

sous la constitution canadienne, cette paix qui résulte du respect du faible comme du puissant, de la minorité comme de la majorité. Les droits de tous, sans exception, étant reconnus et les divisions

cessant, il y aurait espoir d'une patrie une et compacte. [semble que c'est pour nous que le Pontife Léon XII à écrit ces mots : « Une nation n'est vraiment grande et forte, elle ne peut regarder l'avenir avec sécurité que si, dans le respect des droits de tous et la tranquillité des consciences, les volontés s'unissent étroilement pour concourir au bien général (2). »

Oh! si notre voix n'était pas si humble, s'il lui

QG} Au Banquet offert par la Chambre de commerce britunnique de Paris aux premiers ministres coloniaux de l'Empire, le 19 juillet 1Kyz.

) Lettie au Cardinal Richard, de Paris.

ET LE CITOYEN 5 Lin

élait permis de monter aux hauteurs où siégent les chefs de la nation, tel serait notre discours : « Vous avez recueilli un bel héritage, la constitution d'un peuple qui a coûté le travail et épuisé la sagesse lhommes aux grandes vues et aux sublimes des- “eins. Ne la laissez pas violer. Soyez les premiers à observer et les derniers à la changer. Ne la pliez pas aux préjugés de race et de religion. N'en écoutez pas seulement le mot, c'est la lettre qui tue ; mais saisissez-en l'esprit; et l'esprit que lui ont communiqué ses auteurs, c'est l'union des peuples divers de la Confédération dans la liberté, la jus: tice et la jouissance des mêmes biens, dans une famille unique où tous les intérêts se fusionnent et les intimités se rencontrent ; c'est l'effacement de « toute distinction de Juifs et de Grecs », d'Anglais, d'Évossais, d'Irlandais, que d'autres! et de Franvais, pour ne faire de tous que des Canadiens. » Législateurs, si la confiance de vos concitoyens qui vous ont députés au Parlement vous honore, la “harge est lourde, la tâche est pleine de responsabilités. De vous dépend l'existence « d'une nation »! \ous êtes les créateurs des lois : rappelez-vous qu'elles ne doivent ni asservir les esprits, ni peser sur les consciences, qu'elles ne doivent mépriser ni rejeter aucun droit: rappelez-vous qu'elles doivent plutôt justice à tous, sans acception de personnes, de classes et de race. Alors, votre mandat sert à rassembler les pierres éparses et variées pour élever le bel édifice que serait la patrie canadienne.

Notre voix crierait-elle dans le désert ?

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