‹ Le clef des grands mystèresChapitre 16 sur 123 · LE NOMBRE ONZE · texte numérisé non relu

LE NOMBRE ONZE

Le onze est le nombre de la force; c'est celui ib et du martyre.

Tout homme qui meurt pour une idée est

SOLUTION DU ^RBlilEfl t»IIOBLÈMG. &5

car (;hez lui les aspirations de l*esprit ont triomphé des frayeurs de I animal.

Tout homme qui tombe à la guerre est un martyr, (*ar il meurt pour les autres.

Tout homme (jui meurt de misère est un martyr, car il est comme un soldat fra|>|H^ dans la bataille de la vie.

Ceux qui meurent pour le droit sont aussi saints dans leur sarrifice ({ue les victimes du devoir, et dans les grandes luttes de la révolution contre le [)ouvoir, les martyrs lon^baient égaleuienl des deux côtés.

Le droit élant la racine du devoir, notre devoir est de défendre nos droits.

Ou'es(ce qinW crime? C/est Texagération d'un droit. Le meurtre et le vol sont des négations de la société ; c'est le despotisme isolé d'un individu qui usur|)e la royauté et fait la guerre à ses risques et périls.

Le crime doit être réprimé sans doule, et la société doit se défendre; mais qui donc est assez juste, assez grand, assez pur, pour avoir la prétention de punir ?

Paix donc à (ons com\ (pii tombent à la guerre, même à la guérite illcgiliuu* ; car ils ont joué leur fétc et ils Font {lerdue, et quand ils ont paye que pouvon.'^-nous réchnner eruîore !

Htmneur à .tous ceux (pii combattent bravement et loyalement ! Honte seulement aux traîtres et aux laclirs !

Ij^ Christ est mort entre deux voleurs, et il en a cmmeiip 1)11 avec lui au iicl K Le mvitiiUN' 4chcIi^u\ i*^I |Ntiir Im luItcuDê^, ci an refn*- ^orte lie yht furi*»

&d MTSTÈRtS HELIGtEUÏ.

Dieu donne Ba toute-puissance à Tamour. [1 aime i triompher de la haine, mais il vomit la tiédeur.

Le devoir c'est de vivre, ne fût-ce qu'un instant!

Il est beau d'avoir régné un jour, une heure même! quand ee serait sous l'épée de Damoclàs ou sur le bûcher de Sardanapale !

Mais il est plus beau d'avoir vu ù ses pieds toutes les couronnes du monde, et d'avoir dit : Je serai le roi des pauvres et mon trône sera sur le Calvaire.

Il y a un homme plus fort que celui qui tue, c'est celui qui meurt pour sauver.

Il n'y a pas de crimes isolés ni d'expiations solitaires.

Il n'y a pas de vertus personnelles ni de dévouements perdus. V^ '

Quiconque n'est pas irréprochable est complice de tout mal, et quiconque n'est pas absolument pervers peut parliciper ^ tout bien.

(^est |»our cela qu'un supplice est toujours une expiation humanitaire, et que toute tote qu'on ramasse sous un écliafaud peut être saluée et honorée comme la tête d'un martyr.

(Vest pour cela aussi que le plus noble et le plus saint des martyrs pouvait, en rentrant dans sa conscience, se trouver digne de la peine qu'il allait endurer et dire, en saluant le glaive prêt à le fra[)per : Que justice soit faite!

Pures victimes des catacombes de Rome, juifs et protestants massacrés par d'indignes chrétiens,

Prêtres de l'Abbaye et des Carmes, guillotinés de la, terreur, royalistes égorgés, révolutionnaires sacrifiés à votre tour, soldats de nos grandes armées qui avez semé

VOS ossements aulmir du moiHit\ >(HIs tous (|iii <M<>s n^^rf^ à la peine, travailleurs» hifteiirs^ oseiirs de tiniU>s s^^iit'ïi, bnives enfants de Pn>n)élluV qui n avez eu |hmu* ni do h foudre ni du vaulour, tlbnneurà vas <vndre8di8)K^rKik^s! pix et vénération à vas mémoiiTs ! vouh (Hm leA ht^ro» du progrès, les martyrs de riuunanité !

LB NOMBRR DOUKR.

Le 12 est le nombre (»ycli(|uc; c'est celui du «ynihule universel.

Voiei une tradu(*tion en vers technifjueH du «ymlNjle magique et catholi(iue. sans restrietiori :

Je crois en un seid Dieu IrHif-puissant, notre père, Éternel créateur du ciel et de la terre.

Je rrois au Roi sauveur, chef de l'hurnanité, KiU, parole et splendeur de la Ihvinité.

IW^ rérern^-l amour « oncepfion vivanfe, lM>inité vi-iMf ff lumière ^li'i^^arhr.

I)»'^ir:- par '.f rauiiiie. -n ■«.•:f -rrûp*^, ••?» 'dm lifu. M.ii- '|Mi !i ••>? [u- '.:'. f>''''i '«-pin;/»' '!.• [j*.-:,.

|)f>teînlii j^:nTni .nn^ * ».:' <i *i:»: Il .1 ^nrîllie ;» .'emuii* .un*- >.i <.•]'•

i^8 MYStÊRES tlELldlEUÏ.

C'était rhomme céleste, un homme sage et doux. Il est né pour souffrir et mourir comme nous.

Proscrit par l'ignorance, accuiSé par l'envie, Il est mort sur la croix pour nous rendre la vie.

Tous ceux qui le prendront pour guide et pour appui Peuvent, par sa doctrine, être Dieu comme lui.

Il est ressuscité pour régner sur les âges; Il doit de rignorance abaisser les nuages.

Ses préceptes, un jour mieux connus et plus forts, Seront le jugement des vivants et des morts.

le.cnris en l'Esprit-Saint, dont les seuls interprètes Sont Tesprit et le cœur des saints et des prophètes.

C'est un souffle de vie et de fécondité, Qui procès du Père et de l'humanité.

Je crois à la famille unique et toujours sainte Des justes que le ciel réunit dans sa crainte.

Je crois en l'unité du symbole, du lieu,

Du pontife et du culte en l'honneur d'un seul Dieu.

Je crois qu'en nous changeant la mort nous renouvelie, Et qu'on nous comme en Dieu la vie est éternelle.

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