‹ Le clef des grands mystèresChapitre 115 sur 123 · LE PURGATOIRE DE SAINT- PATRICK. AS · texte numérisé non relu

LE PURGATOIRE DE SAINT- PATRICK. AS

bloit pour vrai qu'ils attendissent la mort tant trembloient durement, et adonc lui dist ung deable, tu t'(^mervcilles pour quoy ce peuple cy a si grant paour et quil atanst, mais se ne te veult retorner tu le sauras tantost. A peine avoit le deable dit ce mot, que soubdainement tout a cop ung estorbillon de vent leva et ravi et lui et les deables, et si les getta en ung fleuve froit et puant moult loing de celle inontaingne, la plouroient et se complaignoient moult amèrement, car ils mouroient de froit de paour et de puour, et quant ils sViïorcoient de issir hors, les deables les replungeoient dedans, mai le chevalier si appela le nom de nostre Seigneur, et adonc fut tantost délivré de cestormens.

» Les deables derechief se retrainerent vers le chevalier, et le menèrent vers orient, et il regarda devant lui, si vit une tlamme toute noin^ et toute puante aussi dun golTre denfer, aussi comme se ce feust de souffre toute puante, et celle flambe se commancoit a monter se lui estoit advis, et si v esloient ile*^ hommes et fennnes de divers aages tous nus ardens qui vouloient en lair aussi comme se ce feussent estancelles, et (|uant la flambe se rabaissoit elle les flatissoit dessoubs le feu, ainsi quils vindreht près, il sembla au chevalier que c^stoit ung puis dont la flambe sailloit,* et adone* les deables lui distrent, ce puis que tu vois, cest l'entrée du goffre denfer, or vois tu bien ry est nostre hahitacle, et pour ce que tu nous as si bien suivi jusfpies maintenant, tu y demourras toujours avec nous, car cest le loier de ceulx qui nous servent, et sachets de vray, que se tu y entres tu perdms et œrps et ame, mais se tu nous veulx croirre comme

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