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sort, qui est cette loi, ferait mouvoir la grande et la petite roue, ce serait la régularité du cadran.
Qu'est-ce qu'elle enscigne aux citoyens? Et quel mouvement leur imprime-t-elle*? Qui ne l'a souvent entendue répéter aux inférieurs ce commandement du Seigneur, la première fois donné à l'origine du monde : « Subjecti estote. soyez soumis »? Et Jésus, qui nous l'a rapportée du ciel, ne l'a-t-il pas annoncée aux Pharisiens étonnés, qui voulaient le prendre dans un piège : « Rendez à César ce qui est à César ? » L'apôtre saint Paul va plus loin, il fait cette menace aux Romains : « Celui qui résiste au pouvoir, résiste à l'ordre de Dieu, il mérite la damnation (1). »
La loi chrétienne sait aussi embellir l'obéissance : elle l'élève de l'état de servitude où elle semble être à des yeux qui considèrent avec chagrin, peut-être avec dépit, leur rnodeste condition, elle répète que, bien comprise, elle n'a rien de vil, rien de méprisable, elle l'érige plutôt en vertu. Ne vous arrètez pas, dit-elle, à l'homme qui commande, quelque indigne qu'il vous paraisse, portez vos regards plus haut, au-dessus de l’homme, voyez « le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs ». C'est devant lui que vous vous courbez en vous inelinant devant le dépositaire de sa puissance. Vous vous grandissez en vous faisant petits. Se diminuent-ils ceux qui forment la cour d'un roi ?
Voilà l'enseignement chrétien. En est-il de meilleur pour mettre chacun à sa place ? Qu'y a-t-il de plus utile à l'État ? Et qu'est-ce qu'un citoyen qui l'observe, sinon « le plus désirable » *?