‹ Le citoyen [microforme]Chapitre 39 sur 51 · CRE · texte numérisé non relu

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de qui ils relèvent et à quelle fin sont leurs délibé. rations.

Alfred le Grand est tout à sa mission, qu'il a reçue du Pape, et « il fait partout respecter le droit et la justice (1) ». Canut Ier se proclame « Empereur de tout le Septentrion par la grâce du Christ, Roi des rois », et il pose sa couronne sur le grand crucifix de la cathédrale, refusant d'en ceindre sa tête. Il rétablit l'impôt connu sous le nom « d'argent de Rome », qu'il appelle le denier de Saint-Pierre, « à la louange et gloire de Dieu ».

Les Édouards ont été célèbres en Angleterre. A peu d'exceptions, ce fut pour le bien. Outre Édouard le Martyr, justement pleuré par son peuple, mentionnons Édouard le Confesseur, qui eut l'honneur de la canonisation. Où puisa-t-il cette douce influence qui rallia Danois et Saxons. et cette bonté qui compatit aux misères de son royaume en allégeant d'impôts les plus pauvres de ses sujets, sinon dans cette persuasion qu'il régnait « de par un Dieu » tout de mansuétude ? Ce fut de pacifique inspiration que le regretté roi dont les mains saisirent les rênes d'un empire troublé par la guerre du Transvaal, choisit le nom d'Édouard.

Voici un autre nom qui ne fut pas moins célèbre : Henri. Beaucoup de bons rois le portèrent, bons parce « qu'ils venaient de Dieu ». Mais, hélas! le pèlerinage que fit Henri IL au tombeau de Thomas Becket n'eflaça pas la tache de sang qui jaillit sur lui des blessures du martyr. Les crim. - .e Henri VIH furent en abomination même au sein de l'Anglica-

(1) Drioux : list. de l'Angleterre, 3x.

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nisme. Il signait « Roi et Pontife » : assurément ce ne fut pas d'autorité divine qu'il donna le scandale de l'adultère, qu'il sac ‘agea églises et monastères, dressa tant d'échafauds, et devint la terreur de son peuple, Disons en tremblant le nom d'Élizabeth, digne fille d'un tel père, une déesse païenne siégeant à la place de Dieu, soulageant le royaume par une lin lamentable,

Le prophète du Seigneur, dont nous avons imaginé l'existence, et qui serait pourtant la conscience du chef de la nation, tirerait de l'histoire de l'Angleterre d'autres sujets de réflexions. Passant par Jacques Ler, le persécuteur de la foi catholique, combien de princes il énumérerait, se divinisant par leur orgueil, provoquant les larmes, arrachant des cris de désespoir, ouvrant les chemins de l'exil, faisant le malheur de leurs sujets.

Nous l'avons vu, les fondateurs des premières colonies américaines assirent leur établissement sur le christianisme. Leurs succès dépendirent de leur grande foi en Dieu, dont ils se considéraient comme les ouvriers. Sans accepter les idées théocratiques de Winthrop, on ne saurait qu'admirer son entreprise, « que le monde a regardée comme prodigieuse (1) ». La plus heureuse de ces colonies fut “ans conteste le Maryland, où régnaient la liberté de conscience et la liberté politique : « le bonheur de la colonie y était enviable ». Ah ! c'est que les trois cents colons. descendants de « l'Arche » et de «la Colombe », plantèrent la croix sur le ri

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G) DE Ceres : Les États-Unis, 45. Le Massachusetts a conervé des lois dont il fut l’auteur.

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