RÉSIMÉ DE LA PREMIÈRE PARTIE
LA SCIENCE
Cette idée est belle, mais c'est une utopie. La foi me dira des absurdités, et je voudrai marcher sans elle.
LA FOI
Qu'appelles-tu des absurdités ?
LA SCIENCE
J'ap[KîIIe absurdités des propositions contraires à mes démonstrations, comme, par exem|>le,(|uc trois font un, r|iran Dieu s'est fait homme, c'est-à-dire que l'infini s'est fait fini. Que rÉternel est mort, (|ue Dieu a puni son fils innocent du péché des hommes cou()ablcs...
LA FOI
N'en dis pas davantage. Émises par loi, ces propositions sont en effet des absurdités. Sais-tu ce que <î'est que le nombre en Dieu, toi qui ne connais pas Dieu? Peux-tu raisonner sur les opérations de Tinconnu, |)euxtu compn^ndre les mystères de la charité? Je dois toujours être absurde pour toi, (\ir, si lu les comprenais, mes iflirmalions seraient absorbées par les théorèmes; je serais toi, et tu serais moi, pour mieux dire, je n'existerais [ihis, et la raison, en présence de l'infini, s'arrêterait oujours aveuglée par tes doutes aussi infinis que l'espace.
LA SCIENCE
Au moins n'usurpe jamais mon autorité , ne me lonne pas de démentis dans mes domaines.
10& MYSTÈRES RRHIGIEUX.
ont passé en faisant li* bien ? Qui donc a fondé des asiles pour les orphelins et les vieillards, des hospices pour les malades, des retraites pour le repentir? Ces institutions aussi glorieuses qu'elles sont modestes sont les œuvres réelles dont se remplissent les annales de l'Église; les guerres de religion et les supplices des sectaires appartiennent à la politique des siècles barbares. Les sectaires d'ailleurs étaierit eux-mêmes des meurtriers. Avez-vous oublié le bûcher de Michel Servet et le massacre de nos prêtres renouvelé encore au nom de riunnanité et de la raison par les révolutionnaires ennemis de l'inquisition et de la Saint-Barlhélcmy ? Toujours les hommes sont cruels, mais c'est quand ils oublient la religion qui bénit et qui pardonne.
LA SCIENCE
0 foi! i)ardonne-moi donc si je ne puis croire, mais je sais maintenant pourquoi tu es croyante. Je respecte tes espérances et je partage tes désirs. Mais c'est en cherchant que je trouve et il faut que je doute pour chercher.
LA RAISON
Travaille donc et cherche, ô science, mais respooteles oracles de la foi. Loi'sque ton doute laissera une lacune dans l'enseignement universel, permets à la foi de la remplir. Marchez distinguées Tune de l'autre, nwÎ8 appuyées Tune sur l'autre et vous ne vous égarerei jamais.