HOMME
Lodge, après avoir parlé des différents mouvements d'immigration européenne qui se sont succédé depuis la fondation de la République américaine, s'est ainsi exprimé : « Plus tard! que tous ces mouvements est arrivée l'immigration des Canadiens- Français, qui est devenue un événement considé- ‘able et très précieux de otre p pulation. » Le mot anglais est plus fort : « ‘l'ich has become a strong and most valuable element. » Uotie « puissance » et cette « valeur » n'en son: pas ai: premier témoignage de la part d'hommes publies en vue aux États- Unis.
ILest doux d'entendre de ia bouche de l'un des nôtres, qui a parcouru un si beau chemin. celte profession de civisme : « Quand la nécessité forca mon père à émigrer, il trouva l'hospitalité danscet État. Ilest mort en aimant les institutions qui lui permirent de faire quelque chose de bon dans ce monde J'ai reçu cet amour comme héritage. Servir l'Etat et la ville où j'ai vécu tant d'années est peur moi un devoir que je suis heureux de remplir. Je désire payer une dette de reconnaissance à mon pays en apportant ma part à son progrès et à son bonheur (1). »
I n'est plus le temps où les Canadiens, cmivrés aux États-Unis pour y tenter fortune, se regardaient comme des exilés. Le succès commence à leur suarire, ils comprennent «qu'ils sont Américains dep :s
(1) M. Aram Pothier, élu #ouverneur du Rhode Island, en 1908, et réélu en 1909, 1910 et 1411 par de fortes major: tés, le premier des nôtres à occuper la plus haute mazistrature d'un Etat. Discours Œu Club républieain de A en socket, 20 octobre 1908,
ments ccédé ‘aine, moulienssidé- * mot rong e»pet nage tats-
des promet État.
rininde Etat moi ‘sir ss en bon-
des générations, dans : sens Le plus large du mot,
et que leur venue en ce pays n'est simplement qu'un mouvement d'Américains tra ve: sant 10 ligne imaginaire d'une partie à l'autre de l'imerique »,
Cependant, quand ils franchirent cette Hgne peuttre moins imaginoire q uwrétenc le sénateur iu Massachu-eits, qui les tint jreu Quand ils se crurest rien qui | dit ils “tai quelque chose? Quant quitté rent at:
qui leur appr.t qu'ils avarent une aut accueillant comine see prop es enfasts d tiquement ils renoncaient re citovei qui leur conseilla de re nat 1Ser » s américains? Qua «d'il ctai ot pi enc ser la livrée de l'eselave juire leur « iguité d «ommes libres en pass lise? Cagn blesse, née du petit noïabre, soumise aux tach plus ardues, les jetait dans ie décou-agement ! les rendait apathiques, qui le. ram +, qui leu -oufila un patriotisme nouveau, ma écess ans la condition où ils «étaient mis ? L'Eg ou: : l'Église. Le clergé fut doublement p: ouble ent apôtre, prêchs Lies devoirs civiq ec les devoirs spi-
els
Le pi ii est pour ui la r pétition du passé. En
t-il ù di au Canada, de plus franco-
né ri tx ? ats-i ais ? Nul n'en doutera en face les œux il om}: :t
Sans p e | Ous néricain, où il rencontre es obstacl ‘esque in tables, où la disper-
a de nos compatriote. e-! si grande dans des + les comsae Chicago et en des plaines à perte de où le milieu ambiant est imprégné de tant
PRES ter ses
débats ant t alain costitsasasnemmonenemeomemmmesan etre men
d'éléments étrangers, où il faut être martyr d'une ‘ause pour conserver distinetes et fortes les diverses nalionalités qui s'y disputent la vie, il a fait dans l'Est un effort suprême, et, en nos quartiers, il semble avoir réussi. Qu'est-ce que l'avenirnous réserve ? Voilà le problème, En tous Cas, il a marché à la suite de son Maitre, qui avait adopté la Judée comme Sa patrie terrestre et la voulait en même temps de l'Église qu'il fondait, Faire des citoyens franco-américains et en même temps des citoyens chrétiens : tel fut le but de son ministère dans la patrie d'adoption, Voilà pourquoi il s'est mis à la peine dans la fondation d'institutions où l'enfant grandit dans le respect des lois divines et humaines et puise à la source du vrai, du pur dévouement.
