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LA SUBORDINATION

Que faut-il pour que règne l'ordre dans une société, sinon que chacun soit à sa place ? Telle est sa condition d'existence. Autrement, le lien qui en unit les membres se dissout, et ils deviennent épars, et la division amène la ruine et l'anéantissement.

Voilà pourquoi le citoyen qui a souci de la conservation de la patrie doit être tout d'abord subordonné. Est-il au bas de l'échelle, le dernier de tous. il lui faut se soumettre à ceux qui lui imposent des lois, surtout lorsque, par le système démocratique en vigueur chez nous, il les a librement choisis pour ètre les législateurs et les administrateurs de la

république, Estil au plus haut degré, alors qu'il ne

pousse pas l'ambition jusqu'à croire que l'échelle de Jacob dépasse le firmament et va au-delà du trône de Dieu, ou mieux encore qu'il sache que s'il esUen position si élevée, il ne le doit pas seulement à ses propres talents, d'ailleurs dons du ciel, mais à une autorité suprème qui l'y a placé et dont il nest que le mandataire.

La hiérarchie est établie partout dans l'univers, c'est ce qui en fait la beauté et l'harmonie. Les astres subissent l'influence du soleil, lui-même gra vite autour d'un centre inconnu. Que disons-nous? Dans le sein de la Trinité divine il y a subordination : le Père règne dans les cieux, le Fils « fut envoyé pour ‘tccomplir la volonté de son Père », et le Saint- Esprit remplit sa mission dans les âmes par de sages inspirations. Le royaume de Dieu fut troublé, dans les profondeurs des siècles. parce que Lucifer eUses satellites s'essayèrent dans l'usurpation d'un pouvoir qui ne leur appartenait pas. La révolte ne “est pas renouvelée depuis, et la paix y est inaltérable, N'est-elle pas sublime cette hiérarchie des \nges, si bien décrite par le pape saint Grégoire dans une mémorable homélie (1) ? Tel est le modéle le toute société qui ne veut pas disparaitre,

La loi chrétienne est toute de subordination. Si «Île était observée, il n'y aurait pas motifs à révoluons, les puissants n'abuseraient pas de leur pou- ‘oir et les sujets ne se souléveraient pas. Le res-

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