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Patria. 15s j
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Au général Francis Pittié.
Pans le lit de la honte oit sa haine fermente, En face des bourreaux hideux et triomphants, Elle se souleva sur la glèbe fumante Et d'un geste héroïque appela ses enfants»
Son soutire attristé fut celui dune amante, Et le mot du pardon sur sa lèvre clémente Fit tressaillir le traître et le lâche tremblants, Humiliés aux pieds des Teutons insolents.
« Mais qui donc me rendra ma couche violée ? »
Nous cria devant eux la grande Mutilée
Dont le sang pur jaillit, bouillonnant sous f effort.
Nous lui jurâmes tous de venger la Patrie,
Et prîmes à témoin le lion de Belfort
Et les crânes blanchis èpars dans la prairie.
156 Patria.
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A Jules Grévy
FRBaiDSNT DB LA REPUBLIQUE PRANÇAI8B
Tu marches vers l'aurore en ta beauté sereine, Grande sous la splendeur immortelle des deux. Ton soleil brille au front de l'avenir joyeux, Et les peuples ravis chantent : « Cest notre Reine ! »
Vers ton char triomphal ta gloire les entraîne, Et les quadriges d'or des rois fiers et pieux Ressemblent sur tes pas au cortège des dieux ; Tu courbes les tyrans sous ta main souveraine.
Tenant son glaive en feu, la vierge Liberté, Dans un rayonnement de paix et de clarté.
Couronne tes enfants des fleurs de V espérance.
On entend dans ton ciel V alléluia sans fin
Du progrès rajeuni sous le souffle divin.
Et je sens ton grand cœur battre d'amour, ô France/
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Patria.
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1UT arseillaise, hymne ardent qui de foinous enflammes, J Prière des soldais qui ne sont pas tombés, Tandis qu'aux pieds des rois les peuples sont courbés,. Toi, comme un vent divin, tu relèves les âmes.
Ton grand souffle vengeur va dénouer les drames ; O ut dis par les tyrans à leur crime occupés; Tu grondes, ouragan, sur les trônes sapés ; Tes clairons sont la foudre et tes cris sont des lames.
Et que vienne, insolent, nous braver V ennemi ; Dans notre deuil d'hier non encore endormi! ! Que vienne V Allemand t' outrager, Ô ma France I
Alors, hymne des forts, colère des héros, <On verra les lions terrassant les taureaux, .Comme aux jours de Valmy, rugir, ô délivrance!
Patria.
P ville des lions qu acclame V avenir, Nous t avons dû F honneur, nous te devrons la gloire ! Notre vertu sera désormais ta mémoire :
Nous grandirons nos cœurs avec ton souvenir.
Toi qui sus nous garder, nous saurons te bénir. Tu restes la clarté dans la tempête noire.
Ton drapeau nous va ut mieux qu'un long chant de victoire : Etant fait d'héroïsme, il ne peut se ternir.
Tu dresses dans Vassur tafière citadelle, Comme un puissant athlète, en son repos fidèle, Montre aux passants ses bras labourés de sillons.
En tes murs bat le cœur de la France meurtrie. Nos fils savent ton nom, rempart de la Patrie, Et le monde {admire, ô ville des lions !
Mfc-
Patria. 159
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fouR /a deuxième fois, depuis Père héroïque Des paysans-soldats, F étranger orgueilleux Et brutal envahit la terre des aïeux!
Pour la deuxième fois, dans un duel stoîque,
La France terrassée arrache sa tunique, O honte! et tombe aux pieds du vainqueur odieux! Pour la deuxième fois la nuit se fait aux deux, Emportant notre gloire en la sombre panique!
Le lâche avec le traître ont livré le Titan!
Napoléon se rend et Bazaine s'empresse,
En vendant Met», de plaire à l'homme de Sedan.
Mais Denfert, ce vaillant, garde sa forteresse. Salut à toi t héros! L'âme d'un seul lutteur Suffit pour empêcher F éclipse de l'honneur!
Patria.