Parlez, murailles sacrées de l'éducation. Qu'avez- “ous entendu? La parole divine et la parole humaine, toutes deux se confondant dans une mème expression, rendant les même accents, s'appuyant sur les mêmes principes, dressant les âines pour Dieu et la patrie, les Préparant aux grandes manifestations du civisme le plus complet, De votre enceinte est sortie une génération de citoyens, dont l'influence pour le bien public se fera plus sentir dans les temps qui vont suivre, en d'autres à venir mieux formées encore, pétries plus à fond par les enseignements de l'Église. #
Sainte mére des nations chrétiennes, 6 Église du Christ, tu viens du ciel et tu nous veux au ciel ; tu nous mènes à cette patrie qui ne connaît ni troubles ni lin, Quel titre de gloire tu nous promets pour les combats de la vertu, où tu soutiens notre faiblesse, que celui de citoyens dans une Cité « qui ne passe
r d'une iverses t dans il semserve ?
é à la Judée même oyens oyens ans la is à la nfant aines nt, avezarole nème iyVant pour naniotre dont entir ‘enir " les
pas, si différente de celle que nous habitonsici-bas! » Mais, dans les sollicitudes de ton amour maternel. tu n'as rien tant à cœur que le bonheur de tes enfants en ce lieu de passage qu'est la terre. Est-ce un encouragement à ny pas u-faillir dans les épreuves ? Est-ce une consolation dans les tristesses etles larmes”? N'est-ce pas plutôt, ou rn même temps. une anticipation des biens qui nous sont réservés en un autre séjour, une annonce d'une perpétuelle félicité ? N'est-ce pas une figure prophétique du royaume « que nous attendons » où seul Dieu règne. où nous serons ses sujets sans intermédiaires de pouvoir ?
Par le plus doux des dogr'es, tu nous montres, comme exemplaire, la communion des saints, citoyens vivants dans la plus étroite fraternité ; et pour l'établir entre les membres de la société, tout, dans tes actes, depuis ton origine, prédication, liturgie, sacrements, histoire, nous ramène sans cesse à la eharité dans nos rapports mutuels.
Pour nous qui te proclamons la bienfaitrice de l'humanité, aveugles où méchants sont les impies qui t'ostracisent de l'État pour substituer un État sans Dieu ; aveugles les doctrinaires qui, te croyant avare dans tes promesses, te relèguent en un lieu, loin de nous ici-bas, où nous n'irons que plus tard : aveugles aussi les âmes simples qui tranquillement voient passer le siècle et répondent à tes exhortations d'être au travail et à la peine pour le bonheur, quand mème terrestre et fugitif, de leurs concitoyens : « À quoi bon, puisque nous nous en allons”? »
Non, non, ee n'est pas ainsi que tu comprends
l'homme, ce n'est Pas ainsi que tu définis le chrétien. Citoyen de la terre, puisqu'il y a été mis par Dieu ; et citoyen du ciel, puisqu'il y est destiné, voilà ce que tu désires qu'il soit, voilà ce que tu lui enseignes d'être : il doit être l'un et l'autre.
Église, Cité de Dieu, tu es aussi la Cité de l'homme, Comme le Christ fut Dieu et Homme tout ensemble, tu réunis les deux. comprises dans les mêmes remparts. Nous sommes à toi de tout notre esprit pour t'admirer, de tout notre cœur pour t'aimer, de toutes nos facultés pour te servir tout d'abord, pour servir la patrie ensuite, ou plutôt pour servir la Patrie en te servant. Patriotisme et Christianisme, voilà la devise inscrite sur notre drapeau. Quand on aura la compréhension de ces deux mots, ils n'en feront qu'un, et l'on Pu'<era en toi le bonheur des nations. Alors, à divine Église, tu auras accompli ton œuvre : «la restauration du monde dans le Christ (1) ».
Q) Première Encycel. de Pie Se
étien, Dieu ; là ce ignes
mme, mble, èêmes sprit r, de pour ir la sme, und n'en des m pli
s le